UNE CONTRE-COP 23 À DÜSSELDORF

Publié: 13 novembre 2017 dans Uncategorized

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« Quand on pense qu’en même temps, à la COP23, ils ont dû avoir droit à de la soupe à la Greenpeace… On les plaindrait presque ! Ce matin, ce n’était pas à Bonn mais à Düsseldorf qu’il fallait être. Ce matin, la science était belle. »- Benoît Rittaud, président de l’Association des climato-réalistes.

Düsseldorf, le 13 novembre 2017

À 75 km d’ici, à Bonn, ceux que vous avez élus, et les parasites verts qui en dépendent et qui s’y agglutinent par milliers, inlassables sangsues et vampires, carburant goulument à vos taxes et impôts, comme Greenpeace, OURANOS et Équiterre , touillent de plus en plus laborieusement et péniblement, leur soupe climato-alarmiste appelée cette année COP 23. C’est toujours la même recette essentiellement idéologique et politique, et ils en sont à 23 tasse$ (cup 23 !) de leur tambouille insipide qui devient de plus en plus nauséabonde… et surtout coûteuse pour vous, naïfs contribuables. Mais aussi longtemps que vous y croirez et n’en serez pas écoeurés, ils vous serviront des COPs, vous qui êtes les bonnes poires climato-crédules, donc climato-soumises aux dogmes et dictats des gouvernements Couillard, et Trudeau. Vous acceptez donc d’être les seuls en Amérique avec les Californiens, et cela en dépit d’aucune science prouvée, à payer une taxe verte de 4 cents le litre à la pompe, pour expier un péché carbonique que ces arnaqueurs vous ont convaincus d’avoir commis.

Mais il y a maintenant depuis 3 ans, des Contre-Cops, comme cette Contre- COP23, organisée cette fois à Düsseldorf, conjointement avec le Europäisches Institut für Klima und Energie (EIKE). Des professeurs d’université, des chercheurs, dont certains comme moi, à la retraite, mais toujours actifs en science, se réunissaient jeudi et vendredi dernier, pour faire le point et parler surtout de science.

Les présentations qui m’ont le plus intéressé ont été celles -ci :

1- Pamela Klein , géologue et géomorphologue, la seule femme parmi les présentateurs . Elle a étudié l’érosion des côtes aux îles Fidji et démontré qu’elle n’était pas due à une montée du niveau des océans, mais surtout à l’exploitation des fermes de concombres de mer dont les Chinois sont avides et donc les acheteurs et prédateurs compulsifs. En passant, Fidji est l’hôte officiel de la COP 23 de Bonn !… Et les habitants des Fidji, vu la supposée accélération de la montée du niveau des océans autour de leurs îles aux côtes fragiles (selon une majorité de médias) , devaient être normalement les premiers réfugiés du climat. Nous les attendons toujours au Canada. Devant les lecteurs de ce blog que je prends à témoins, je m’engage à accueillir chez-moi, loger et nourrir aussi longtemps qu’elle le désirera, la première famille fidjienne menacée par une montée du niveau de l’océan, intempestive et anthropogénique, donc causée par mes émissions de gaz à effet de serre, telle que clamée et dénoncée par Yannick Villedieu, animateur de « Les années lumière » à Radio-Canada!

2- Nils-Axel Mörner, géologue et océanographe, directeur du groupe de recherche en paléogéophysique et géodynamique à l’Université de Stockholm. J’ai eu le plaisir de dîner avec lui et il était au courant de mes travaux de recherche sur le séisme du Saguenay de 1988, car il a déjà participé à des réunions de notre groupe MAGNEC – AMNEC où nous nous sommes croisés, sur la néotectonique de l’Est nord-américain. Sa présentation, « Rising Sea Levels- Facts and Fiction, Results of latest empirical Studies on Fidji » faisait suite à celle de Pamela Klein, et rivait le clou aux réfugio-alarmistes : aux Fidji, la montée du niveau des océans est…zéro mm par année ! Tant pis pour les Fidjiens qui pensaient venir se frigorifier au Canada !

