POURQUOI IL N’EST PAS POSSIBLE DE CROIRE LE GIEC

Publié: 27 février 2016 dans Uncategorized

Je reproduis ci-dessous un article publié le 24 février par mon confrère et ami Christian Gérondeau.

Christian GERONDEAU

Christian GERONDEAU Président Délégué à la Mobilité et à l’Environnement de l’Automobile Club Association (ACA)

Christian Gérondeau est ingénieur polytechnicien. Il est notamment l’inventeur de la sécurité routière en France et il est aussi l’auteur des plans actuels du RER parisien. Cela fait plusieurs années qu’il dénonce «le terrorisme intellectuel et le règne sans partage du politiquement correct de l’écologie» dans des livres qui ont été des grands succès. Dans son dernier ouvrage, il se réjouit de l’échec de la COP 21, car la réduction des émissions de CO2 aurait entraîné des millions de morts dans des pays pauvres. En effet, «plus de quatre millions d’êtres humains meurent parce qu’ils n’ont pas ou peu d’électricité et qu’ils sont intoxiqués par les fumées de foyers domestiques. D’après l’OMS (Organisation mondiale de la santé), ce «dirty cooking» constitue bien la première cause mondiale de mortalité humaine. Pour faire cesser cette tragédie et plus généralement sortir de la pauvreté plus de trois milliards d’habitants, il faut avant tout leur donner accès à une électricité abondante et bon marché, que seules peuvent le plus souvent leur procurer des centrales à gaz ou à charbon».

POURQUOI IL N’EST PAS POSSIBLE DE CROIRE LE GIEC
par Christian GERONDEAU

Ayant écrit plusieurs livres sur l’écologie et plus particulièrement sur le climat, j’ai progressivement évolué pour arriver à la conclusion qu’il était impossible de faire confiance au GIEC. Ce n’était pourtant pas ma position de départ puisque je commençai mon premier livre sur le sujet par la phrase suivante : « Qui pourrait sérieusement nier que nous connaissons depuis deux décennies des hivers, des printemps, des étés et des automnes anormalement chauds ? Les écologistes ont raison lorsqu’ils proclament la gravité des dangers qui menacent la planète…»

L’Énergie
Si j’ai maintenant abouti à la conclusion opposée, c’est d’abord en découvrant la manière idéologique et déconnectée de la réalité dont le GIEC traite le dossier de l’avenir énergétique de la planète, comme chacun peut le vérifier aisément sur internet. Ce dossier a fait l’objet d’un rapport spécial de 1544 pages du GIEC, le « SRREN » (Special Report on Renewable Energies) rendu public le 9 mai 2011, et auquel ont collaboré 1176 experts.

A l’issue de ce rapport, la plus haute autorité du GIEC, son président de l’époque, Mr Rajenda Pachauri, a déclaré à de multiples reprises et sans être contredit par aucun des trente membres de son Bureau dont par exemple le Français Jean Jouzel : : « Il serait possible que près de 80 % de l’approvisionnement énergétique mondial soient assurés par des énergies renouvelables en 2050… Ce rapport peut servir de base scientifique solide aux décideurs politiques ».

Or l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a constamment montré depuis des années, sur la base des projets en cours et prévus, que la part des énergies solaires et éoliennes ne pourra pas dépasser 5 % au mieux à cette date, ne serait-ce que parce qu’elles sont intermittentes (cf. rapport annuel 2015 de l’AIE), et que 80 % de l’énergie dont a besoin l’humanité continueront à provenir des hydrocarbures au milieu du siècle.

Quand on est à ce degré de contrevérité, les mots manquent. Jamais aucun des 1176 experts cités par le GIEC n’aurait signé les affirmations du Président du GIEC. Quelqu’un peut-il en citer un seul?

C’est que le GIEC est un organisme hybride. Son Bureau, qui est le seul responsable de la communication, est un organisme strictement politique, comme l’ONU, dont les membres, à deux ou trois exceptions près, ne sont nullement experts en climat, mais des fonctionnaires désignés par leur gouvernement respectif.

