Le gaz de shale

Publié: 2 septembre 2010 dans Uncategorized
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Par Reynald Du Berger,

Les Québécois connaissent déjà le gros mot « shit ». Comme un bébé qui apprend à parler, ils viennent tout juste d’en apprendre un nouveau, géologique celui-là, qu’ils comprennent encore mal et qui y ressemble pourtant beaucoup: « schiste ». Il ne désigne cependant pas le même …. matériau. Mais il y a un problème: ce mot est inapproprié pour désigner l’objet. Il faut parler de « shale » (prononcer chéle), donc de « gaz de shale » (« shale gas » en anglais) et non de « gaz de schiste ». Le mot « shale » est un mot anglais consacré aussi dans le vocabulaire géologique officiel canadien français et il désigne une roche sédimentaire qui s’est formée par la sédimentation d’argiles. Si on comprime et chauffe suffisamment ce shale pendant des millions d’années, on obtient alors le schiste, une roche métamorphique, plus dure et plus feuilletée que le shale, aussi appelée « ardoise » dans le vocabulaire familier et vu le métamorphisme qu’on lui a fait subir, elle ne peut contenir aucun gaz ni pétrole. Voilà pour la leçon de sémantique géologique qui devrait satisfaire ceux qui aiment bien qu’on distingue les manchots des pingouins.

Au moment de leur diagénèse, ces argiles qui se transforment lentement en shales contiennent souvent de la matière organique (5% à 15% suffisent) , laquelle pourra, en autant qu’on en lui laisse le temps et qu’on la soumette aux températures et pressions suffisantes, se transformer en gaz naturel et en pétrole. C’est ce dont on parle avec effervescence au Québec depuis quelques jours. On en parle avec alarmisme et en voulant faire peur selon qu’on est porte-parole de la Société québécoise pour vaincre ceci ou de l’Association québécoise pour la protection de cela ou au contraire avec enthousiasme et espoir en voulant informer ses concitoyens sur les aspects technologiques et économiques de la question comme le fait depuis quelques jours M. André Caillé, le Grand chevalier du gaz de shale.

On se demande souvent « à qui ça profite? » Le discours largement médiatisé des écolos ne peut que leur rapporter les quelques millions de dollars nécessaires pour maintenir leurs jobs de biologistes ou diplômés de sciences sociales (ou religieuses) autrement en chômage (ainsi que leurs bateaux et hélicoptères pour Greenpeace et laboratoires boréaux pour certains collègues de l’UQAC) , tandis que celui des promoteurs peut bien sûr leur rapporter des millions mais aussi des milliards de dollars aux concitoyens qu’ils tentent de convaincre du bien fondé de leur projet.

Contrairement à l’image propagée par les groupes de pression environnementaux, les promoteurs de tels projets sont conscients des risques inhérents et sont équipés pour mettre en oeuvre les interventions afin de les minimiser. Ces technologies d’intervention en cas d’accidents environnementaux existent, ont été testées et peuvent être mises en oeuvre rapidement. Mais ça ne protège jamais à 100%, comme le déplorable incident pétrolier du Golfe du Mexique nous l’a rappelé. Il est cependant nécessaire d’évaluer ces risques rigoureusement et sans parti-pris, puis ensuite les soupeser contre les avantages socio-économiques que le Québec retirera de l’exploitation de ce gaz de shale. Selon M. Caillé, cela se mesure en dizaines de milliards de dollars et en milliers d’emplois sur plusieurs décennies.

Comme je l’ai souligné en entrevue sur une radio saguenéenne, tout projet d’exploitation minière, gazière ou pétrolière comporte aussi des risques environnementaux qu’on doit évaluer. Le BAPE ne s’est intéressé jusqu’à maintenant qu’aux conséquences environnementales des interventions humaines. On ne retourne jamais la médaille. Ce BAPE pourrait devenir désormais le BAPEE, Bureau d’audiences publiques sur l’économie et l’environnement et ses audiences inviteraient à témoigner à la fois des biologistes pour continuer d’agiter vigoureusement leurs traditionnels épouvantails écologiques mais le plus souvent écologistes auxquels nos sommes tous habitués, mais aussi des géologues, des ingénieurs et des économistes aux discours desquels les tribunes médiatiques ne nous ont pas habituées et ne se sont presque jamais faites l’écho, pour expliquer aux Québécois, du moins à ceux qui veulent voir les deux côtés de la médaille :

