LES PLUS CHAUDES…- est-ce grave docteur?

Publié: 18 janvier 2018 dans Uncategorized

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J’ai ressenti beaucoup d’hostilité de la part de membres d’un groupe d’amateurs de météo qui s’expriment sur une page Facebook, quand j’ai osé questionner leur affirmation d’un réchauffement climatique anthropique comme cause des inondations qui ont éprouvé récemment des résidents de la rue Saint-Léandre à Québec. Je suis un scientifique et professeur d’université à la retraite. Je fais donc peu d’affirmations mais pose beaucoup de questions à ceux qui en font. Je tente aussi de développer cette attitude de rigueur prudente chez les jeunes des écoles que je visite.

Hier, La Presse publiait à sa façon un communiqué de l’ONU (le Grand machin) présenté ainsi à ses lecteurs « Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti jeudi l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle. »

Pour le lecteur sans formation scientifique, le fait que l’ONU, un organisme reconnu internationalement, donc faisant autorité aussi bien en science du climat qu’en économie mondiale, le verdict était tombé et indiscutable. Nous courons vers la catastrophe d’ici la fin de ce siècle à moins de prendre des mesures sévères pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES).

« Les plus chaudes jamais enregistrées ».

Voici quelques questions que je pose à La Presse, qui peut les relayer ensuite à l’ONU, laquelle peut les balancer à son tour à son groupe qu’elle a consacré comme formé d’ « experts » sur le climat, le GIEC.

De quelle température parle-t-on? De la température moyenne annuelle globale (TMAG) bien sûr. Comment cette TMAG est-elle évaluée depuis l’avènement des satellites? Quel est le degré de précision? Et avant l’ére satellitaire on disposait de thermomètres dans des stations météorologiques. Or, on a démontré que 80% environ des mesures thermométriques en territoire américain ne sont pas fiables, donc à rejeter. La Terre est recouverte aux 2/3 par des océans. De quoi dispose-t-on comme mesures des températures en mer? Essentiellement des mesures faites sur les routes des bateaux. Routes toujours les mêmes. Un capitaine part avec son cargo de South Hampton et se dirige à Shangai, via Panama. Il fait escale aux Antilles et embarque quelques caisses de bon rhum. De temps en temps, s’il n’est pas trop éméché, il lance un seau à la mer, le ramène et y plonge un thermomètre. Puis il consigne la température dans son livre de bord. Quelle est la valeur de ces mesures, surtout si le capitaine s’appelle Morgan? Pourtant, des (et non pas « les ») « climatologues » ont réparti ces mesures, toutes faites sur des routes de bateaux, sur une grille océanique uniforme de x degrés par x degrés, avec une valeur assignée au centre de chaque cellule, prétendant obtenir ainsi un portrait de l’évolution des températures à la surface de la mer pour l’époque pré-satellitaire! Pour les 2/3 de la surface de la Terre, on ne dispose donc d’aucune donnée de température fiable avant l’ère des satellites!

Pour les époques pré-thermométriques on ne dispose que de proxies comme les carottes de glace, la dendrologie, l’analyse isotopique ou l’étude des sédiments de fonds de lacs. Et plus on recule dans le temps, moins ces proxies sont fiables.

« Les années les plus chaudes » , mais les plus chaudes de combien et quel est l’étalon de comparaison? Quelle année ou quelle plage d’années choisit-on comme référence et pourquoi? Quelle est la valeur de cette référence, de cette « cerise » comme dans cherry picking? 

Je suis loin d’être certain que les scientifiques du climat sont en mesure de répondre à toutes ces questions. Mais elles sont pourtant importantes et fondamentales si l’on prétend faire des comparaisons et sonner des alarmes, et ce sont celles que le lecteur devrait poser aux médias qui lui lancent de tels « avertissements ». car l’article dit « a averti jeudi l’ONU » et « des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement » . Quel est ce rythme (y a-il accélération? « dérèglement » de la machine ?) et en quoi est-il exceptionnel? La « crosse » (la signification n’est pas la même au Québec qu’en France) de hockey de Mann figure pourtant toujours dans les manuels scolaires malgré que le GIEC l’ait écartée de ses derniers rapports depuis que deux Canadiens ont démontré qu’elle était une supercherie.