Si j’ai commencé par l’énergie, c’est pour un motif simple. C’est que l’affirmation du GIEC qu’il serait possible de réduire grâce aux énergies renouvelables l’usage des hydrocarbures par l’humanité et donc les émissions de CO2, a conduit tous les Chefs d’État de la planète à se réunir à Paris pour rien ! Le but affiché de la COP 21 était en effet de voir comment diviser par deux ou plus les émissions de CO2 et donc l’usage des hydrocarbures d’ici 2050.
Le résultat est connu, tel que l’a constaté un organisme qui n’est guère susceptible d’être qualifié de sceptique, puisqu’il s’agit de la Fondation Nicolas Hulot (dossier du 23 novembre 2015 accessible sur internet).

En additionnant les projets de tous les pays de la planète, la conclusion est sans appel : loin de diminuer, le recours aux hydrocarbures et donc les émissions de CO2 vont continuer à augmenter fortement au cours des décennies à venir quoique fassent les pays développés. L’Inde et la Chine vont continuer à construire chacune une centrale électrique à charbon par semaine et n’ont par ailleurs nullement l’intention de se priver de voitures, de renoncer à voyager en avion, ou de cesser d’exporter leurs produits par bateau ou par avion.

Il en va de même pour l’Afrique. La Côte d’Ivoire, le Sénégal et la plupart des autres pays africains mettent en chantier de multiples centrales à charbon car c’est pour leur population une question de survie, quatre millions d’êtres humains mourant chaque année sur la planète faute d’électricité (rapport OMS décrit dans mon dernier livre).

C’est pourquoi le mot CO2 ne figure même pas dans « l’Accord de Paris » dont il était pourtant censé être l’objet, et qui n’est donc qu’un rideau de fumée destiné à cacher une entière vacuité.
Avoir sciemment trompé ainsi l’humanité entière est une responsabilité extrêmement grave du GIEC.

Le climat
Le deuxième dossier qui m’a fait changer d’avis sur le GIEC concerne les prévisions climatiques. Si l’on en croit à nouveau les déclarations de ses responsables, « La science a parlé » et les experts du climat sont « unanimes » pour nous annoncer un réchauffement massif et catastrophique de la planète, comme l’a rappelé la plus haute autorité de la planète, le Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki Moon, lorsqu’il a déclaré à Paris le 5 juillet 2015 : « Le monde est à un carrefour critique. La température des surfaces terrestre et océanique a crû globalement de près de 1°C depuis le début du XXème siècle. Et le GIEC nous dit que nous allons vers un réchauffement de 5 à 6 degrés si rien n’est fait…»

Or, il n’y a aucun accord de la communauté scientifique sur le sujet, comme le montre l’examen des rapports de plusieurs milliers de pages du GIEC eux-mêmes – à condition qu’on s’y plonge. L’affirmation que la terre se réchaufferait de 5 à 6 degrés d’ici 2100 provient du 3ème rapport du groupe 1 du GIEC (2001) et plus précisément de son graphique 9-14, page 555, que chacun peut consulter sans difficulté. (A défaut, il est possible de se reporter à mon dernier ouvrage « Climat, j’accuse » qui en reproduit l’essentiel, en français de surcroît…).

On découvre alors avec stupéfaction que cette hypothèse ne découle que d’un seul modèle sur les 245 que le GIEC a fait élaborer par 245 équipes différentes. Les 244 autres aboutissent à des conclusions entièrement différentes, l’échauffement prévisible ne dépassant pas 1 degré pour certains. Et la dispersion des modèles actuels est la même !

De qui se moque-t-on en affirmant qu’il y a unanimité des experts ? Comment ose-t-on dire que « la science a parlé » quand certaines prévisions affichent 1 degré et d’autres 6°. Comment ose-t-on surtout dire qu’il s’agit d’une approche scientifique ? Je suis Ingénieur des Ponts. Lorsqu’on calcule un pont, on n’entend pas certains experts dire qu’il faut des poutres hautes de 1 mètre, et d’autres de 6 mètres !