1- la science et la technologie sur laquelle repose le projet ainsi que celle derrière les mesures de mitigation en cas de problèmes ou d’accidents

2- les conséquences sociales et économiques pour le Québec à ne pas mettre en oeuvre le projet

C’est ce revers de médaille qu’on commence à entrevoir grâce aux percées médiatiques d’André Caillé. Peut-être un jour, grâce à ses shales bitumineux, le Québec remboursera-t-il enfin avec dignité la Société de St Vincent de Paul de l’Alberta qui l’aura si longtemps logé et nourri grâce à ses sables bitumineux. On peut rêver.

P.S. Suite au séisme du Saguenay du 25 novembre 1988, j’ai participé à plusieurs conférences scientifiques au Québec et ailleurs sur ce tremblement de terre aussi important qu’inusité pour la communauté scientifique. Une de ces conférences s’est tenue à Buffalo N.Y. en 1989. Parmi les intervenants, un géologue américain y a présenté des photos de fontaines de boue qui giclaient jusqu’au faîte des arbres et qui ont commencé à jaillir du sol sur la propriété d’un fermier à quelque 50 km au nord de New York, au lendemain du séisme du Saguenay. Le fermier a eu la brillante idée de coucher un vieux frigidaire contre le sol, la porte ouverte, et y a connecté un boyau pour canaliser ce précieux gaz naturel jusqu’à sa maison, qu’il a pu chauffer ainsi tout l’hiver avec ce gaz providentiel. Il a donc pu se réchauffer grâce à un tremblement de terre qui a probablement ré-activé une ancienne faille libérant ainsi ce gaz naturel.

J’ai fait ensuite un rapprochement entre ce témoignage moderne et celui ancien de Marie-de-l’Incarnation, demeuré longtemps mystérieux, laquelle décrivait des fontaines de boue s’élevant dans les airs « jusqu’au sommet des arbres » et retombant sur les bateaux ancrés sur le Saint-Laurent devant Québec, au moment du grand tremblement de terre qui a secoué la Colonie en 1663. Les Ursulines venaient de découvrir leur premier gisement de gaz naturel… qu’elles n’ont jamais exploité.

Faudra-il attendre le prochain tremblement de terre pour profiter collectivement de cette richesse qui dort sous nos pieds depuis des millions d’années?

commentaires
  1. Bernard dit :

    Alors voila pourquoi je ne lis plus La Presse (entre autres) et que je fréquente les blogs comme celui-ci.

    Punkt!

  2. Carl Dumas dit :

    Il semblerait que ces gaz se soient rendu dans les nappes phréatiques aux États-Unis, je connais pas les détails mais dans ce cas-ci les interrogations semblent justifiées. C’est ce que l’audience servira à déterminer, en espérant qu’elle soit impartiale.

  3. Reynald Du Berger dit :

    Vous faites sans doute allusion à l’incident de EOG Resources en juin dernier en Pennsylvanie. On a perdu temporairement le contrôle d’un puits, mais il a pu être colmaté au bout d’une quinzaine d’heures. L’impact sur la nappe phréatique a été mineur car on a pu canaliser l’eau ainsi polluée. On en a quand même tiré des leçons ainsi que des procédures d’intervention si jamais ce genre d’accident imprévisible survenait de nouveau. Les risques environnementaux inhérents à ce genre d’exploitation ne sont donc jamais nuls et doivent cependant toujours être mis dans la balance avec les énormes bénéfices économiques qu’on en retire.

  4. Oh! Sacrilege …il ne faut pas se servir d’un mot anglais au Québec « shale ». Nous perderions toute notre culture, notre identité, notre langue…si fragile est elle.

  5. Marcel dit :

    Amusant et ça voulait imposer le fait que manchot et pingouin c’était la même chose.