Je ne répéterai jamais assez qu’en science, celui qui fait une affirmation a le fardeau de la preuve, contrairement au sceptique qui lui, ne peut absolument pas prouver la non existence de quelque chose qui n’existe pas. Voici donc quelques énoncés que j’invite les scientifiques, politiques, médias, groupes activistes et citoyens à commenter ou a tenter de réfuter.

Les climato-alarmistes affirment que :

1- il y a un réchauffement climatique depuis le début de l’ère industrielle

2- ce réchauffement est essentiellement dû à notre consommation de carburants fossiles causant l’émission de gaz à effet de serre (GES)

3- si l’on ne réduit pas ces émissions de GES, nous nous précipitons tout droit et de façon accélérée, vers des températures moyennes annuelles globales (TMAG) qui nous mènent à la catastrophe, voire à l’apocalypse, d’ici à la fin de ce siècle.

Ils prétendent que leurs trois affirmations sont sûres à 95%, comme l’American Geophysical Union, -dont j’ai honte d’avoir été membre pendant plus de 35 ans- , l’a déclaré dans son déplorable manifeste. Ils prétendent également que 97% des scientifiques aptes à se prononcer sur le sujet, penchent en leur faveur.

De mon côté, si j’admets (1), j’exprime des doutes sérieux sur (2) et (3). Je pense que les températures prédites pour la fin du siècle sont nettement exagérées. Je ne pose donc aucune affirmation, mais oppose plutôt à leurs affirmations les 7 énoncés suivants, que je les invite à commenter, ou à tenter de contredire.

1- Il n’y a aucune preuve d’un réchauffement climatique anthropique (RCA) significatif.

2- Il n’y a pas de consensus dans la communauté scientifique à ce sujet. Le pseudo 97% , lancé par l’article des Australiens  Cook et. al., ne résiste pas à l’analyse critique.  Le psychologue Alan J. Thompson, auteur principal de « Global warming as a possible deterrent of libido amongst an inuit community of Ellesmere Island, Canada » est-il un de ces 13 000 « scientists » sondés par l’étude? et la revue « Journal of Northern Psychology » dans laquelle il est publié est-elle parmi les 2 000 revues étudiées ? Cet article est-il un portrait crédible de l’opinion des scientifiques aptes à se prononcer sur l’évolution du climat ou est-ce pure propagande climato-alarmiste ? Aucune étude , aucun sondage parmi la communauté scientifique apte à se prononcer ne démontre, à ma connaissance,  un quelconque consensus. Comment identifie-t-on un scientifique apte à se prononcer?

3- Il n’y a aucune observation ni aucune  donnée qui démontre que les événements météorologiques  dits « extrêmes » (comme les récentes inondations au Québec, les sécheresses – feux de forêts- de Fort McMurray, les ouragans Harvey, Irma, Jose)  deviennent de plus en plus fréquents et sévères à cause de ce supposé RCA.

4- Au fur et à mesure que le temps passe et que les données et observations s’accumulent, les prévisions issues des modèles climatiques s’écartent de plus en plus des observations par satellites et par ballons sondes.- i.e. les modèles sont entachés d’énormes erreurs , et ces modèles sont donc invalides- 

5- Il n’y a aucune accélération observée de la montée du niveau des océans.

6- La température moyenne annuelle globale stagne ou augmente à peine depuis maintenant plus de 20 ans en dépit du fait que 40% de toutes les émissions humaines de gaz à effet de serre l’ont été au cours de ces mêmes 20 dernières années. Les climato-alarmistes ont-ils une explication ? 

