Françaises et Québécoises , l’Académie vous a comprises !… mais vous rabroue !

Publié: 28 octobre 2017 dans Uncategorized

sexisme

 

Ce billet risque de me valoir des accusations de misogynie féroces et non voilées. Non seulement je ne l’assume pas, mais je l’affirme avec force et conviction. On assume une tare, un défaut, une infirmité, une erreur, mais on affirme ses valeurs, les causes qu’on défend, et il se trouve que je défends la langue française.

Le 26 octobre, l’Académie française émettait un communiqué prudent et timoré sur le français « inclusif ». Si les dictionnaires Larousse et Robert sont utiles pour trancher les querelles entre joueurs de scrabble, ils ne sont pas des dictionnaires officiels de la langue française. C’est l’Académie française qui seule est l’autorité.

Quand j’étais à l’école primaire et secondaire des années 1950 à 1962, mes professeurs de français me répétaient souvent cette règle fondamentale de la langue française,  « le masculin l’emporte sur le féminin ». Nous n’étions que des garçons dans la classe. En 2017, y a-t-il des enseignants qui osent rappeler cette règle en cours de français devant une classe composée majoritairement de filles?

En 1961, un célèbre général était assez brillant pour réaliser qu’au moins la moitié de son électorat était composé de femmes. Nos politiques québécois comme messieurs Charest et Couillard lui ont emboîté le pas avec leurs « Québécoises et Québécois » qui sonnent comme le caquètement d’oies sauvages en rut… et en manque de votes.

Plus tard, je suis devenu professeur à l’université et on m’a obligé à verser une cotisation à un groupe appelé « Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec à Chicoutimi ». Cette université formait pourtant – et forme toujours- des maîtres en français, et comme les autres universités de la Province, elle abrite aussi un Syndicat des chargées et chargés de cours !

L’Académie est pourtant claire sur la féminisation des fonctions, métiers, titres et professions. Il n’y a pas de professeures, de recteures, de sapeuses-pompières, d’auteures, d’ingénieures, de procureures, pas plus que de chercheures.  La pharmacienne demeure la femme du pharmacien et la mairesse la femme du maire. Je suis ingénieur et si je m’adresse à Madame Kathy Baig, ing.  qui occupe présentement le poste de président de notre ordre professionnel, je dirai « madame le président » au risque de me faire rappeler à l’ « ordre » et sanctionner comme le fut ce brave – et téméraire- député à l’Assemblée nationale française qui a osé faire passer les règles de la langue française devant celles de sa noble mais ignare assemblée, présidée par une femme.

J’ai un couple d’amis français avec lesquels j’ai fait plusieurs voyages au proche orient. Ils sont tous les deux diplômés en pharmacie. Aussi bizarre que cela puisse paraître, l’épouse est à la fois pharmacienne et pharmacien.

La fillette qui distribue les journaux de porte en porte est un camelot, à moins que les dames à qui je fais dresser le poil des bras et des jambes avec ce billet, aient un mot alternatif  à suggérer ? …

Mon médecin est une femme que je ne veux pas confondre avec son art ni avec le médicament ou le traitement qu’elle me recommande ou me prescrit. Elle est mon médecin et cela ne lui enlève rien de sa féminité.

Je pars bientôt en Allemagne et constate que pour nos amis teutons, la femme c’est féminin, l’homme c’est masculin, mais les enfants… c’est neutre. Devrait-on abolir le genre? Il paraît qu’il y aurait maintenant des Canadiens au sexe neutre!

Je termine ce billet en notant que mon logiciel de traitement de texte (Open Office, gratuit) ne m’a pas encore insulté par des soulignements intempestifs ou de féroces rappels contre ma « misogynie » comme celui-ci de Microsoft Word, qui est payant. S’il y a des ignares qui consentent à payer pour se faire insulter, cela les regarde!

Microsoft-Dreuz

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commentaires
  1. Girard dit :

    Un régal de billet, et tellement vrai en plus. Vous avez été mon sourire du samedi !

  2. pierreb1 dit :

    Quel est le masculin de victime et de recrue ?
    PS : « la moitié de son électorat était composé de femmes » : composée, puisque moitié est féminin 🙂

  3. Robert dit :

    Super Reynald;

    Dans quel débat est-ce que les débatteurs disaient: »Canadiennes et Canadiens et Québécoises et Québécois »?…Ma mémoire flanche!

  4. pierre Chagnon dit :

    Pourtant ca se dit bien camelote …. non?

  5. Reynald Du Berger dit :

    Le mot président désigne un poste, une fonction et non la personne qui l’occupe. Madame Kathy Baig, ing., occupe en ce moment ce poste, et elle est donc le président de l’Ordre des ingénieurs du Québec. L’Académie consent cependant à de rares exceptions comme quand l’entité présidée par une femme regroupe des femmes, comme les Dames patronnesses, le Cercle des fermières, ou la Coalition des Québécoises contre le sexisme en français, auxquels cas, on parle de madame la présidente. C’est la même règle pour les députés et ministres. Ainsi Pauline Marois a été madame le Premier ministre du Québec et député de Charlevoix. Je sens que je vais perdre quelques étoiles avec ce commentaire. Eh non mesdames !, l’Académie n’est pas noyautée par de vieilles raclures misogynes et séniles, il y a aussi des femmes…

  6. Paul S. dit :

    Ici (https://www.youtube.com/watch?v=O2dtkdk9gkc), le maréchal-des-logis-chef Ludovic Cruchot courtise la veuve d’un colonel de la gendarmerie.
    Il l’appelle : Madame la colonelle.

    Si celle-ci avait un fils, comment s’adresserait-on à lui pour tenir compte de son “rang social” ?
    Le lieutenant-colonel ? Le colonel-junior ? Le colonisé ?
    Ou le rejeton-du-colonel ?
    Pour une fille : la colonnette ?

    Une communication nuancée requiert des règles bien définies.
    Le féminisme imposé partout par la rectitude politique pourrait les redéfinir.

    Les langues évoluent, mais les comportements humains et la propension à la paresse intellectuelle aussi.
    On peut parier que ceux qui “tweetent” ou textent ne se sentiront aucunement concernés par les décisions des académiciens.

    NOTE : Le genre grammatical neutre en allemand est loin d’être exceptionnel.
    Plusieurs langues slaves en possèdent un ou plusieurs (animé / inanimé & personnel / impersonnel, etc..).

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