    • Reynald Du Berger dit :

      Qui a dit ça? sûrement pas moi! J’ai simplement souligné que le fait de parler de pingouins en Afrique du Sud n’altérait en rien la valeur du propos de mon co-blogueur et que dans les circonstances, insister pour faire cette distinction était de l’enculage de mouches. Tandis qu’ici il s’agit d’un sujet d’abord géologique avant d’être économique et politique et il est nécessaire d’utiliser le vocabulaire correct. L’utilisation abusive du mot schiste crée de la confusion et illustre bien le fait que la géologie comme matière scientifique n’est pas enseignée dans les écoles québécoises.

      • Luc Chartrand dit :

        Allons, allons, Reynald. Est-ce qu’il y a du gaz de schiste métamorphique ? Non, pas plus que de pingouins en Afrique du Sud ?

        Bien, alors, il n’y a pas de confusion…

        Car votre «gaz de shale» n’est qu’un «gaz de schiste argileux», il est tout à fait légitime d’omettre l’«argileux» dans un contexte économique s’il n’y a pas de confusion possible.

      • Reynald Du Berger dit :

        « il est tout à fait légitime d’omettre l’«argileux» dans un contexte économique »… oui, dans un contexte économique, mais acceptez le fait qu’avant d’aborder la question dans un contexte « économique » il faut s’instruire du contexte de base, celui scientifique, géologique, lequel ne tolère pas les abus de langage et confusions de vocabulaire. À ma connaissance, seules quelques rares vieilles raclures géologiques et géographiques au Québec et en France s’obstinent encore à parler de « schistes argileux ». Comment voulez-vous que le citoyen prenne au sérieux des ingénieurs et géologues qui veulent le convaincre du sérieux et de la rigueur d’un projet si le vocabulaire scientifique qu’ils utilisent n’est pas rigoureux? Un chat est un chat, un pingouin peut être manchot dans un contexte politique mais un shale n’est absolument pas un schiste dans un contexte d’exploration et de mise en valeur d’un gisement. J’admets cependant que le mal est fait et que l’expression gaz de schiste est malheureusement désormais consacrée. C’est ça le Québec!

    • Bernard dit :

      @Marcel

      Cheap shot

  6. Luc Chartrand dit :

    Un schiste est une roche qui a pour particularité d’avoir un aspect feuilleté, et de se débiter en plaques fines ou « feuillet rocheux ». On dit qu’elle présente une schistosité. Il peut s’agir d’une roche sédimentaire argileuse, ou bien d’une roche métamorphique. Quand celle-ci est uniquement sédimentaire, les géologues canadiens préfèrent utiliser le terme « shale » (schiste argileux)

    http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra&i=1&index=ent&srchtxt=shale&where=vpen_xstandard%3D'shale'&dom=SDH&comencdomnsubj.x=12&comencdomnsubj.y=15

    • Reynald Du Berger dit :

      Merci pour votre commentaire et votre référence à Termium. Quand j’étais étudiant à Laval, on nous parlait de « schiste argileux » pour désigner le shale (roche sédimentaire) , ce qui créait une confusion. Une roche ne peut être à la fois sédimentaire et métamorphique. La schistosité se développe par métamorphisme. Un shale métamorphisé devient donc un schiste, c’est la fameuse ardoise dont on recouvre les toits de châteaux en Europe. Dans toutes les facultés de géologie du Québec, on parle de shale et non pas de schiste pour désigner cette roche qui contient ce gaz qui suscite tant de controverse. En 1966, en compagnie de René Bureau, j’ai exploré les minéraux du Cap Diamant où les shales bitumineux sont abondants. J’y ai trouvé de magnifiques et gros cristaux de quartz (à l’origine du nom du Cap) qui contenaient des inclusions de pétrole de basse température ainsi que des grains d’anthraxolite (charbon bitumineux). À une époque, on a même chauffé des forges à Québec avec ce charbon. Une de ces mines partait de la cave d’un habitant et aboutissait sous le Château St Louis. On en a cessé l’exploitation de peur d’altérer les fondations du Château. Si la géologie vous intéresse, vous pouvez aller explorer le Cap Diamant et casser un morceau de ces shales, vous allez sentir une odeur de pétrole non équivoque.