7- Des chercheur$,, politique$, groupe$ activiste$ et média$ y trouvent leur compte et ont de$ intérêt$ évident$  à entretenir le dogme, l’ignorance et donc la crédulité climatique.

Si certains de ces énoncés peuvent être démontrés comme faux, je m’inclinerai. J’invite en attendant mes concitoyens à faire preuve de rigueur de pensée, puisque c’est de science qu’il s’agit et à ne pas hésiter à mettre en demeure ces scientifiques, médias, politiques et groupes activistes de prouver leurs affirmations.

Tintin et l'Étoile mystérieuse

 Tintin et le CO2 mystérieux

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commentaires
  1. Éric dit :

    Je ne sais pas ce que signifie exactement le mot preuve. Mais ce que je crois bien comprendre est qu’une seule observation qui contredit la théorie est suffisante pour la démolir. Et dans le cas du Co2 qui expliques la température, deux observations contredisent la théorie et bien futé celui qui démentira celles-ci sans avoir recours à une acrobatie intellectuelle étourdissante.

    • Paul S. dit :

      M. Éric affirme : “.. Co2 qui expliques la température ..”

      Même lorsque ΔT précède dans le temps Δ[CO2] ? Ceci pendant et avant l’ère industrielle blâmée pour l’augmentation de Δ[CO2].

      Ensuite prétendre, sans preuve tangible, que la température n’est qu’un élément déclencheur et que le vrai travail de l’augmentation de la dite température est en réalité fait par le CO2, dans une “boucle rétroactive”.
      Ceci en oubliant toujours le rôle prépondérant de la vapeur d’eau dans la production de l’effet de serre.

      Auparavant, on prétendait que : Augm. Δ[CO2] => Augm. Δ[H2O] => Augm. ΔT
      Maintenant, on ajuste le tir “scientifique” : Augm. ΔT => Augm. Δ[CO2] => Augm. Δ[H2O] => Augm. ΔT
      NOTE : comme M. Éric le sait, [ ] dénote la concentration.

      Alors, la Nature serait comme un chien malade qui avale sa queue et il est malade parce qu’il avait avalé sa queue. Un faux dilemme, M. Éric ?

      Le véritable “.. recours à une acrobatie intellectuelle étourdissante. ..” n’est pas nécessairement là où M. Éric pense le voir !

  2. jipebe29 dit :

    « Il n’y a aucune accélération démontrée de la montée du niveau des océans. » Mieux vaudrait dire : « Il n’y a aucune accélération observée de la montée du niveau des océans ».

    • grateu78 dit :

      Point d’accélération, mais montée linéaire quand même. En tout point du globe ? J’ai lu dans une publication récente qu’à certains endroits ça descendrait et d’autre ça monterait plus rapidement et que le plancher océanique va se déformer.
      Comment la variabilité naturelle peut-elle donc nous mener à de tels taux de CO2 (plus de 400ppm aujourd’hui par rapport à 280ppm maximum avant) en moins de 2 siècles, d’où est issue la quantité de gaz en plus (les océans ne semblent pas être coupables, même avec l’acidification actuelle, le pH ne permet pas un dégazage massif… ou bien grande variations de température/salinité, et en profondeur mais par quels phénomènes ?) ?

      • Reynald Du Berger dit :

        Le « niveau des océans » est un des paramètres les plus difficiles à évaluer et il est téméraire de relier ce niveau aux changements climatiques. Oui ça monte, mais légèrement et non pas de 3 m en un siècle comme on lit dans certains médias. Les mesures marémétriques et par satellites ne s’harmonisent pas. Et en effet cela ne monte pas également partout et oui y a des « places où cela descend »… Je vous invite à entrer « isostasie » sur google. Je ne peux vous faire un cours là-dessus à mon clavier. Pour le CO2, le dégazage peut être provoqué par la hausse de T. Plus L’eau est froide et à haute P, plus elle peut contenir de CO2 en solution, et c est le régime de nos fonds océaniques. Bien malin sera celui qui peut évaluer les milliards de tonnes de H2O et CO2 ajoutées par l’activité volcanique et hydrothermale au fond des océans ! Et on continue néanmoins à parler d’augmenation de CO2 atmosphérique anthropique « catastrophique »

