Gaz de shale: non au moratoire!

Publié: 2 décembre 2010 dans Uncategorized

Reynald Du Berger

Les Québécois sont des latins et ils aiment bien la palabre tandis que nos voisins préfèrent agir, explorer, exploiter et s’enrichir. Toute cette polémique sur les gaz de shale déclenchée par les « tartistes », alimentée par les journalistes et « enflammée » par les politiques commence à sérieusement m’empoisonner la vie en tant que géologue mais aussi comme citoyen contribuable.

On continue de discuter, d’exiger des études du BAPE, des moratoires, d’invoquer un « principe de précautions » aussi stupide que stérile quand on l’applique à l’exploration et à l’exploitation de ressources naturelles pour lesquelles la technologie est bien connue et bien rodée. Oui! bien connue et rodée, avec quelques incidents mineurs chez nos voisins, dont on peut très facilement s’accommoder et tirer des leçons. Au Québec, que ce soit en santé, en éducation et on le voit maintenant, en ressources minérales gazières et pétrolières, on essaie toujours de ré-inventer la roue. On a horreur d’aller voir ce qui se fait et s’est fait ailleurs et en tirer des lois, des règlements , des pratiques et même des leçons. Les shales d’Utica dont on tirera ce gaz ne sont ni plus ni moins dangereux que ceux qui reposent chez nos voisins. Dans toute démarche d’exploration et d’exploitation, il y a des risques, mais ils sont simples à évaluer si l’expertise et l’expérience existent. Et elles existent suffisamment pour qu’on cesse de se quereller et qu’on commence à explorer puis exploiter.

Il est temps que les tartistes, journalistes et politiques s’écartent de la scène et laissent un peu la place à ceux qui détiennent les connaissances et l’expérience dans un domaine qui leur est totalement étranger. Quand on ignore ce qu’est un schiste et qu’il ne peut en aucun cas contenir de gaz, on se tait et on laisse parler les gens en autorité. Ça sonne peut-être hautain et péremptoire, mais la science et la technologie derrière l’exploration gazière et pétrolière, celles dont on craint les retombées négatives sur l’environnement et la propriété privée, c’est d’abord l’affaire des géologues. Voici un excellent résumé provenant de la communauté géologique sur la problématique de l’exploration et de l’exploitation minière, gazière et pétrolière, vs le citoyen et la propriété privée. Quelqu’un a-t-il encore des questions? Ou peut-être préférez-vous continuer à en discuter encore entre vous… alors moi je décroche… et je vais forer ailleurs!

commentaires
  1. Michèle Guay dit :

    Je suis d’accord qu’il ne faut pas « tataouiner » sans arrêt. Mais votre position sur « les experts » « l’autorité » est intenable. Ces gens ont (on l’espère) une expertise et des connaissances techniques, ce qui ne leur donne pas de compétence en sociologie. Le phénomène que vous décrivez en vous moquant des « tartistes » est un manque de confiance de la population dans les avancées du gouvernement et de certains experts. Les gens ont été trompés et s’en souviennent, leurs valeurs ne correspondents pas à celles de ceux qui leur acheminent les informations. Les artistes et tout un chacun (dont les médias) peuvent se tromper sur les aspects techniques, mais ils comprennent le conflit entre les valeurs. Tourner en dérision quelqu’un qui ne partage pas son avis ou qui est d’une orientation professionnelle différente n’est pas un bon moyen de faire valoir la justesse de son point de vue.

    • Reynald Du Berger dit :

      … »pas de compétence en sociologie »….. « le conflit entre les valeurs. » si ce sont ces deux aspects en regard de la problématique de l’exploration et de l’exploitation du gaz de shale qui vous préoccupent, il faudra d’abord me les exprimer clairement, me dire en quoi ils sont suffisamment importants pour retarder indument la rentrée de milliards de dollars dans une économie québécoise en déficit et parasitaire de l’Alberta, alors je serai prêt à en discuter avec vous. Mais me permettrez-vous d’abord, avant d’aborder ces deux aspects « fondamentaux », que je vous explique ce qu’est un shale , un schiste, le forage horizontal, la fracturation hydraulique, les droits de surface vs les droits miniers? Non? Alors je vous laisse donc discuter entre tartistes, spécialistes de la « sociologie » et des « conflits entre valeurs », moi je vais forer ailleurs où on est moins sociocondriaques et écocondriaques! Vous dites « Tourner en dérision…  » je ne tourne personne en dérision, je dis simplement, comme Ian dans son billet précédent, « Quand tu ne sais pas de quoi tu parles! » j’ajoute « il est préférable que tu te taises ». Je suis disposé à écouter les contes de Fred Pelerin pour m’endormir, c’est son rayon, pas le mien, mais lui, est-il disposé à recevoir une leçon de géologie 101 avant de se l’ouvrir sur un sujet qu’il ne connait absolument pas?