C’est la négation même de la science de la part d’un organisme qui procède par la voie anti-scientifique de « votes ». Lorsque le GIEC proclame par exemple qu’il y a « 95 % de certitude » (sic) que la terre se réchauffe dangereusement, ceci résulte d’un vote au sein de son Assemblée Générale, de la part des délégués de ses 194 pays membres 4 dont l’immense majorité est représentée par des fonctionnaires qui ne connaissent rigoureusement rien au sujet.
Cette démarche est à l’opposé absolu de tout ce que nous avons appris à l’École Polytechnique. L’idée de pourcentage est la négation de la science. Ou quelque chose est vrai (100 % de certitude) ou c’est faux (0 %).

Il existe heureusement de remarquables scientifiques qui sont arrivés aux mêmes conclusions que moi et bien avant moi. Contrairement à ce qui est affirmé partout, ils sont très nombreux. A la suite de la publication de mes premiers livres sur le sujet, j’ai été invité à faire partie de « l’Academic Advisory Council » d’une fondation britannique qui ne cache pas son scepticisme (Global Warming Policy Foundation).

La liste des 24 autres membres de celle-ci (cf. p.j.) montre qu’ils émanent des plus célèbres universités mondiales et que beaucoup sont des autorités de premier plan dans leur domaine spécifique d’expertise. Le GIEC aurait sans doute bien du mal à rivaliser sur ce plan…
Le problème vient du fait qu’ils ne sont pas entendus. C’est que, dans chaque pays, seuls ou presque ont accès aux médias ceux qui ont l’apparente légitimité de représenter leur gouvernement national, ou, mieux encore, de faire partie eux-mêmes du GIEC. Il s’agit le plus souvent de scientifiques qui se sont forgé leur opinion depuis des années et ne peuvent concevoir d’en changer, même lorsque l’évolution du climat dément leurs prévisions passées, ce qui est le cas depuis près de vingt ans.

Le coût
Je termine enfin sur l’essentiel : au nom de l’objectif infondé et illusoire de contribuer à l’impossible réduction des émissions planétaires de CO2, notre pays compromet très gravement son avenir. Il multiplie les dépenses inutiles, particulièrement dans des domaines qui sont traditionnellement de la compétence des ingénieurs et particulièrement des polytechniciens. Il en est ainsi du secteur de l’énergie, dont les médias viennent de nous révéler qu’il est en très grave crise.

Chacun sait désormais qu’EDF demande aujourd’hui l’aide de l’État. Or, dès cette année, 5 milliards d’euros sont prélevés sur nos factures d’électricité pour financer les 5 énergies éoliennes et photovoltaïques dont nous n’avons pas besoin puisque nous sommes le premier exportateur d’électricité grâce à notre parc nucléaire. Et ce n’est qu’un début car les 5 milliards vont bientôt passer à 10.

Quant à nos grandes entreprises industrielles du secteur énergétique, elles ont accepté à la demande des pouvoirs publics de ne plus exporter de centrales à charbon au nom de la lutte contre le CO2, alors que c’est là que se situe la demande mondiale.

Le secteur des transports ferrés et publics grève pour sa part chaque année de 22 milliards nos finances publiques, mais toute mesure sérieuse de réduction de la charge correspondante est exclue, le prétexte de «sauver la planète » figurant parmi les arguments avancés. Le coût des bâtiments et plus généralement de toutes les constructions est également accru au-delà de ce que voudrait une approche rationnelle. Il est inutile de prolonger la liste : nous nous tirons à l’évidence une balle dans le pied.

Le plus triste est sans doute que nous affectons par milliers beaucoup de jeunes talents, y compris beaucoup de Polytechniciens, à des secteurs qui n’ont d’avenir que le nom.
En définitive, à quoi bon consacrer tant de temps à savoir s’il y a réchauffement ou non, et quelles en sont les causes éventuelles, puisque nous n’y pouvons rien ? Cela fait certes partie des débats intellectuels qu’adore notre pays. Mais revenons sur terre, et cultivons notre jardin, qui en a bien besoin.