      • grateu78 dit :

        Je pensais davantage à l’eustatisme. Pour la source du CO2, il me semblait que l’empreinte laissée par le ratio 12C/13C ne laissait plus aucun doute à ce sujet. Est-ce à dire qu’il fut une période lointaine (100, 200, 500 ans pour cet « upwelling » ?) où le volcanisme marin était tel que les eaux en profondeurs bien chargées en CO2 viennent à la surface maintenant ? Vu la quantité (celle restée dans les océans et celle rejetée dans l’atmosphère), une telle activité supplémentaire en si peu de temps devrait se remarquer, mais je n’ai rien lu concernant notre époque contemporaine.

      • Reynald Du Berger dit :

        « eustatisme »… = isostasie. La vieille rengaine isotopique du carbone est usée à la corde et ne prouve en rien que CO2 humain est LE facteur principal créant ce pseudo RCA. On ne sait RIEN sur H2O et CO2 des fonds marins , mais l’ONU ose émettre des chiffres ! Contrairement à ce qu affirment les médias et certains scientifiques, il y a beaucoup plus de choses qu on ignore que de choses qu on sait en géologie, climat et fonds océaniques. Demandez à n’importe quel géologue.

      • Paul S. dit :

        “.. ne prouve en rien que CO2 humain est LE facteur principal créant ce pseudo RCA. ..”

        D’autant plus, qu’autant à court terme, qu’à long terme, c’est l’augmentation de la teneur en CO2 dans l’atmosphère qui précède l’augmentation de la température globale !

        On dirait que la causalité s’est trompée de direction.

      • Reynald Du Berger dit :

        C’est la bouteille de Perrier que j’ouvre devant les jeunes de secondaire et ils pigent vite. Les bulles surgissent car j’ai baissé la P. Ensuite je la chauffe et il sort de plus en plus de bulles. Est-ce si difficile à comprendre ? Les océans sont comme des bouteilles de Perrier…

      • Guillaume dit :

        Bouteille de Perrier : « Est-ce si difficile à comprendre ? »

        C’est effectivement facile à comprendre, mais l’un n’exclut pas l’autre : le CO2 peut augmenter à cause de l’augmentation de la température des océans et la température de l’atmosphère et des océans peut augmenter à cause du CO2.

        Guillaume

      • Reynald Du Berger dit :

        Comment prouver que l’un est la cause de l’autre ? et l’effet de serre provoqué par le CO2 ne fait pas l’unanimité. Selon certains chercheurs, on a beau doubler , même quadrupler le % de CO2, il n’y aura pas d’augmentation sensible de T. Passé un certain nombre de ppm, la saturation est atteinte. La sensibilité climatique (si on accepte l’effet de serre du CO2) , n’est pas établie

      • Paul S. dit :

        Bonjour Mtre Guillaume,

        Vous m’avez propulsé il y a dix jours dans des “acrobaties intellectuelles étourdissantes” avec votre vidéo de la série Denial101x.
        J’allais éventuellement vous répondre, poliment comme il se doit, mais auparavant j’ai voulu approfondir un peu mes connaissances. Un quidam part de loin.