  7. waried dit :

    À voir les réactions avec les pouces à la fin de votre billet et d’un de vos commentaires, M. Du Berger, on dirait bien que c’est encore très tabou de parler de développement économique énorme au prix d’un risque, aussi minime soit-il, d’un problème environnemental. Les gens veulent revenir au temps où une voiture était un gros luxe et où un téléphone cellulaire était utilisé seulement par les CEO ou quoi???

    Oui, il faut s’assurer de minimiser les risques au maximum, selon nos connaissances, mais de là à bloquer tout développement économique au nom de l’environnement c’est vouloir revenir à l’âge des cavernes…

    • Reynald Du Berger dit :

      Je constate comme vous une abondance de pouces négatifs sur ce billet. Je propose à toutes ces personnes négatives, hostiles aux progrès technologiques et qui ont fait de l’écologisme une doctrine, voire une raison de vivre, de se réunir dans un immense enclos qu’on construira spécialement pour eux en Gaspésie et je les invite à y vivre sincèrement et totalement en harmonie avec leurs convictions écologistes. Ils seront donc tous nus, après l’écotourisme, je propose l’éconudisme (les vêtements modernes sont issus de transformations chimiques et d’opérations polluantes) ils ne seront même pas vêtus de peaux de bêtes car ils sont contre la chasse. Pas d’automobile, aucun moyen de télécommunication, pas de télé, et, supplice extrême de cet écoenfer, pas d’ordinateur, pas d’internet, donc impossible pour eux d’aller polluer les blogues avec leur propagande gauchiste. Pas de feu non plus car il faut couper des arbres pour ça. Laissons-les donc vivre comme ça et macérer dans leur écologisme quelques jours… je vous parie qu’ils ne tiendront pas longtemps à leurs croyances et convictions, que leurs pouces vont se redresser en choeur au bout de quelques heures seulement.

  8. papajohn dit :

    ah fuck j’au du dormir 5ans car a mon réveil ce matin plus aucune trace de cette grosse, super , hyper, méga-gigantesque catastrophe écologique du puit de pétrole!ah ok Duceppe est parti en tourné avec notre cash promouvoir la séparation !!!

  9. Tout d’abord, félicitation pour votre article, encore une fois, j’aime votre approche environnement-sociaux-économique dans votre traitement du sujet; vous traiter non pas des deux côtés, mais des trois côté de la médaille! CHAPEAU! Sans dire votre pédagogie par rapport au mot ‘shale’ de quoi faire rougir nos journaliste…! A cat is a cat!

  10. Isabelle Robillard dit :

    Bravo!!

    Vous êtes la preuve vivante que les journalistes écrivent plus souvent qu’autrement de la…bullshiste.😉

    Je ne sais pas dans les autres domaines, mais il est vrai qu’en géologie, la terminologie est diablement compliquée.

    • Reynald Du Berger dit :

      Bullshiste… génial! ça prenait une géologue pour nous proposer ce nouveau terme ….

      d’après vous Isabelle, madame Dussault répondra-t-elle au email suivant que je viens de lui adresser:

      Madame Dussault,

      Je déplore la publicité fortement polarisée que vous faites en ce moment, par le biais des émissions et des bulletins de nouvelles de Radio-Canada et RDI, aux groupes environnementalistes en rapport avec le sujet en titre, sans présenter à vos auditeurs les aspects scientifiques et technologiques ainsi que les conséquences socio-économiques à ne pas réaliser ces projets de mise en valeur d’une de nos ressources naturelles. Vous semblez ignorer que les promoteurs prennent justement et sérieusement en compte les aspects qui semblent uniquement vous préoccuper.

      Permettez-moi de vous soumettre l’opinion d’un scientifique à ce sujet

      http://lesanalystes.wordpress.com/2010/09/02/le-gaz-de-shale/

      J’ai déjà collaboré à votre émission à RDI sur le sujet des changements climatiques et croyez que je suis toujours disposé à fournir à votre auditoire un son de cloche auquel Radio-Canada les a tellement peu exposés.

      cordialement

      Reynald Du Berger, ing.

      • Isabelle Robillard dit :

        Dans un monde idéal c’est ce qu’elle devrait faire. Je vous avoue que je n’écoute plus les nouvelles de Radio-Canada. Je ne suis plus capable.

        Je jette quelques coups d’oeil sur le site web de la Presse et du Devoir (et je ne peux m’empêcher de commenter à l’occasion!)et j’écoute un peu la radio.

