(Contact via Courriel),
Il y a quelques mois, Benoît Dutrizac me posait des questions sur cette apparente et étrange recrudescence d’activité séismique qui semblait affliger sa Planète. Il m’a ensuite habilement amené sur le terrain glissant du réchauffement climatique. Je l’ai d’abord cru sincère, mais suite à l’entrevue que lui a accordée ensuite Joanne Marcotte sur le même sujet, laquelle a défendu courageusement son opinion, je pense que Dutrizac n’a pas été sincère et s’est moqué de moi. Myriam Ségal a aussi brillamment remis à l’heure juste les pendules de deux animateurs du FM93 qui retardaient sérieusement en matière climatique.
Mon entrevue avec Dutrizac, suivie de celle de Joanne Marcotte et enfin celle de Myriam Ségal avec Hugo Langlois.

« shit ». Comme un bébé qui apprend à parler, ils viennent tout juste d’en apprendre un nouveau, géologique celui-là, qu’ils comprennent encore mal et qui y ressemble pourtant beaucoup: « schiste ». Il ne désigne cependant pas le même …. matériau. Mais il y a un problème: ce mot est inapproprié pour désigner l’objet. Il faut parler de « shale » (prononcer chéle), donc de « gaz de shale » (« shale gas » en anglais) et non de « gaz de schiste ». Le mot « shale » est un mot anglais consacré aussi dans le vocabulaire géologique officiel canadien français et il désigne une roche sédimentaire qui s’est formée par la sédimentation d’argiles. Si on comprime et chauffe suffisamment ce shale pendant des millions d’années, on obtient alors le schiste, une roche métamorphique, plus dure et plus feuilletée que le shale, aussi appelée « ardoise » dans le vocabulaire familier et vu le métamorphisme qu’on lui a fait subir, elle ne peut contenir aucun gaz ni pétrole. Voilà pour la leçon de sémantique géologique qui devrait satisfaire ceux qui aiment bien qu’on distingue les manchots des pingouins.