        Étant donné que le cours du Dr. Cook (Mr. 97%) que vous m’avez refilé était surtout un cours de sémantique lexicale sur le “Faux dilemme”, je me permets de vous soumettre à mon tour un Dilemme :

        Après l’inspection éreintante d’un ponceau débordé après un événement extrême causé par le RCA, Guillaume (un vaillant agent du “Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques”) s’est endormi sur sa draisine, immobilisée sur une pente douce devenant plus prononcée en aval. Il se fait réveiller par une secousse – la plateforme de sa draisine s’est encastrée sous les pare-chocs d’une citerne perdue en mouvement, sans freins. Au lieu d’actionner bravement le bras propulseur de sa draisine dans le sens opposé au mouvement de la citerne, Guillaume (son dilemme existentialiste, donc vrai : combattre la gravité ou sauver sa peau ?) essaie plutôt d’échapper, mais en raison de l’encastrement il “augmente” la quantité de mouvement du système cinétique. Le déraillement en bas de la côte fait passer au feu un petit village au complet.
        Le juge de la cour civile fait face à ce dilemme (vrai ou faux ?) : faire condamner la succession de Guillaume à payer les dommages en raison de son manque d’analyse scientifique proactive avant l’inversion du levier propulseur de la draisine ou pour son amour de la Veuve Clicquot, la raison de sa somnolence ferroviaire coupable.

        Le procureur général, ne pouvant pas poursuivre le MDDELCC (car au Québec les autorités gouvernementales se sont mis à l’abri de poursuites, pour quelque raison que ce soit) fait face à ce dilemme (vrai ou faux ?) : poursuivre l’autre employé du ministère, Éric, le jumeau monozygote de Guillaume, éjecté de la draisine et trouvé plus tard toujours endormi dans les vapeurs éthyliques ou poursuivre la Maison Ponsardin pour avoir mis en vente son champagne contenant trop de CO2 et ainsi avoir émis des GES et augmenté le potentiel inébriant de leur breuvage.

        Salutations lexicales,
        Paul S.

      • Guy Rouillard dit :

        Le taux de l’ordre de 400 ppm annoncé par le GIEC et véhiculé dans les médias est une fausseté.

        Le taux de CO2 varie continuellement durant l’année et d’une manière cyclique dépendamment des saisons.

        Par exemple, dans les latitudes tempérées de l’hémisphère Nord, dès la chute des feuilles en automne, les taux augmentent de manière constante jusqu’au retour du printemps et de l’apparition des feuilles sur les feuillus, moment auquel le taux de CO2 devient pratiquement nul. Durant la saison végétative, le taux de CO2 demeure infime… la photosynthèse utilisant le CO2 pour produire du glucose (et dérivés), réserves énergétiques des plantes.

        De plus, le CO2 voyage selon les aléas météorologiques… Les systèmes dépressionnaires transportent/étalent le CO2 en poussant les masses d’air avec eux…

        Le 400 ppm, c’est le maximum enregistré annuellement sur la planète… Suffit de prendre la valeur autour d’un incendie forestier où l’air est stagnant (en régime anticyclonique) pour avoir une fausse valeur maximum.

        Quant à la valeur de 280 ppm, elle est également non-fiable puisqu’elle a été déterminée par extrapolation via des proxies. Les premières mesures fiables du taux de CO2 datent des années 1980 avec les satellites à spectromètre embarqué.

        Les ardents défenseurs du RCA ne mentionnent jamais tout cela.

      • Guillaume dit :

        M. Du Berger,

        « Comment prouver que l’un est la cause de l’autre ? »

        Ce n’était pas mon objectif premier. Je veux surtout mentionner que votre exemple de Perrier est insuffisant pour conclure qu’une hausse du CO2 ne peut pas causer de hausse de température, selon le seul argument que, dans le cas du Perrier, on observe l’inverse.

        « Les océans sont comme des bouteilles de Perrier… »

        J’irai même plus loin dans ma réflexion : on n’est vraiment pas loin de la propagande en faisant cette expérience auprès de jeunes du secondaire tout en laissant sous-entendre, explicitement ou non, que c’est une représentation parfaite des interactions entre les océans et l’atmosphère.