        J’ose espérer que la majorité des gens ordinaires sont assez raisonnables pour voir les avantages indéniables de cette richesse. Certains veulent attendre avant de l’exploiter, misant sur le fait que ça vaudrait plus cher plus tard…tel un séraphin se contentant de contempler son or dans son grenier sans rien faire avec.

        Quand on spécule ainsi, ça peut autant aller vers le + que vers le -. Il me semble que quand l’occasion se présente, on embarque.

        J’en ai vraiment soupé des épouvantails médiatiques. J’ai déjà eu ma claque de les avoir entendu déverser leur fiel sur le projet de Malartic. Quand on connaît les géologues à l’origine de ce projet, il y a de quoi devenir ironique et amer envers les médias et leur négativisme.

  11. B. Vallée dit :

    à Reynald Du Berger

    Ainsi, l’impayable Anne-Marie Dussault donnerait aux groupes écolo-communistes une visibilité exagérée à RDI ? Et le point de vue opposé n’aurait pratiquement aucune place chez madame Dussault ?

    Mon Dieu, quelle surprise ! Je ne me serais jamais jamais attendu à cela de la part de RDI, et d’une personne aussi « impartiale » que madame Dussault !

  12. Mario Boivin dit :

    Allez lire cette article

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-federales-2009/enjeux/environnement/201009/03/01-4312621-gaz-de-schiste-a-t-on-manque-le-bateau.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_environnement_263_accueil_POS1

    Vous aurez alors la preuve que nos politiciens du Québec sont tous de véritable pauvre cloche!qui n’enrichiront jamais le Québec a part eux-même.

  13. Pierre Brunet dit :

    Schiste ou shale, ce n’est pas important, une fois les études terminées si nous décidons d’extraire ce fameux gaz, quelle seront les retombées économique pour le Québec?

    Voila la question que nous devrions tous nous poser.

    Si je crois ce que j’ai appris jusqu’à maintenant, nous ne retirerons pas beaucoup plus de redevances de l’exploitation de ce gaz que ce que nous avons retiré de l’exploitation de nos forêts et de nos mines.

    Les titulaires de permis d’exploration au Québec payent un loyer de 10 cents l’hectare pour la première année. Le loyer augmente à 50 cents l’hectare à partir de la sixième année.Les permis d’exploration québécois sont assortis d’un droit exclusif d’exploitation pendant 20 ans, renouvelable.

    En Colombie-Britannique, pour chaque hectare, les enchères rapportent régulièrement plus de 1000$, le prix frôlant parfois les 10 000$, pour une durée variant de cinq à dix ans.

    Allons nous compenser ce manque à gagner en exigeant de plus grosse redevances? J’en doute.

    Je ne comprends pas comment, au fil des ans, nous avons pu laisser les gouvernements qui se sont succéder, avec l’aide de nos haut fonctionnaires, brader nos richesses naturels.

    Peut être sommes nous satisfait d’être la province qui ne survit que grâce à la péréquation.

  14. Pierre lafrance dit :

    Si le Québec va de l’avant avec le gaz de shale, ce gaz ne serait-il pas meilleur pour chauffer nos maisons que l’électricité?
    Du point de vu le la « pollution » (je n’inclus pas le CO2 dans le mot pollution car selon moi ce n’est pas un polluant) est-ce que la combustion du gaz naturel est très dommageable ?

    • Reynald Du Berger dit :

      Ce « shale gas » peut devenir un moyen efficace et éventuellement moins cher que l’électricité pour chauffer nos maisons, à la condition qu’un réseau de distribution urbain soit suffisamment répandu et que les lieux de consommation ne soient pas trop éloignés des lieux d’exploitation. Le transport peut se faire par gazoducs ou sous forme liquéfiée à -162C dans des méthaniers à pression atmosphérique (liquides de gaz naturel). Le prix sera donc dépendant du type de transport car la liquéfaction est un procédé très coûteux. Ce gaz est plus efficace que d’autres hydrocarbures plus conventionnels (charbon, mazout) , sa combustion étant plus complète et il génèrera donc moins de CO2, lequel n’est pas un polluant en effet, c’est de l’engrais.

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