
Un reportage de la télévision belge présentait récemment des images troublantes d’un ours polaire d’Iqaluit qui agonissait (sic) sur la terre ferme, apparemment incapable de retrouver sa banquise. Je suggère aux âmes sensibles de s’abstenir de regarder cette scène à la limite du supportable.
La lectrice du bulletin de nouvelles est probablement aussi la miss climato de la RTBF. Aussi forte en climatologie qu’en français, elle confond les verbes agoniser et agonir. Elle doit livrer tous les soirs les prévisions climatologiques pour les 100 prochaines années, et je vous préviens!…. ça va chauffer. C’est à croire que la p’tite dame a suivi les cours de Charles Effet d’Tisseyre et de Yannick Villedieu de Radio-Canada! Vous n’avez pas fini de vous faire agonir par des ours polaires!

Pourquoi les ours polaires heureux, bien gras et chasseurs de phoques seraient immortels? Qui n’a pas assisté un jour à la triste et pénible agonie d’un proche atteint d’un cancer, amaigri parce qu’incapable de se nourrir?

Peut-on laisser ces magnifiques bêtes mourir naturellement en paix? Pourquoi exploiter sans pudeur leur agonie pour des fins de propagande verte?
*On me suggère de corriger « agonissait » pour « agonisait ». Regardez bien le post d’entrée de ce billet qui explique la différence entre agonir et agoniser. La p’tite dame belge est aussi forte en climat qu’en français. Elle voulait dire agoniser et a dit agonir. Agonir se conjugue comme finir. Il finissait, il agonissait.