        Guillaume

      • Reynald Du Berger dit :

        « que votre exemple de Perrier est insuffisant pour conclure qu’une hausse du CO2 ne peut pas causer de hausse de température »… relisez-moi… un peu de rigueur svp… ais-je prétendu cela ? et « Les océans sont comme des bouteilles de Perrier » oui, absolument. Baissez P et CO2 s’échappe… montez T et CO2 s’échappe. Il est où le problème ? Plus l’eau est à haute P et basse T, plus elle peut contenir du CO2 en solution. Que se passe-t-il dans les océans et donc ensuite dans l’atmosphère si vous abaissez P et montez T ?

        « J’irai même plus loin dans ma réflexion : on n’est vraiment pas loin de la propagande en faisant cette expérience auprès de jeunes du secondaire tout en laissant sous-entendre, explicitement ou non, que c’est une représentation parfaite des interactions entre les océans et l’atmosphère. »
        En effet, vous allez trop loin. Vous m’accusez de propagande aux jeunes. Vous m’accusez de leur laisser sous-entendre etc… »représentation parfaite » etc… Je ne sous-entends rien et les aide a développer un esprit critique. L’expérience de Perrier est parfaite pour illustrer un rapport océans vs atmosphère en CO2. Ais-je prétendu autre chose ? Je répète: Un peu de rigueur svp.

      • Guillaume dit :

        M. Paul,

        Je m’avoue vaincu. Je renonce à tout jamais à vous relancer dans quelque envolée lexicale que ce soit… J’ai dû relire certains passages à quelques reprises pour les apprécier toute leur splendeur.

        Quelques précisions, cependant.

        Je ne sais pas trop à quel Dr. Cook 97% vous référer. Essaieriez-vous de me cuisiner à cet effet ? En fait, je connais ce fameux Dr. Cook 97%, mais la vidéo à laquelle je vous ai référé était présentée par une Mme Green… Eh oui, ça ne s’invente pas, d’ailleurs je n’avais pas remarqué cette heureuse coïncidence avant d’y retourner il y a quelques minutes.

        Aussi, vous dites que ce que je vous ai envoyé était surtout un cours de sémantique lexicale sur le « faux dilemme ». Même s’il est vrai qu’on y retrouve des éléments pédagogiques à ce sujet, il faut mentionner que l’exemple concret du CO2 vs. Hausse des températures y est abordé avec des éléments scientifiques qui, à mon point de vue, tiennent la route. D’où mon insistance à réfuter l’argument du Perrier comment étant la principale explication de la hausse du CO2 dans l’atmosphère.

        Bien à vous,

        Guillaume

  3. James C. dit :

    Au début du XXème siècle, tous les physiciens, tous les astronomes, même Albert Einstein, affirmaient que l’Univers se délimitait à la Voie Lactée et était immobile. Il a fallu d’un jeune astronome du nom de Edwin Hubble pour chavirer la science de l’époque, pour dire que l’Univers était passablement plus grand, même immensément plus grand, et était en expansion et qu’il était peuplé de centaines de milliard de galaxies. ( Aujourd’hui, on présume qu’il y aurait plus de un million de milliard de galaxies, and still counting )Il a été critiqué par nombre de scientifiques, jusqu’à ce qu’Einstein déclare humblement qu’il s’était trompé, et donna le crédit aux recherches d’Hubble.

    Sans commentaires!!!!

    Nous sommes biens petits. D’autres astronomes et physiciens ont émis la théorie, dernièrement, que notre Univers ne serait qu’une particule parmi un nombre incalculable d’Univers ( Multivers) et qu’un grand nombre de présumés Big Bang se produirait partout dans cet espace.

    Donc, la science change tout le temps, sans arrêt. Rien n’est immuable. Ceux qui restent dans l’immobilisme périront dans leur orgueil. Seule la Nature ne change pas. C’est sa nature d’évoluer dans son non changement et il faut tenter de la comprendre: c’est la science. Du moins c’est mon opinion.

  4. James C. dit :

    J’ajouterais autre chose.

