
2- L’élève (ou l’ami) et le sens de l’effort
5 septembre 1950. J’ai 5 ans et je marche tout seul vers l’école pour mon premier jour de classe. Les autobus scolaires n’ayant pas encore été inventés, tous les écoliers marchent jusqu’à leur école. Nous sommes accueillis dans la « grande salle », par la sœur Ste Hermine, la directrice de l’école qui est aussi un couvent. On lui a confié l’instruction de jeunes garçons et filles de la première à la douzième année ainsi que la formation des jeunes religieuses de Ste Chrétienne, la relève. C’est aussi le nom de mon école, l’Académie Ste Chrétienne, une belle école toute neuve, dont les classes sentent encore la peinture fraîche , inaugurée deux semaines plus tôt par Maurice Duplessis. Mes parents étaient présents à la cérémonie d’inauguration – qui était doublée d’une cérémonie de bénédiction- en compagnie de notables, de journalistes, du maire et évidemment de plusieurs représentants du clergé. Cela sentait la serge et l’eau bénite. Lire la suite »