  2. Sebas dit :

    Vous dites:

    « que ce soit en santé, en éducation et on le voit maintenant, en ressources minérales gazières et pétrolières,on essaie toujours de ré-inventer la roue. »

    Oui, vous avez raison: Le Québec a voulu « refaire le monde » (et réinviter les règles de la morale), dans les années 60 : nous allons en payer le prix pendant longtemps.

    Et ce sont tous des secteurs gérés de façon collectiviste/corporatiste/centralisée, et cela VIOLE la liberté et les droits des Québécois (dans moult domaines):

    A lire:
    http://www.leblogueduql.org/2010/12/gaz-de-schiste-oui-a-un-moratoire.html?cid=6a00d8341cb44a53ef013489ad5ec8970c#comment-6a00d8341cb44a53ef013489ad5ec8970c

  3. Sebas dit :

    @ Reynald Du Berger;

    Je suis allé lire le texte du lien que vous avez placé:
    http://geology.com/articles/mineral-rights.shtml

    Voici 2 extraits:

    « To entice the property owner to commit to a lease the lessee generally offers a lease payment (often called a « signing bonus »). This is an up-front payment to the owner for granting the lessee a right to explore the property for a limited period of time (usually a few months to a few years). If the lessee does not explore or explores and does not find marketable oil or gas then the lease expires and the lessee has no further rights. If the lessee finds oil or gas and begins production, a regular stream of royalty payments usually keeps the terms of the lease in force. »

    Et:

    « Sometimes a mining company does not want to purchase a property because they are uncertain of the type, amount or quality of minerals that exist there. In these situations the mining company will lease the mineral rights or a portion of those rights.

    A lease is an agreement that gives the mining company the right to enter the property, conduct tests and determine if suitable minerals exist there. To acquire this right the mining company will pay the property owner an amount of money when the lease is signed. This payment reserves the property for the mining company for a specific duration of time. If the company finds suitable minerals it may proceed to mine. If the mining company does not commence production before the lease expires then all rights to the property and the minerals return to the owner. »

    ***

    J’ai pas lu la LOI sur les mines du Québec (que des extraits), mais d’après ce que j’ai compris, les propriétaires ici n’ont PAS ces options, car ILS N’ONT AUCUN DROIT DE REGARD SUR LE SOUS-SOL.

    Corrigez-moi si je me trompe et svp, indiquez-moi les passages de la LOI sur les mines qui contredisent ma dernière affirmation.

    Merci

    p.s.
    Vous dites:
    « Quelqu’un a-t-il encore des questions? »

    OUI !

    Vous dites:
    « Ou peut-être préférez-vous continuer à en discuter encore entre vous… alors moi je décroche! »

    NON, ne décrochez pas, la vie c’est souvent un combat !!!😉

    • Isabelle Robillard dit :

      Ceci pourrait peut-être répondre à vos inquiétudes:

      http://www.amq-inc.com/index.php?option=com_content&task=view&id=80&Itemid=1

      Je ne connais pas les lois des mines sous toutes ses coutures, d’autant plus qu’elle subit des refontes actuellement mais NORMALEMENT, ça se passait plutôt bien entre les propriétaires de terrain et l’industrie. J’avoue que le dossier des gaz de schiste, c’est du jamais vu. Sachez qu’on demande la permission pour aller, ne serait-ce que ramasser des cailloux sur la terre d’un fermier. NORMALEMENT, c’est OK. Ensuite, quand on voit qu’il y a un fort potentiel, l’industrie va voir les résidants, les municipalités et on discute. C’est sur qu’il y a toujours quelques irréductibles, des réticences mais on discute et on négocie.

      Vous pouvez bien écoutez tous les groupes de pression (financés par qui?) que vous voulez mais vous pouvez aussi écoutez d’autres points de vue. Celui de l’industrie. Évidemment, les deux prêchent pour leur paroisse.

      http://www.resourceschannel.com/Programs-Special-Presentations.html

      la présentation à laquelle je pense est: La clé d’un nouveau quartier. Mais vous êtes libre d’écouter celle que vous voulez.

      C’est sur, je n ‘ai pas besoin de dire ça à un libertarien!😉

    • Reynald Du Berger dit :

      c’est en effet « la Couronne » qui détient ici les droits miniers. Mais c’est très facile à abroger.