    Si le présumé Big Bang ne s’était jamais produit tel qu’on le conçoit et que cela aurait été autre chose? Une singularité nouvelle, inconnue? Ou bien si on disait qu’il n’y a jamais vraiment eu de singularité? Ce serait encore un gros changement dans la science.

    C’est un peu la même chose dans lesdits  »changements climatiques »!!! Ce n’est pas l’homme qui provoque tout ça, mais la nature même du Soleil qui évolue dans son non changement. L’homme pollue la nature, c’est tout mais assez. Ça, il faut l’arrêter.

    Allez dire ça au GIEC: on est mis au ban.

    • Paul S. dit :

      M. James se questionne : “.. si on disait qu’il n’y a jamais vraiment eu de singularité? ..”

      Une singularité (où les lois physiques n’existeraient pas) : possible en mathématiques, mais jamais vue dans le monde réel.
      Des conditions extrêmes, tendant vers une singularité : oui, mais appuyées sur la physique.

      Les scientifiques aiment des réflexions poussées à l’extrême et conduisant parfois à un cul-de-sac, alors on appelle à la rescousse une “inflation cosmologique”, elle même violant les lois physiques, ou un “positive feedback climatique” appuyé sur du vent.

      Rien de tel qu’une revisitation périodique de la réalité, dictée par le gros bon sens.

  5. pierreb1 dit :

    Humour, dérision, ironie, cartoons, « en utilisant toujours un vocabulaire digne et respectueux, en évitant les insultes (…) et en fuyant tout échange prenant l’allure d’une joute puérile », etc. En d’autres termes : « Prends ta pelle et ton seau et va jouer ailleurs, mon petit ».
    Aussi exhaustifs soient-ils, les stratagèmes d’Aristote n’avaient pas prévu les trolls 🙂

  6. Paul S. dit :

    Par coïncidence, simultanément avec la publication du billet ci-haut, sur la page d’Amateurs de météo, apparaissait ce lien : http://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201801/18/01-5150599-mont-royal-la-patinoire-du-lac-aux-castors-ferme-definitivement.php ,
    avec ce commentaire de M. Eric Tourangeau : “Voici ce qui me semble un exemple très concret des changements climatiques…”

    Dans cet article on apprend l’existence “.. d’un projet de recherche, «RinkWatch», lancé il y a cinq ans pour mesurer les impacts à long terme des changements climatiques en observant… l’état des patinoires extérieures en Amérique du Nord. Les chercheurs ont pu ainsi prévoir l’allure que prendront les saisons de patinage extérieur. ..”.

    En 2015 j’étais indigné par l’endoctrinement de petits enfants par l’ONG Forêt d’Arden : https://duberger.me/2015/10/27/heureux-les-climato-soumis/#comment-35962
    On nous a montré, entre autres résultats de méfaits peurologiques perpétrés par l’enseignante et l’agente de sensibilisation déléguée par la Forêt d’Arden, un petit gars qui avait peur de voir ses matches de hockey annulés.

    La propagande verte est bien orchestrée et bien arrimée entre divers intervenants qui bombardent le peuple de partout, en commençant par l’école primaire.
    Maintenant, les nouvelles concernant les patinoires atteintes par le RCA seront publiées dans les pages sportives, souvent la seule lecture régulière d’un adulte canadien.

    Les enfants pris en charge massivement par les enseignants gauchistes, ici et ailleurs, depuis le début des années 2000, sont des jeunes adultes maintenant.
    Les écolo-menteries, ils aiment ça et ce sont eux maintenant qui entraînent des politiciens qui font ce qu’il faut pour leur plaire.

    Voilà le seul réel “reinforcing feedback loop” que les “scientifiques” affiliés au “Consensus Project” du Dr. Cook (Mr. 97%) peuvent démontrer car ils ont façonné et entretenu la propagande afférente.

