
2- L’élève (ou l’ami) et le sens de l’effort
5 septembre 1950. J’ai 5 ans et je marche tout seul vers l’école pour mon premier jour de classe. Les autobus scolaires n’ayant pas encore été inventés, tous les écoliers marchent jusqu’à leur école. Nous sommes accueillis dans la « grande salle », par la sœur Ste Hermine, la directrice de l’école qui est aussi un couvent. On lui a confié l’instruction de jeunes garçons et filles de la première à la douzième année ainsi que la formation des jeunes religieuses de Ste Chrétienne, la relève. C’est aussi le nom de mon école, l’Académie Ste Chrétienne, une belle école toute neuve, dont les classes sentent encore la peinture fraîche , inaugurée deux semaines plus tôt par Maurice Duplessis. Mes parents étaient présents à la cérémonie d’inauguration – qui était doublée d’une cérémonie de bénédiction- en compagnie de notables, de journalistes, du maire et évidemment de plusieurs représentants du clergé. Cela sentait la serge et l’eau bénite. (suite…)






C’est à Juvénal, de l’Antiquité romaine, qu’on attribue le slogan « Du pain et des jeux » qu’on pourrait traduire en 2016 à Québec par « Des hot dogs et des Nordiques ! ». L’analogie n’est pas incongrue car elle reflète un archétype, un paradigme qui a traversé les siècles et les civilisations. Il est davantage le cri du ventre que celui du coeur ou de l’âme. Il exprime deux des besoins les plus fondamentaux, pour ne pas dire primitifs, de l’homme : se nourrir et s’amuser.
On les appelle climato-alarmistes, réchauffistes ou carbocentristes. Ce sont des citoyens ordinaires, des scientifiques, des politiques, des ONG ou des gens de médias qui affirment que le climat de la Terre se réchauffe à une vitesse alarmante, « jamais vue » comme on dit à Radio-Canada, et que les émissions humaines de gaz à effet de serre (GES) en sont de loin le principal responsable. C’est le fameux réchauffement climatique anthropique (RCA), rebaptisé plus prudemment « changement climatique ». 