Christian GERONDEAU
Membre Fondateur du Groupe X Climat
Auteur de
Climat j’accuse
Écologie, la fin des illusions

P.J. :
– Liste des autres membres de l’Academic Advisory Council GWPF
– Graphique « Variation de la température terrestre moyenne depuis 1850 »
– Évolution passée et future de la température terrestre
– Graphique « Global average sea level change »
– Carte « Risques liés à l’élévation du niveau de la mer »

 

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commentaires
  1. ruste dit :

    un problème supplémentaire qui n’est que rarement évoqué avec les énergies intermittentes c’est qu’en raison de leur faible efficacité elles nécessitent par kWh produit, une quantité de matériaux (acier, béton, cuivre etc.) considérable qui si on voulait ne serait-ce que produire 20% de l’électricité mondiale dépasserait les capacités de production terrestre qu’il faudrait doubler ou tripler !

    • Paul S. dit :

      Très juste, mais allez donc expliquer la faible densité énergétique à notre ingénieur résident M. Jean-Luc ..
      Il vous traitera de Vendu au diable Exxon.

      Votre terme “énergies intermittentes” sous entend que pour chaque KW d’énergie éolienne ou solaire, il faut du “backup” en énergie fiable, souvent provenant de sources fossiles.

      Ne connaissant pas votre référence, il semblerait à priori que la nécessité de doubler ou tripler la production énergétique mondiale, pour produire des vire-vents et des fours ou des panneaux solaires, soit exagérée. Peut-être que l’on comprimait trop le temps de la production de ces équipements, ce qui résulterait en une augmentation de la puissance requise.

      C’est un fait que pour compenser des GES requis pour sa construction, un vire-vent doit tourner pendant très longtemps.
      Pensez-vous que le Dr. Phil comprendra que les vire-vents d’Hydro-Québec empirent le problème tel que défini par son gourou Stievent ?

      • Reynald Du Berger dit :

        « … à notre ingénieur résident M. Jean-Luc … » On lui a demandé s’il était ingénieur, il n’a pas répondu. Je ne crois pas qu’il le soit. M. Jean-Luc, êtes-vous ingénieur?

      • jean-luc dit :

        au Québec nous avons l’hydro électricité qui est très compatible avec l’éolien !

        Dans mon rang il y a un résident mordu des énergies solaires qui est autonome à 85 % par rapport à hydro. Il a toute modifié son éclairage par de lumière au Del ce qui réduit énormément son système de transfère du courant alternatif au courant continu.

        Je n’affirme pas que c’est remboursable son investissement sur du court terme, mais lui a préféré investir là dedans plutôt que dans son gros 4 X 4..

      • Paul S. dit :

        Bonjour M. Jean-Luc,
        Votre intervention : https://duberger.me/2016/02/27/pourquoi-il-nest-pas-possible-de-croire-le-giec/#comment-37369

        « au Québec nous avons l’hydro électricité qui est très compatible avec l’éolien ! »

        Dans quel sens ? Parce que le “backup” est déjà en place, l’H-Q DOIT-elle installer ce dont nous n’avons pas besoin pour faire plaisir aux politiciens qui peuvent ainsi s’acheter des votes verts ?
        Ensuite, faire payer le consommateur, abonné au monopole, pour ce caprice ?

        Approuvez-vous la génération des GES encourue lors de la production / installation des parcs d’éoliennes inutiles ?
        Que dire du transfert d’argent, extrait de l’économie québécoise, vers les pays producteurs de la technologie vire-ventière (Allemagne, Danemark, USA, Espagne, etc..).
        C’est cher payer la création de quelques emplois en Gaspésie (à 140,000 $ la copie, subventionnée par l’état) et les pièces triviales (pales & structures) laissées à Marmen.

        Sans oublier les profits (toujours faits sur de l’inutile pour nous) extraits de notre économie par plusieurs exploitants de parcs d’éoliennes, basés ailleurs dans le monde (France, USA, autres provinces, etc..).

        Si vous voulez parler de la priorité, toujours requise pour le courant produit par l’éolien, plus facile à accorder par une centrale hydroélectrique que par des usines thermiques, alors vous avez raison, bien qu’il faut quand même prendre des mesures compensatoires en gestion du réseau électrique. Probablement, en régime transitoire, il y aurait des pertes d’énergie.