3- Elias Meier, un Suisse dans la vingtaine, qui faisait contraste avec nos têtes grises. « Going green in Switzterland ? Will Switzterland repeat Germany’s Mistakes ? » Les photos qu’il nous a montrées des magnifiques paysages des Alpes suisses, sauvagement défigurées par ces parcs d’horribles vire-vents, et avec les chiffres cités, démontrent sans ambiguité, une double éco-catastrophe, économique et écologique.. comme au Québec.

4- Le clou de la conférence fut sans doute la présentation conjointe du Prof Dr Nir Sahviv de l’Université de Jérusalem et du célèbre Prof Dr Henrik Svensmark du Center for Sun-Climate Research, Danish National Space Center sur l’importance de l’activité solaire et des rayons cosmiques sur les variations climatiques. Les corrélations de cause à effet entre activité solaire et climat sont maintenant évidentes, mais elles sont pourtant ignorées dans les modèles des réchauffistes publiés par le GIEC. Le coeur de la recherche du Prof. Svensmark concerne les rayons cosmiques et leur rôle dans la nucléation et croissance des aérosols (principalement acide sulfurique et ammoniaque) , initiant la formation de nuages en basse troposphère. Brièvement, moins le soleil est actif (faible nombre de taches solaires) moins la Terre est protégée par les champs magnétiques qui sont associés à ces taches solaires, donc plus il aura de formation de nuages en basse atmosphère et cela veut dire climat froid, et vice versa. Curieusement, le prof. Svensmark n’a pas tiré de gloire suite à la confirmation de son hypothèse par l’expérience CLOUD de Genève réunissant plus de 16 instituts de recherche issus de 8 pays. Comme mon ami Benoît Rittaud le suggérait, cela mérite un prix Nobel de physique, surtout qu’on distribue allègrement, généreusement et surtout politiquement sans discernement, des Nobel de la paix conjoints à des épouvantails comme le GIEC et Al Gore !

5- Même si l’assistance était composée à presque 100% de scientifiques, c’est un écrivain, journaliste qui a fait la dernière présentation. J’aurais aimé que nos journaleux de go-gauche comme ceux de Le Monde, Libération, Le Devoir, La Presse, Le Journal de Montréal et Radio-Canada l’entendent, eux qui boivent naïvement et goulument, tous les communiqués de presse alarmistes des agences de nouvelles , sans discernement. « La mer monte à un rythme alarmant, dans 100 ans, vous serez tous submergés ». Combien de journalistes vérifieront qu’il existe d’autres scientifiques qui contestent cette affirmation alarmiste ? Une seule journaliste m’a déjà contacté (de Radio-Canada …. eh oui!… ils n’adhèrent pas tous à la consigne et au dogme) pour me demander un second avis sur les séismes induits par le fracking dans l’Ouest Canadien, mis en exergue par une collègue sismologue canadienne, dont les subventions de recherche dépendent de sa capacité à entretenir la crainte de ses concitoyens à ce sujet… Comme scientifiques, nous avons un devoir d’éducation envers les journalistes, surtout ceux avides de sensations .

Ah! j’allais l’oublier !.. Lord Christopher Monckton , third Viscount of Brenchley qui apporte une note humoristique et sympathique mais néanmoins scientifique à nos réunions. Il est toujours branché avec acharnement, mais avec des équations qui dépassent mon entendement mathématique, sur la sensibilité climatique. Pour les réchauffo-gauchistes qui me lisent et m’insultent régulièrement sur facebook, la sensibilité climatique, n’est pas votre sensibilité au climat, mais c’est l’augmentation de la température annuelle moyenne globale pour un doublement du CO2 atmosphérique. Cette année, le noble lord a introduit des boucles de rétro-action (feedback) dans ses équations mathématiques pour les complexifier davantage! Comme plusieurs autres présentateurs, il a souligné fort à propos, le fait que cette sensibilité climatique diminue de plus en plus, dans les publications scientifiques, au grand dam des alarmistes. Un détail cependant, j’étais le seul avec lui à arborer un coquelicot à la boutonnière .

