ÉVÉNEMENTS MÉTÉOS ET SISMIQUES « EXTRÊMES »

Publié: 30 septembre 2018 dans Uncategorized

séismes

 

Même si le Président français François Hollande a déjà affirmé publiquement que le « réchauffement climatique anthropique » (RCA) allait causer de plus en plus de séismes et de tsunamis, je ne tenterai aucune corrélation entre météo et sismicité. La raison est simple : jusqu’à preuve du contraire, il n’y en a pas.

Les médias ont cependant établi un lien de causalité entre le supposé RCA et la tornade qui a dévasté un secteur de l’Outaouais la semaine dernière. Certains médias ont cependant un discours à géométrie variable. Ils prétendent faire la différence entre météo et climat… sauf que… quand c’est une canicule comme l’été dernier au Québec, cela s’appelle du climat (RCA) , tandis qu’une vague de froid mordant comme celle qu’on a connue l’hiver dernier, c’est simplement de la météo.

Ces mêmes médias persistent et signent en affirmant qu’à cause de ce RCA, les événements météorologiques qu’ils appellent « extrêmes » – ouragans, tornades, sécheresses, inondations- sont et deviendront de plus en plus fréquents et de plus en plus sévères.

Pourtant aucune donnée scientifique ne vient étayer cette hypothèse. Pour certains de ces événements, dans certains océans, on observe même une diminution.

En plus de ce manque de données scientifiques pertinentes, il existe deux biais qui ont tendance à créer une fausse impression d’augmentation de fréquence et de sévérité.

1- La technologie

Depuis l’avènement des mesures et observations satellitaires, nous pouvons détecter un plus grand nombre de ces événements météorologiques et d’une taille de plus en plus faible.

Même biais pour la sismicité. L’avènement des sismographes au début du vingtième siècle a fait augmenter considérablement le nombre de séismes détectés et avec une magnitude de plus en plus faible au fur et à mesure que la sensibilité et le nombre de nos instruments augmentaient.

2- La démographie

Des régions du Globe qui étaient dépourvues de populations humaines il y a 50 ou 100 ans, sont maintenant peuplées. Ces régions ont toujours été frappées par des événements météorologiques « extrêmes », sauf qu’on a commencé à les relater seulement à partir du moment où les populations s’y sont installées. Le nombre de ces événements a donc en apparence globalement augmenté seulement à cause de l’augmentation du nombre de rapports.

On observe un biais tout à fait analogue pour la sismicité. Si l’on prend le nombre et la distribution géographique des séismes de l’Est canadien de 1534 à 2018 et qu’on les analyse par tranches de 50 ans, on découvre que les tremblements de terre suivent les populations. Par exemple, supposons qu’un séisme de magnitude 6 s’est produit en 1753 dans la région du Mont Tremblant (qui tire son nom effectivement d’un séisme); personne n’habitait la région de Mont Tremblant à l’époque, mais l’événement a été fortement ressenti jusqu’à Montréal. Les habitants de Ville-Marie (Montréal) de l’époque l’ont donc rapporté et on a donc placé l’épicentre dans la région de Montréal. Au 19ième siècle, la région des Laurentides au nord de Montréal a commencé à se peupler, et les habitants ont donc commencé à en rapporter une sismicité suffisamment importante pour qu’on fasse éventuellement de cette région une zone d’activité sismique reconnue comme telle dans le Code national du bâtiment canadien.

Les événements météorologiques et sismiques ne sont donc ni plus fréquents ni plus sévères que par le passé. La seule chose en rapport avec ces événements qui a tendance à augmenter, c’est la crainte et l’angoisse d’une population désinformée par des médias à la culture scientifique défaillante et en quête de sensationnalisme.

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commentaires
  1. Éric dit :

    Et bien, dans un tel cas, il faut régresser les mesures sur la population et procéder à la corrélation des valeurs résiduelles. C’est ce qu’on appelle faire une corrélation partielle. Y connait juste un ti-peu son affaire le ti-Joe, pas trop mais un peu. 😉

  2. Fernand Trudel dit :

    Je crois plus un sismologue de carrière qui est invité partout sur le globe pour observer et commenter les phénomènes sismiques qu’un théologien comme Steven Guilbault qui se proclame scientifique. La technologie a amplifié les événements à un point tel que les médias rendent les humains imputables de tous les maux même naturels.

    • Paul dit :

      Pas besoin de technologie pour que l’humain soit considéré responsable.

      Les chamans et les prêtres ne se gênaient pas pour proclamer la responsabilité collective punie par le(s) dieu(x).

