Rétro : L'Himalaya, la pointe de l'iceberg

Publié: 6 avril 2010 dans Archives pré-blogue, Environnement, Mouvement écologique
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Par Reynald Du Berger,

Cet article avait été publié sur mon blogue, avant que je me joigne à l’équipe,

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC)vient de se faire prendre dans un mini-scandale qu’on a appelé le Glaciergate. Dans son dernier rapport de 2007 qui comporte des recommandations aux politiques, le GIEC a fait sien un rapport du World Wildlife Fund (WWF) qui prétend que d’ici 2035, toutes les glaces de l’Himalaya auront fondu, si le réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre émis par l’homme se poursuit au même rythme. Il s’avère que cette hypothèse est fausse, ne reposant sur aucun fondement scientifique.

Un collègue anthroporéchauffiste et chercheur en climatologie attire mon attention sur le site Realclimate qui, à la décharge du GIEC, prétend que ce dernier n’est « pas infaillible ». Realclimate est la tribune par excellence des anthroporéchauffistes purs et durs. Realclimate a aussi l’audace de se décrire comme  » Climate science from climate scientists » . Pourtant, je n’y ai jamais rien lu qui exprime la moindre ouverture vers le climatoscepticisme.

On n’attend pas l’infaillibilité du GIEC. On lui demande seulement la probité. Or le GIEC se targue de ne citer dans ses rapports que des études sérieuses ayant fait l’objet de revues critiques par les pairs (peer reviewed) .

Une climatosceptique amateur a relevé , seulement en quelques heures de lecture, une bonne vingtaine de références au WWF, institution écologiste très politisée et sans crédibilité scientifique, dans le dernier rapport du GIEC. Elle les présente en vrac sur son blog.

Le Glaciergate de l’Himalaya n’est que la « pointe de l’iceberg ». Les pieds d’argile du géant GIEC commencent à s’effriter. Je souhaite sincèrement des débats sur la question de la crédibilité d’abord du CRU, du NOAA et de la NASA en regard de leurs données climatiques brutes, traitées, filtrées, tronquées, omises, oubliées ou même cachées, et ensuite sur le GIEC lui-même. J’espère que les médias et les magazines scientifiques québécois publieront les conclusions de l’enquête qui vient de s’ouvrir au parlement britannique sur le Climategate. Les conséquences de l’application aveugle et à l’échelle mondiale de recommandations aux politiques de la part du GIEC sont suffisamment graves pour que le citoyen exige des comptes.

commentaires
  1. Patrice dit :

    Ce qui me dérange le plus dans ce genre d’arguments, c’est qu’on oublie trop souvent les changements climatiques comme le petit âge glaciaire et la période chaude médiévale.

    Pourtant, il y a 12 000 ans, il y a eut un réchauffement climatique foudroyant.

    http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56313.htm

    Étrangement, cette découverte n’a pas été mentionnée dans nos médias québécois.

    Si jamais j’obtiens un poste en éthique et cultures religieuses au secondaire, je vous inviterai avec grand plaisir Mr. Du Berger!

    Patrice Robert

  2. Isabelle Robillard dit :

    Des débats sur la crédibilité du GIEC ET aussi sur l’organisation de l’ONU elle-même!!

    Triste à dire mais je commence à me poser des questions sur l’intégrité de l’ONU. C’était sans doute une idée louable de mettre sur pied une telle organisation à la fin de la 2ième guerre mondiale. Mais quand on constate la gestion inefficace de cette organisation dans des conflits comme le Rwanda, ça nous rend perplexe.

    Dans le magazine Resources World (février 2010) qu’on donnait gracieusement au dernier congrès du PDAC à Toronto, il y avait un article intéressant signé par David Duval et intitulé « The Climate Debate – Never let the facts get in the way of a good story ».