Il y en a encore qui croient que je reçois des pétrodollars pour propager mon message contre l’obscurantisme climatique. Je paie moi-même mes frais de voyage, l’inscription à la conférence conjointe avec EIKE et la chambre de cet hôtel Nikko à Düsseldorf, pour 6 nuits à 430$ la nuit…. et EIKE ne vit que des dons de ceux qui y adhèrent, tout comme notre Association des climato-réalistes. Demandez donc à vos parasites verts québécois qui dégustent des choucroutes – ils ignorent sûrement que la choucroute est un plat alsacien et non allemand, comme ils ignorent que le soleil et non vos 4×4 est le moteur du climat- et à VOS frais en ce moment à 75 km d’ici , demandez-leur donc si leurs convictions de Messies, sauveurs de la Planète, sont assez fortes au point qu’ils sont prêts à vous épargner les frais de leurs annuelles partouzes climatiques.

Merci à Eike qui a déroulé ce beau tapis rouge scientifique pour nous en ces deux journées de conférences! Tout était impeccable. À la prochaine !

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commentaires
  1. Pierre Bouteille dit :

    Un Québécois qui nous donne des leçons de dithyrambe… Bravo Reynald, exercice de rhétorique joliment écrit ! A diffuser en lettre ouverte à la presse mainstream.

    • Paul S. dit :

      Une pointe d’ironie ?

      Que dire alors de divagations climatiques d’autres québécois, tels ces messieurs Guilbeault, Lemire et Couillard, d’un français, Hulot le Voyageur ou du jovialiste Obama et le pape Gore américains ?

      Dans leur rhétorique, ils exagérant les supposées conséquences de nos existences, qu’ils voudraient de plus en plus ternes et ils dithyrambent les solutions, toujours insuffisantes pour juguler le mal.

      Ils nous réclament et/ou collectent des tributs de plus en plus lourds pour leur déesse Gaïa et ils n’ont pas de misère à se faire entendre ou publier.

      Ils ont un autre point en commun : ils retirent tous des récompenses, parfois démesurées, de leur propagande néfaste pour l’humanité.

  2. Marcel Metcalfe dit :

    Que dire de plus, malheureusement nos élites dépendent de l’argent que leur donne les financiers qui profitent grassement de cette croyance que le CO2 est responsable des changements climatiques pour nous arnaquer, et comme la majorité des gens ne se donne pas le temps de s’informer et qu’elle gobe les informations que les médias lui servent, le revirement d’opinion n’est pas pour demain.

  3. Bonjour M. Duberger

    Très intéressant votre blogue sur le Contre-COP23.

    Deux commentaires:

    1 – À mon écran, votre page change presque tous les titres en points d’interrogation. On me dit que le problème de polices de caractère serait chez vous et non chez moi…?

    2 – Vous mentionnez que peu de participants arboraient le coqueliquot. Je pense que c’est parce que c’est en usage surtout dans les pays britanniques (Angleterre, Canada, peut-être Australie), pas dans les autres pays d’Europe…? Une jeune Française à Toronto m’a demandé récemment ce que représentait cette fleur qu’elle voyait aux boutonnières ces temps-ci: elle n’en avait jamais entendu parler.

    • Fernand Trudel dit :

      Pourtant les champs de coquelicot témoins de bataille sanglantes et meurtrières étaient sur les cotes françaises dans les années 1914-18. En France, cette journée est appelée jour anniversaire de l’armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, et est fériée. Depuis 2012, le 11 novembre est également célébrée en tant que journée d’hommage à tous les morts pour la France par un moment de silence, Aux USA on parle du «vétéran day».

  4. pierre Chagnon dit :

    Right on! un délice cet article.

  5. Paul S. dit :

    Ici (https://www.youtube.com/watch?v=0euiOsQxRzg), le professeur émérite Ján Veizer de l’Université d’Ottawa soutient que les niveaux du CO2 atmosphérique sont la conséquence du changement climatique, pas sa cause.