      • Sebas dit :

        @ Reynald:

        Qu’est-ce que cela implique:

        « c’est en effet « la Couronne » qui détient ici les droits miniers. Mais c’est très facile à abroger. Mais c’est très facile à abroger. »

        *

        En tout cas, si les sous-sols appartenaient aux propriétaires -dans les zones HABITÉES/CULTIVÉES- je crois que toute la « folie » actuelle aurait pu être évitée…

        ***

        @ Isabelle Robillard:

        J’ai écouté le p’tit vidéo sur Malartic.
        Pas pire, pas pire.

        Question:
        Combien Osisko a offert en $, à part toutes les « gâteries », données pour compenser le déménagement?

        Combien est-ce que cela aurait couté à Osisko (en terme de rentabilité) d’offrir disons 50 000-100 000$, à chacun des proprios? Pour CHACUN d’entre eux, cela aurait un VRAI Klondike PERSONNEL IMMÉDIAT (en plus des job$ et du commerce amenés à la ville). Vous imaginez comment la dynamique serait changée au Québec ? Les appréhensions baisseraient énormément et vous auriez une plus marge de manœuvre en zone HABITÉE… non ? Et vous n’auriez pas besoin de payer les NATIONAL de ce monde pour refaire votre image. Et plein de coûts en moins aussi. Vrai ou faux ? Est-ce bon ou mauvais, ma façon de voir les choses?

      • Isabelle Robillard dit :

        Mon cher Sébas, je ne vous connais pas mais vous me semblez curieux et ouvert d’esprit, des qualités que j’apprécie énormément. Je ne suis pas une employée d’Osisko mais j’en connais quelques uns. Je suis donc un peu biaisée, forcément. Votre façon de voir les choses n’est pas mauvaise! C’est une question de…jusqu’où? Combien?

        Vous savez, si le prix de l’or n’avait pas été si élevé, un projet comme Osisko n’aurait pas été possible. On prévoit que l’or demeurera élevé MAIS…même les économistes et les gens de l’industrie minière ne savent pas de quoi le futur sera fait. Le projet d’Osisko doit absolument être un open-pit. Ce n’est pas des veines d’or qu’on suit (un filon) mais de l’or disséminé dans la roche (gros volumes, basses teneurs).

        Bon. Trêve de géologie mais c’est pour vous dire que le risque est un facteur avec lequel on doit vivre… des 2 côtés! Vous parlez des propriétaires à dédommager…BIEN SUR! Mais…parlez-vous de TOUS les propriétaires de Malartic ou ceux touchés par le dynamitage de l’Open Pit? Où trace-t-on la ligne?

        Osisko est allé voir environ 200 résidants et ils leur ont demandé si ils voulaient déménager leur maison ou s’en faire construire une autre (avec sous-sol en prime dans les 2 cas, gracieuseté d’Osisko) dans un nouveau quartier. Il faut savoir aussi que beaucoup de maisons qui ont du être déménagées étaient placées sur d’anciennes galeries souterraines. Disons que ce n’est pas un environnement des plus sécuritaires. Eh oui… il y avait eu une mine souterraine sur les terrains d’Osisko avant.

        Il y a un résidant qui n’a pas voulu partir. Osisko est revenu plusieurs fois négocier avec lui. Sa maison était évaluée à même pas 15 000$ J’ai pris sa maison en photo l’hiver dernier et si j’étais en mesure de vous montrer la photo, je pense que vous seriez d’accord avec l’évaluation de 15 000$. On lui a fait plusieurs: « Deal or no deal? » Il répondait invariablement « No deal ». À la fin, Osisko était prêt à lui donner 300 000$ (c’est quand même pas si pire, non?).

        Le gars a dit: No deal. Il voulait un million.

        À la fin, un jugement a forcé ce résidant à partir. Je pense qu’il n’a rien reçu. Faudrait-il pleurer?

        En 2009, comme le projet se concrétisait de plus en plus, ce fut au tour des algonguins de manifester leur existence:

        http://lechoabitibien.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=103815&id=296&classif=En%20manchettes

        Je ne sais trop comment ça a fini mais c’est certain que ce fut encore une affaire de $$$$$.

        Je comprend qu’il faut dédommager mais…des fois…on se demande qui tire sur l’élastique tant qu’il peut, non? Y a t-il des limites à ça?

  4. […] This post was mentioned on Twitter by La capitale blogue, Les analystes. Les analystes said: LesAnalystes.ca : Gaz de shale: non au moratoire! http://bit.ly/hstPJ0 @Ian_Senechal […]

  5. mario boivin dit :

    réponse de citoyens au tartisses, le beurre de pinotte Wo!

    chaque jour au Québec, on mange du beurre de peanut sans l’approbation de tartisses Wo!