        Pour la mouvance verte, ici comme ailleurs, la filière éolienne jouit d’un statut d’intouchable : une sorte de vache sacrée.

        Peut-être que cette filière serait envisageable au Québec si elle était couplée à une technologie de stockage d’énergie efficace et abordable (non-subventionnée !!).

        J’approuve sans réserve l’initiative de votre voisin : rien de tel que l’auto-suffisance. D’ailleurs, le Dr. Phil prévoit déjà la production d’électricité domestique revendable à l’HQ.
        Je parie que le voisin engraisse son cochon et élève ses poules.
        S’il ne l’a pas déjà fait, il devrait fabriquer son chauffe-eau solaire artisanal.

  2. Paul S. dit :

    Et si la lutte aux changements climatiques n’était qu’un “red herring” (https://en.wikipedia.org/wiki/Red_herring), cachant le vrai objectif : l’établissement d’un nouvel ordre mondial ?

    L’Occident industrialisé condamné à l’appauvrissement / affaiblissement par la lutte aux chimères, la désindustrialisation, l’aide obligatoire aux pays défavorisés, la prise en charge des surplus démographiques mondiaux (migrants), etc..

    Pendant ce temps, les nouvelles puissances économiques, dont la Chine, continueraient à s’enrichir et à imposer leur influence, pour le moment surtout en Afrique et de plus en plus ailleurs, incluant les pays européens moins fortunés.

    Penser que la COP21 est un échec parce que les mesures de réduction des GES ne sont pas contraignantes .. Pour le moment (afin de pacifier le Congrès américain), l’étapisme oblige.

    Le transfert de la richesse par le dépouillement de l’Occident était toujours dans les cartes (voir Kyoto) et on le concrétisera graduellement.

    En Chine, les dirigeants (90 % de politiciens et fonctionnaires) ont une formation scientifique ou en génie : ce sont des gens pragmatiques.
    Pour la galerie, ils engagent à lutter contre la vraie pollution, car ils n’ont pas le choix, mais pour les mesures de réduction des GES ils vont tergiverser.

    Les dirigeants occidentaux actuels sont souvent des idéalistes et parfois ils sont carrément irresponsables.
    Que peut-on attendre de gens comme B. Obama, A. Merkel, F. Hollande, Justnot Smart et Dr. Phil ?

  3. jean-luc dit :

    Non mon voisin n’est pas du style Les arpents verts, bien au contraire. Il fabrique lui même ces lumière Del. Il a une connaissance importante dans tous ce qui concerne les panneaux électriques et électroniques..

    S. Guilbeault dit que les investissements dans le secteur des énergies renouvelables a dépassé pour la première fois, les investissements dans le secteur des combustibles fossiles… au USA.

    Paul S. vous avez écrit :
    Peut-être que cette filière serait envisageable au Québec si elle était couplée à une technologie de stockage d’énergie efficace et abordable (non-subventionnée !!).

    Q: qu’elle est la fonction d’un barrage d’Hydro , si ce n’est pas cela ?

    • Reynald Du Berger dit :

      J’entends souvent « ça donne des jobs aux Gaspésiens ». Pourquoi ne pas leur faire ériger plutôt des centaines de statues de René Lévesque? Il était Gaspésien. Cela ne demande que peu de déboisement, peu de bronze (Lévesque était petit) , et les socles ne demandent aucune des tonnes de béton et acier d’armature que nécessite un seul vire-vent. Le vire-vent ne durera pas 25 ans en notre climat, tandis que les statues de René Lévesque seront encore là dans un siècle pour témoigner du « modèle » québécois dont personne ne veut.

      • Paul S. dit :

        Pour encourager les gaspésiens, ainsi que l’industrie forestière, on devrait plutôt penser durable et biodégradable.

        On n’aurait qu’à déporter les sculpteurs de Saint-Jean-Port-Joli, les naturaliser gaspésiens et produire les statues de M. Lévesque en bois.

        Il serait même envisageable d’en produire des géantes et les doter d’hélices pour sauvegarder la vocation de production vire-ventière de la région.