    Mon point c’est que la propagande verte avait complètement gagné les cœurs et les esprits d’une vaste portion de la population.

    Penser pouvoir engager ces gens sur la base de la rigueur scientifique ou intellectuelle tout court, ne me paraît pas réaliste.
    Un exercice fatiguant dans un monde porté à la paresse intellectuelle, allez donc.

    • Paul S. dit :

      Il y a quelques minutes de cela, Météo Media a mis en ondes une capsule vidéo relatant le triste sort de la patinoire extérieure du Lac Castor, devant être fermée à cause des changements climatiques.

      Bien entendu, La Presse et Météo Media ont synchronisé l’émission de la “nouvelle” avec l’arrivée d’un redoux.
      Au cours des semaines récentes de froid intense, la mauvaise nouvelle n’aurait pas porté le message vert comme il faut.

      En effet : UNE PROPAGANDE VERTE OMNIPRÉSENTE ET PARFAITEMENT ARRIMÉE.

      Une question rhétorique : quelle serait l’espérance de vie, exprimée en minutes, d’une Miss-Météo faisant part aux abonnés des “Sept énoncés Du Berger” ci-haut ?

  7. Paul S. dit :

    La propagande et la contre-propagande de l’Église, au temps de sa gloire, ne faisait pas nécessairement appel à la rigueur intellectuelle, bien que la logique de mériter le Salut éternel primait toujours.

    Pour changer les “hearts and minds” des peuples égarés dans le Culte vert, il faudrait aussi d’autres choses que des arguments scientifiques.

    Une contre-propagande est en fait une propagande et elle doit être basée sur un nombre restreint d’arguments bien ordonnés, faciles à comprendre, et répétés à l’infini.

    Votre Association des climato-réalistes, a-t-elle des projets en ce sens ?

    • Reynald Du Berger dit :

      « un nombre restreint d’arguments bien ordonnés, faciles à comprendre, et répétés à l’infini. »…. voilà pourquoi l’islam gagne et la chrétienté perd, surtout avec les bienheureux simples d’esprit « car le Royaume des cieux est à eux ». Comparez une doctrine avec seulement 5 piliers faciles à comprendre 1- Il n’y a qu’un Dieu, Allah et Mohamed est son prophète 2- La prière 5 fois par jour, 3- La charité (mais attention! pas à aux chrétiens, ni aux aux athées et surtout pas à ces chiens de juifs !) 4- le pèlerinage à la Mecque 5- le ramadan. À l’opposé il y a cette doctrine qui a un seul Dieu formé pourtant de 3 personnes, dont un est un humain né d’une vierge , par la magie de la fécondation par une colombe ! Cela demande pas mal de neurones pour analyser et ensuite adhérer. La religion verte est encore plus simple et demande encore moins de neurones que pour l’islam car il n’y a que Gaïa que tu dois adorer et respecter et tu es la plus vile espèce vivant sur cette Terre !

      • Paul S. dit :

        Dans l’histoire des religions chrétiennes il n’y a pas une seule doctrine et les schismes aussi ont contribué à l’affaiblissement face à l’Islam. C’est ainsi qu’un catholique n’est pas très concerné par l’extermination graduelle des coptes (et encore moins par le génocide des yézidis, des affiliés lointains).

        Les combines sont très payantes chez les adorateurs de la Gaïa : à preuve les succès financiers de messieurs Suzuki et Gore.

        J’ai noté l’adhésion voyante du goubernator Schwartzenegger et celui-là aussi voudra sa grosse part du gâteau vert.

        Éventuellement, il y aura des schismes dans le Culte vert qu’il vous faudra exploiter.

  8. Alain Gervais dit :

    Merci M. Duberger de continuer à prêcher la rigueur qui fait défaut depuis si longtemps (+20 ans) dans les médias. J’ai adoré votre utilisation  » de$ pluriel$ », de même que l’analogie à Al Gore vs le prophète dans Tintin et L’étoile mystérieuse

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