    En résumé : l’effet amplificateur du rayonnement cosmique (variable) sur l’ennuagement influence l’intensité de l’irradiation photonique au sol (océans), ce qui cause la variabilité du cycle d’eau et ce dernier entraînerait la variation du cycle carbonique par l’intensité de la captation biologique du CO2.
    (NOTE : Se pourrait-il toutefois que le dégazage du CO2, fonction de la température, soit à contre-courant de l’effet réducteur d’une captation biologique accrue ?)

    Tel que rapporté dans le billet de M. Du Berger, le professeur Svensmark attribue un rôle important dans l’évolution du climat à l’effet décélérant et déflecteur du champ magnétique solaire agissant sur de très grandes distances sur les particules de haute énergie / protons contenus dans le rayonnement cosmique galactique ayant la Terre sur son parcours.
    Sur des longues périodes, il y aurait aussi l’effet de la position variable / oscillante de notre système solaire par rapport au plan de l’écliptique galactique.
    Enfin, les valeurs moyennes du rayonnement cosmique peuvent être ponctuellement fortement perturbées par des événements cosmiques (par ex.: des supernovae) dans et en dehors, de la galaxie.

    Près de notre globe, en superposition vectorielle avec le champ magnétique solaire plus faible localement, il y a le champ magnétique terrestre plus fort, mais agissant sur le rayonnement cosmique (ainsi que sur les particules émises par le Soleil) sur de courtes distances à la fin du parcours, avant et pendant l’entrée dans les couches de l’atmosphère terrestre où se produit la nucléation des nuages.

    On sait que le déclin de plusieurs civilisations / communautés anciennes pourrait être relié à un changement climatique. Bien entendu, l’on essayait, là où possible, d’impliquer les activités humaines.

    Les déclins périodiques et final de la civilisation maya sont étudiés ici : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2007EO110001/epdf
    Les sécheresses sont la cause directe probable, il s’agirait d’un déterminisme climatique.
    Une corrélation possible avec les variations géomagnétiques et leur impact sur la couverture nuageuse causant le déplacement de la zone de convergence intertropicale donne naissance à l’hypothèse d’un déterminisme géomagnétique dans l’histoire des anciennes civilisations (outre chez les maya, l’on aurait observé une synchronicité en Mésopotamie et en Méditerranée orientale).

    L’avenir nous dira, en autant que la recherche à contre-courant du dogme officiel puisse être suffisamment financée, si l’intensité du champ magnétique solaire était responsable de l’évolution de la température moyenne globale et l’intensité (vecteur local) du champ magnétique terrestre, du climat régional.
    En passant, l’intensité moyenne du champ magnétique terrestre a baissé d’environ 10 % depuis le début de l’ère industrielle, soit l’intervalle blâmé pour les émissions massives de CO2.

    L’effet de nuages sur la température globale et régionale peut être étudié depuis 2002 en direct à partir d’images composites produits par les satellites Aqua/MODIS & Terra/MODIS : https://neo.sci.gsfc.nasa.gov/view.php?datasetId=MYDAL2_M_CLD_FR&year=2017

    • Fernand Trudel dit :

      Prof Dr Jan veizer est un scientifique de l’Université Carleton d’Ottawa.

      Le sénat canadien l’a consulté ainsi que trois de ses collègues les plus chevronnés.

      Il a été conférencier au EIKE en 2012

      et enfin il a rejoint les Prof Dr Henrik Svensmark et Nir Shaviv pour explique le projet CLOUD

      Malheureusement, jamais les médias canadiens en parle ou en fait allusion. Comme quoi le débat climatique est biaisé et ne montre que le coté des alarmistes patentés.

  6. JF Blackburn dit :

    Bonjour Reynald. Excellent article. Ce pourrait-il que j’aie été le premier à vous parler de Svensmark et de ses recherches sur la formation des nuages lors de notre rencontre à Trois-Rivieres il y a 2 ans? Je me sentirais si fier de penser que je vous ai appris quelque chose sur le climat… Portez vous bien.

  7. Serge Bilodeau dit :

    Explications par des vrais scientifiques ; excellent

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