    • Paul S. dit :

      M. Jean-Luc – vos propos (https://duberger.me/2016/02/27/pourquoi-il-nest-pas-possible-de-croire-le-giec/#comment-37371)

      Êtes vous sûr que votre voisin fabrique bien les diodes électroluminescentes elles-même ou plutôt des blocs optiques logeant les dites DELs ?

      Est ce que M. Guilbeault avait inclus dans son décompte les fermes américaines cultivant du mais OGM pour la production de l’éthanol à grands coups de fertilisants ?
      Les 40 % de la production de cette denrée alimentaire sont ainsi détournés pour un gain minimal ou nul au niveau des émissions du CO2 que l’on émet bien tout au long de la chaîne de production du gazohol.
      Par ailleurs, les prix des denrées alimentaires (arrimés au mais) ont augmenté énormément et les pauvres qui s’alimentaient aux tamales ont maintenant faim. On a même parlé de milliers de morts dans les pays défavorisés.
      Les usines de production d’éthanol furent lourdement subventionnées.
      Toute une victoire !

      J’aimerais bien voir le bilan de S. Guilbeault, notre ministre de-facto de l’Environnement, car je doute de sa rigueur.
      Est-ce que la publicité de Coca Cola montrant un ours polaire fait partie de ces “investissements” dans les énergies renouvelables (la caféine) ?

      Non, M. Jean-Luc, un barrage (ordinaire) d’Hydro n’est pas un moyen de stockage d’énergie produite par l’homme. Un barrage accumule de l’énergie potentielle mise à notre disposition par le bon Dieu, pas par l’Éole du prophète Stievent.
      Dans les années ‘70 les chercheurs d’Hydro-Québec ont évalué la possibilité de construire des barrages pompés, remplis avec des surplus de puissance ponctuels du réseau et utilisés pendant les heures de forte demande (voici la technologie en question https://fr.wikipedia.org/wiki/Pompage-turbinage).
      Je crois que la société d’état avait fermé ce dossier après la concrétisation du Projet de la Baie James.

      Le prof. Robert avait rapporté le problème allemand ici : https://duberger.me/2015/10/27/heureux-les-climato-soumis/#comment-36838
      Les filières solaire et éolienne ont toujours la priorité sur un réseau car elles sont intermittentes.
      Pour justifier leur prix élevé, il faudrait éviter cela et pouvoir stocker cette énergie, moins les pertes (formes possibles : hydrogène, mines de sel, air comprimé, etc..) et ainsi pouvoir compter là dessus, au lieu d’acheter l’électricité à l’externe au prix marginal très élevé (il semblerait, jusqu’à 400 X le prix régulier du kWh en Allemagne).

      Mon questionnement sur les éoliennes n’était pas que rhétorique.
      Vous avez préféré ne pas élaborer.
      Espérons que les profiteurs danois et allemands sauront se montrer reconnaissants avec nos politiciens et ceux, comme vous, qui approuvent.

      • James C. dit :

        Le projet de pompage turbinage d’Hydro-Québec était sensé être construit sur la rivière Jacques-Cartier. À cause de pressions d’écologistes venant de tous côtés, Hydro a laissé tomber, et pas seulement à cause de la Baie James. C’était vraiment minime comparé à la Baie James.
        C’est comme le fameux moteur roue Couture, les pressions et du gouvernement et des pétrolières a tout fait  »fouéré ».

        Quant aux éoliennes, disons merci au grand gouvernement Charest. Les ingénieurs d’Hydro n’arrêtaient pas de dire que la synchronisation des éoliennes, instables de par nature, au réseau, plus stable, serait un cauchemar perpétuel.

        Autre chose dans les trouvailles d’Hydro: c’est ici qu’a été inventé la pile au lithium, à l’IREQ de Varennes, années fin 70 début 80. Ils ont vendu le brevet aux Japonais sur les pressions du gouvernement de l’époque, comme pour le moteur roue. C’est le docteur Lionel Boulet, fondateur de l’Institut de recherche électrique du Québec (IREQ) et pionnier mondial, qui en a été l’instigateur de ces deux derniers projets. Il voulait que la pile soit une partie intégrante de l’appareil. Il ne faut pas croire tout ce qu’en ont dit les médias et Wikipédia. Je le sait de la bouche du cheval même.