      Aujourd’hui, c’est la Gaia qui punit l’humain, mais, malheureusement, pas seulement l’homme blanc qui l’avait violée et continue à le faire.
      Il y aura bientôt des légions d’exilés climatiques expulsés par la Gaia vers les contrées occupées par les hommes blancs coupables et par leurs malheureuses compagnes innocentes.

      La vérité est dite par Stie’vent Guilbeault et les autres néo-chamans.

  3. Regis Couture dit :

    Les simulations du GIEC sont parfaitement claires: elles portent bien leur nom d’ailleurs (SIMULATIONS). Et ne démontrent rien. Ils en ont fait dix … dix simulations qui réussissent la dissimulation de la réalité … assez pour con vaincre nos politiques et nos médias crédules.

  4. rtremblay dit :

    N’est-ce pas normal qu’il fasse froid en janvier pendant quelques jours ? eh oui c’est de la météo.

    Alors que les chaleurs de juillet, août et allé jusqu’à la mi septembre me semble hors norme d’où le qualificatif de changement climatique.

    Pourtant votre analyse semblait bien amorcée !

    • Paul dit :

      “.. Pourtant votre analyse semblait bien amorcée ! ..”

      Cher Rejean : Vous aussi, vous avez trouvé qu’il manquait la troisième et la plus importante, dimension à l’analyse bidirectionnelle du prof.
      Soit, la “Fragilité mentale du public”.

      Les superlatifs (température record, tempête du siècle, du jamais vu, bombe météo, vortex polaire inédit, etc..) des Miss Météo et des journaleux en général, collent d’autant plus que le public ciblé ait été élevé dans la ouate, avec la conséquence que sa tolérance à l’environnement physique est fortement diminuée.
      Il suffit de penser à la résilience des colons qui se sont établis en Nouvelle France au creux du Petit âge glaciaire pour admettre la mollesse du mental québécois d’après la Grande Noirceur.

      Vous, un agroalimentaire accompli, vous êtes bien placé pour comprendre le danger que représentent les températures “extrêmes” pour les cervelets fortement fragilisés.

      • rtremblay dit :

        Je ne crois pas qu’il existe de l’information concernant le petit âge glaciaire en amérique du nord.

        un raccourci de trop dans votre dernier message Paul !

        Le froid aussi vous a déjà mordu 🙂

      • Paul dit :

        Monsieur Tremblay,

        Plus au nord, le Petit âge glaciaire a chassé les Vikings du Groenland, alors j’ai cru que le Vineland était atteint aussi.

        Mais, pas besoin de remonter aussi loin pour trouver des québécois résilients. Les générations ayant vécu sous la Grande Noirceur l’étaient.
        De plus, ils avaient un bagage de valeurs centré sur la responsabilisation de l’individu (devant le Seigneur, entre autres choses) et sur l’importance de la labeur pour mériter les récompenses.
        Pas l’inverse, prôné depuis par la gauche enseignante. Ils fêtaient l’Action de Grâce, pas l’Halloween.

        Plus t’es mou, plus tu crains tout.
        Plus t’as peur, plus les événements climatiques “extrêmes” t’effraient.
        Plus t’es un Vert fragile, plus tu votes pour les Solidaires.
        Plus t’es Solidaire, plus tu t’enfonces dans la Noirceur verte.
        Des raccourcis ? Regardez autour de vous.

        Je vous crois quinquagénaire, alors la Noirceur (la Grande, pas la verte) ne vous a qu’effleuré. Dommage pour vous.
        L’autre Noirceur, ça se soigne.

        À propos, je suis content de vous retrouver après votre bannissement.
        Le prof qui pardonne, le bouillant activiste contrit, ou la combinaison des deux..

        La “bombogénése” météorologique, vous ne trouvez pas ça un peu fort ?
        Ne pensez-vous pas que le rôle des “bombogénesistes” c’est justement d’exploiter la fragilité mentale des Verts ?
        L’image que le mot “bombe” suscite chez moi, c’est les ruines de Dresde, d’autres imagineraient celles d’Hiroshima.
        La destruction fait peur et c’est ça le but du travail de sape sur le subconscient.

        Solidairement,
        Paul S.

  5. Paul dit :

    “Bombogenesis” (la “bombogenèse” ?) : une nouvelle sous-discipline de Sciences atmosphériques pertinente à l’évolution du climat et le prof ose questionner l’utilisation parcimonieuse du qualificatif d’événements météo extrêmes !
    https://www.theweathernetwork.com/news/articles/weather-bomb-canada-snow-blizzard-bombogenesis-winter-storm-damaging-winds-northern-canada/114533/

    Que le prof se le dise : la Charte des Droits et des Libertés nous garantit le Droit à la peur.

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