    M. Duval avait travaillé en tant que conseiller technique pour l’ONU. Voici ce qu’il avait à dire dans son article (désolée, je n’ai pas trouvé cet article sur le web!):

    « What rankles me most about the whole climage change debate is the credibility given to IPCC (GIEC) report which was put out by an organization with which I am very familiar. In another life I did some overseas contract work for the UN and was appalled by their operating practices, not to mention the politicized naure or the entire organization. Everything about the UN has a political component to it including, the infamous IPCC report that has underpinned the hysteria that’s so prevalent in today’s climate change debate. »

    Ça se corse dans le paragraphe suivant quand on comprend de quoi (ou de qui?) est majoritairement composée l’ONU.

    « What the climate change adherents are recommending, to alleviate the consequences of this perceived human-caused warming, would produce a tectonic shift in the world economic order. Trillions of dollars in wealth transfer would go from the West into the developing world (mostly into the pockets of corrupt politicians) whose member contries dominate the UN numerically. »

    « In general, these countries are anti-Western and in most cases anti-democracy as well. »

    Voilà pourquoi je pense qu’on devrait, par extension, amener le débat sur la crédibilité de l’ONU elle-même!!

  3. Patrice dit :

    Pardonnez mon oubli. Voici une nouvelle qui indique bien l’implication du soleil dans les cycles des changements climatiques:

    http://www.synergy-space.com/index.php/science-et-finance/espace/1337-calme-record-pour-le-soleil

    Encore une fois, personne ne parle de l’incidence du soleil dans les épisodes de réchauffements. Sauf ici, merci!

    Patrice Robert

  4. Simon Leduc dit :

    Encore une preuve que la théorie réchauffiste est de la bouillie pour les chats. Il n’y a pas de réchauffement planétaire, c »est faux.

  5. Reynald Du Berger dit :

    @Patrice
    Le Soleil est probablement le moteur principal des changements climatiques, comme le gaz à effet de serre de très loin le plus abondant et important n’est pas le CO2 mais est la vapeur d’eau (nuages et aérosols). Or ces deux éléments ne sont pas présents dans aucun des modèles du GIEC sur lequel ce dernier base ses prévisions. La science du climat est d’une complexité déconcertante. Par exemple, on comprend encore mal comment se forment les nuages en basse altitude ( nuages abondants = températures basses) sous l’influence du bombardement de la Terre par les rayons cosmiques, lesquels sont en ce moment très actifs à cause de la faiblesse du champ magnétique solaire, conséquence de la faible activité solaire observée en ce moment. Les basses températures observées en ce moment sont donc explicables par la baisse de l’activité solaire et contraires aux prévisions des modèles du GIEC. J’ai hâte que les premiers résultats de l’expérience CLOUD soient publiés. Il est temps qu’on mette de côté ces modèles sur-simplifiés pour s’attaquer à la vraie science.
    Cela dit, ca me fera plaisir d’intervenir devant vos élèves si vous obtenez ce poste que je vous souhaite.

  6. Charles Vincent dit :

    « La science du climat est d’une complexité déconcertante. »

    Malheureusement beaucoup profitent de la méconnaissance des citoyens pour faire profiter leur propre capital, qu’il soit politique ou financier, et ce à nos propres frais.

    Prenez la conférence de Copenhague par exemple. Le GIEC stipulait que le monde allait subir une hausse importante des coûts en raison de conditions météorologiques extrêmes liées à des événements depuis les années 1970, suggérant qu’une partie de l’augmentation de ces conditions météo était due au réchauffement climatique. Le panel d’expert avait fondé cette affirmation sur un rapport académique non publié qui n’avait pas encore été soumis à un examen scientifique de routine tout en ignorant les avertissements de conseillers scientifiques comme quoi les preuves utilisées pour justifier cette thèse étaient trop faible.

    Il est important de rappeler que c’est en partie sur cette prémisse que plusieurs pays sous-développés et en voie de développement réclamaient environ 100 milliards$ en compensation financière des pays industrialisés parce qu’on les accusait d’être les responsables des changements climatiques actuels.

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article7000063.ece?token=null&offset=0&page=1

  7. […] à Radio Shock diffusée sur XM 172 le 4 décembre 2009 traitant du Climategate. Article relié : L’Himalaya, la pointe de l’iceberg La science climatique à […]

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