        Il y a beaucoup d’autres choses qui ont été inventées ici et dont personne en parle.
        EX: le pneu sans chambre à air (Alexis Nihon et Léo Dandurand), la pinte de lait en carton ciré (un pompier de Ville Saint-Laurent), et beaucoup d’autres.

  4. Éric Ducharme dit :

    Je ne comprends pas comment on peut souhaiter le développement de l’éolien. Qui veut avoir ça dans la face. Ça me dépasse complètement. Je suis contre, mais totalement contre, J’en veux tout simplement pas. C’est tu assez clair.

    • Paul S. dit :

      Cette citoyenne pense comme vous : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/eole_saint-valentin/documents/DM139.pdf

      Et elle n’a même pas effleuré les vrais problèmes : le massacre des oiseaux et des chauve-souris, le danger pour les randonneurs (projection de glace), le bruit (infrasons), le déboisement, etc ..

      Il ne faut pas oublier, non-plus, l’appauvrissement collectif : on payera bientôt 1,000,000,000.00 $ / an pour l’énergie vire-ventière dont nous n’avons pas besoin.

      Mais il fallait des monuments géants aux Verts triomphateurs.

  5. Éric Ducharme dit :

    Plus que je lis sur ce sujet et plus que je constate que ce ne peut être qu’une extrême minorité qui soit en mesure de nous expliquer à quoi rime leur foutu modèle et qu’il est impossible qu’un consensus éclairé de scientifique puisse comprendre ce charabia qui ressemble de plus en plus en quelque chose d’ésotérique qui ne correspond pas du tout à la réalité.

  6. Reynald Du Berger dit :

    François Gervais, membre comme moi du comité scientifique du Collectif des climato-réalistes vient de publier ceci dans Earth Sciences Reviews. J’ai évoqué ce cycle de 60 ans dans ma conférence de dimanche dernier. http://authors.elsevier.com/a/1ScJo2weQTZJr

  7. jean-luc dit :

    Pour Paul S. et cie qui disent que les énergies renouvelables ce n’est pas possible.

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/28/les-contre-verites-du-dernier-pamphlet-climatosceptique_3504317_1650684.html

    Pour R. Duberger… critique de François Gervais par François Marie-Bréon climatologue
    voici le lien vers son cv

    http://www.climat-en-questions.fr/auteur/francois-marie-breon

    Vous évoquez un cycle de 60 ans ? qu’elle est la cause de ce cycle ?

    • Reynald Du Berger dit :

      « Vous évoquez un cycle de 60 ans ? qu’elle est la cause de ce cycle ?

      Vous ne lisez donc pas l’anglais? dommage! et climato-crédule en plus! décidément, vous êtes à plaindre. Désolé, je n’ai pas le temps de vous traduire l’article… AMO… cela vous dit quelque-chose? et sur la même question, puisque vous ne semblez pas connaître l’AMO, demandez l’aide de votre « climatologue » Bréon et en même temps, puisque vous-même en êtes incapable, demandez-lui une preuve… une seule preuve du RCA…

      ensuite, je m’attends à ce que les commentaires sur ce blogue soient en réponse au billet, donc qu’avez-vous à répondre à Christian Gérondeau?

    • Éric Ducharme dit :

      Vous allez probablement tomber des nues, mais il y en a un qui est encore pire que F.Gervais. Imaginez-vous que le gars en question, a identifié par loin d’une vingtaine de cycles et de plus ont se fou royalement de ce que peut ou non, signifier ces cycles. L’important est qu’il y a des cycles qui expliquent le profil des températures et que ça n’a rien à voir l’activité humaine.

      • jean-luc dit :

        M. Ducharme vous pouvez croire à la biorythmie si ça vous chante mais pour moi il faut que le cycle en question est une cause si on veux considérer cela comme de la science !

        Je repose la question à M. Duberger car j’ai couvert (en diagonale) l’article que vous m’avez référer (et oui je lis l’anglais) et tout ce que j’ai lu c’est qu’il y aurait un parallèle entre le AMO et les prétendus cycles soulevés par F. Gervais.

