Des modèles climatiques non valides

Publié: 6 mai 2012 dans Uncategorized

J’ai déjà souligné l’échec des modèles climatiques du GIEC (IPCC) (1) devant l’épreuve de validation que constituent les températures globales depuis une quinzaine d’années. Parmi les chercheurs qui se sont intéressés aux températures arctiques contemporaines, il y a Chylek et al, (2009) (2) qui notent qu’ « une des caractéristiques les plus solides de ces modèles est la constatation que l’augmentation de la température dans l’Arctique est supérieure à la moyenne globale, probablement en partie à cause de l’effet d’albédo de la couverture neige-glace. Comme aussi dans le dernier rapport du GIEC, ils précisent qu ‘ « on peut prédire que le changement de la température de l’air en surface dans l’Arctique est de deux à trois fois supérieur à la moyenne globale ».

Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé les données de 37 stations météorologiques et ont divisé l’Arctique en deux zones , le bas Arctique (entre les latitudes 64N et 70N) et le haut Arctique (de 70N à 90N). Ils ont comparé les variations des températures dans ces deux zones pour trois périodes : 1910-1940 (réchauffement), 1940-1970 (refroidissement) et 1970-2008 (réchauffement).

En accord avec les simulations issues des modèles du GIEC, les chercheurs ont trouvé que  l’Arctique s’est en effet réchauffé deux à trois fois plus vite que la moyenne globale pour la période de 1970 à 2008 – 2,0 fois plus vite pour le bas Arctique et 2,9 fois plus vite pour le haut Arctique- Mais ici se termine l’harmonie entre les faits observés et les modèles. Entre 1910 et 1940, le réchauffement a été 5,4 fois plus rapide que la moyenne globale pour le bas Arctique et 6,9 fois plus rapide pour le haut Arctique. Et la cerise sur le gâteau : le refroidissement pour la période de 1940 à 1970 a été 9,0 fois plus rapide que la moyenne globale pour le bas Arctique et 12,5 fois plus rapide pour le haut Arctique!

Ces faits indiscutables s’ajoutent aux observations des températures récentes et suggèrent que ces modèles de circulation générale océan-atmosphère sur lesquels le GIEC fonde essentiellement ses recommandations de réduction de GES aux nations du Globe, échouent les tests de validation et qu’il est fort probable que les températures futures prédites par ces modèles seront très différentes des températures qu’on observera en réalité. Il y a là matière à albédo (réflexion)…

Références :

(1) Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). 2007. The Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, edited by S. Solomon et al., Cambridge University Press, Cambridge, UK.

(2) Chylek, P., Folland, C.K., Lesins, G., Dubey, M.K. and Wang, M. 2009. Arctic air temperature change amplification and the Atlantic Multidecadal Oscillation. Geophysical Research Letters 36: 10.1029/2009GL038777.

commentaires
  1. crioux dit :

    La majorité des prédictions du GIEC ont été fausse, souvent complètement a l’opposé
    Quand la théorie ne correspond pas aux observations, normalement en science, ça signifique que la théorie est fausse et on la scrappe. Il n’y a qu’en climatologie qu’ils continuent même si la théorie est fausse.

  2. Raymonde Hamel dit :

    Le GIEC est mort, vive le débat ! par Drieu Godefridi

    Des développements majeurs viennent de porter un coup que l’on espère fatal à cette belle arrogance intellectuelle, mâtinée d’intimidation : d’une part, il est établi que des éléments matériels contredisant le « consensus » prévalant au sein du GIEC ont été sciemment scellés et contrefaits ; d’autre part, et plus fondamentalement, le GIEC, à l’instar de tant de ses devanciers, s’est lourdement trompé au jeu des prévisions, en « anticipant » de deux ou trois siècles la fonte (hypothétique, navré d’avoir à l’ajouter) des glaces de l’Himalaya.

    Ce dont ces révélations successives sont, plus modestement l’occasion, est de restaurer un débat scientifique ouvert, honnête et digne de ce nom. Il existe, parmi les climato-sceptiques, des personnes également peu recommandables, qui se figurent que l’invective suffit à exclure le rôle de l’homme dans le réchauffement : ne tombons pas d’un excès dans l’autre. Quoi qu’il en soit, l’arrogance et le surfinancement du GIEC, et le sous-financement corrélatif de ses opposants, doivent être dépassés ; il est temps pour nos scientifiques, même pétris de certitudes climatiques, de retrouver leur esprit afin de renouer un débat sans arrière-pensées politiques, idéologiques et financières.
    Accessoirement, le « réchauffisme » aura été la plus grande imposture intellectuelle de la science moderne. Jamais, en effet, autant d’argent et d’énergies, scientifique et médiatique auront été mis au service d’une démarche politique drapée des oripeaux ennoblissants de la science.

  3. […] Des modèles climatiques non valides « Le blogue de Reynald Du Berger. Imprimere-mailPartagerFacebookRedditDiggStumbleUponDiaspora […]

  4. jipebe29 dit :

    Notons aussi que l’Antarctique a vu sa température baisser légèrement depuis plusieurs dizaines d’années. Seule la péninsule ouest (2% de la surface totale de l’Antarctique) perd de la glace, mais, selon une étude récente de la Nasa, c’est à cause de courants marins chauds.

    Donc, de facto, les modèles du GIEC sont réfutés par les données d’observation, et donc, il aurait dû les revoir de fond en comble, comme le précise crioux avec pertinence. Mais, en climatologie à la sauce GIECquienne, on garde ses modèles même s’ils sont réfutés par les mesures. Hallucinant!….

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s