        Par rapport à C. Gérondeau, il n’ y a pas d’éléments nouveaux de citer à propos de recherche sur le climat. Son propos n’est que politique.

      • Reynald Du Berger dit :

        « Par rapport à C. Gérondeau, il n’ y a pas d’éléments nouveaux de citer à propos de recherche sur le climat. Son propos n’est que politique. »

        Pas d’éléments nouveaux! quelle prétention! et « son propos n’est que politique ». Pour qui vous prenez-vous? Savez-vous seulement qui sont Christian Gérondeau et François Gervais?

        IL est clair que, ou bien vous ne savez pas lire l’anglais, ou bien vous n’avez rien compris à l’AMO et à l’article de Gervais… refaites vos devoirs, il y a une littérature abondante sur l’AMO , de laquelle il semble que vous venez de découvrir l’existence.

      • Reynald Du Berger dit :

        « …mais pour moi il faut que le cycle en question est une cause si on veux considérer cela comme de la science ! »

        Si je traduis en français vous voulez dire « il faut qu’on ait (et non pas est) identifié une cause à un cycle ou phénomène afin que la science puisse prendre ce phénomène (AMO) au sérieux ».

        On étudie scientifiquement le phénomène EL Nino et pourtant personne n’a encore identifié d’élément déclencheur au ENSO (El Nino southern oscillation) .

      • Éric Ducharme dit :

        @ Jean-Luc, Faites moi rire avec vos définitions, ça prend plutôt un esprit primitif pour avoir n’avoir d’autre choix que de s’accuser lorsque qu’on ignore la cause d’un fait naturel.

  8. jean-luc dit :

    El Nino ou La Nina sont cycliques ? mais pas tout le temps, le même nombre d’année entre chaque El Nino ?

    Je ne dis pas que AMO n’existe pas ! Ben voyons…

    Je dis que pour les autres cycles qui influencent le climat terrestre, les causes sont bien identifiées et sont extérieures à la terre (variabilité de 11 ans du cycle solaire, distance terre-soleil, etc..).

    Je vous fais remarquer que c’est vous qui avez fait référence en premier à F. Gervais.

    • Reynald Du Berger dit :

      « El Nino ou La Nina sont cycliques ? mais pas tout le temps, le même nombre d’année entre chaque El Nino ? »

      Un cycle doit-il être régulier? il existe des cycles tectoniques et galactiques qui ne le sont pas .

      « les causes sont bien identifiées »

      ah ouin? comme la cause du RCA? bien identifiée? nous attendons toujours LA preuve que nous vous avons demandée monsieur le climato-crédule.

  9. Robert dit :

    J’écoutais un gars qui parlait à Denis Lévesque en expliquant qu’il avait eu une inondation sur le bord d’une rivière et Lévesque qui en rajoutait en disant que c’était surement du aux changements climatiques. Imaginez, mon grand père, dans les années trente nous racontait les déversements de la rivière chaudière….Ils sont en train de créer une psychose dans la population…à chaque fois qu’un ruisseau déborde!

    • Paul S. dit :

      La télévision de nouvelles en continu crée des nouvelles au besoin. La rigueur n’est pas de mise.
      À preuve le sympathique mononcle Lévesque : un peu obtus, mais souriant et affable.
      La nouvelle à la portée de tous.

    • RexTerras dit :

      C’est pour mieux pouvoir charger des taxes carbones afin de tondre encore plus profond le mouton québécois.

  10. Robert dit :

    Excellent post de Monsieur Gerondeau…Si tous pouvaient comprendre aussi bien…Tellement limpide!

  11. Eric Bouchard dit :

    Il fut un temps dans l’histoire humaine où l’Homme croyait dur comme fer que la terre était plate et que l’univers tournait autour de celle-ci, ne l’oubliez pas.. et l’Économie Verte n’existait pas à cette époque.

  12. ***** STAR Quartz Energy dit :

    (SYMPOSIUM INTERNATIONAL visant à promouvoir les énergies de sixièmes générations)

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