    • Isabelle Robillard dit :

      Bravo à guitarepirate pour cette rapide réplique!!

      Si j’avais le temps, j’en ferais une moi aussi. Je me déguiserais en Sagouine et, tout en me berçant sur ma chaise, j’haranguerais mon public en disant:

      « Oyez, jeunes gens, notre coin de terre est en péril!! Y paraît qu’on s’en vient mettre de l’élesstricité dans nos maisons!! Sans nous demander la permission en pluss! Pour woir si ça a de l’allure! Y vont mettre des poteaux partouts le long de nos routes, ça va te déguiser l’paysage un affaire pas ordinaire! »

      « J’avions-tu vraiment besoin de ça astheure? »

      « J’ai déjà mon foyer, mes bûches, mon poêle…J’ai entendu des histouères épouvantables qui venaient États. Y paraît que la foudre s’est abattu sur un fil pis que des maisons ont été incendiées! Y paraît même qu’une foué, il y a eu ben du verglas pis que des fils sont tombés! Le monde, y avait pu d’élessstricité, pis y ont eu ben frette pendant des semaines! »

      Là on est ben, on est tranquille mais…checkez-vous ben! Si on les laisse rentrer l’esstricité, il va faire clair tout le temps et partout! Pis ces étrangers là…si on les laisse faire…c’est pas juste l’élesstricité qui vont nous rentrer dans la maison mais toutes sortes de patentes diaboliques comme…des grammophones à l’élesstricité, et d’autres inventions encore plus horribles dont je ne sais même pas le noms!! »

  6. Vous ne laissez même pas le BAPE faire ses recommandations ? Moi le message des artistes, je n’ai compris comme ceci : prenons une pause pour laisser les études environnementales se faire correctement. Personne ne dit dans ce message qu’il ne faut rien faire. Par ailleurs, je vous soumets respectueusement que le rayon des géologues ce n’est pas l’impact sur l’eau, le sol, l’air des méthodes d’exploitation du gaz de shale. On ne parle pas de dizaines d’années de pause ici. Juste le temps qu’il faut pour s’entendre sur le comment va se faire l’exploitation de cette ressource qui ne va pas disparaitre entretemps. Il faut aussi bien s’entendre sur qui va payer quoi en cas de problème. L’industrie, nos taxes et impôts ? Il me semble que c’est raisonnable comme demande ce moratoire.

    • Reynald Du Berger dit :

      Vous ne laissez même pas le BAPE faire ses recommandations ?– à partir de quelles données, et de quelles qualités ces données? qui va les fournir? Steven Guilbeault, Fred Pelerin? – Moi le message des artistes, je n’ai compris comme ceci : prenons une pause pour laisser les études environnementales se faire correctement. – une « pause » de combien de centaines de millions »- Personne ne dit dans ce message qu’il ne faut rien faire. Par ailleurs, je vous soumets respectueusement que le rayon des géologues ce n’est pas l’impact sur l’eau, le sol, l’air des méthodes d’exploitation du gaz de shale.– qu’en savez-vous? que savez-vous de la formation professionnelle des géologues en matière de protection des environnements, de leur code d’éthique (la sociologie, le « conflit des valeurs » qui inquiètent tant l’intervenant précédant) ?- que savez-vous des enseignements que leurs professeurs, dont j’ai été, leur ont prodigués sur les sols (pédologie, mécanique des sols etc) , l’eau (hydraulique, hydrologie, hydrogéologie) et l’air? qu’en savez-vous? – On ne parle pas de dizaines d’années de pause ici. Juste le temps qu’il faut – le temps qu’il faut pour entendre clamer du haut de la tribune de « tout le monde en parle » les contes et délires géologiques de Fred Pelerin?- pour s’entendre sur le comment va se faire l’exploitation de cette ressource qui ne va pas disparaitre entretemps – non elle ne disparaitra pas, mais vous continuerez entretemps d’attendre le « temps qu’il faut » dans vos urgences- . Il faut aussi bien s’entendre sur qui va payer quoi en cas de problème– ça prend pas une semaine pour décider de cela- . L’industrie, nos taxes et impôts ? Il me semble que c’est raisonnable comme demande ce moratoire. – Non c’est pas raisonnable –

    • Isabelle Robillard dit :

      M. Monette, QUI va faire les études environnementales?

      Il y a toute sortes de spécialités en géologie: hydrogéologie, pédologie (sol), géomorphologie, sédimentologie, géologie du pétrole, géologie des mines.

      On vit dans un monde ultra-complexe.

      Les artistes développent leur talent pour nous susciter des émotions. Les charlatans aussi. Les scientifiques développent leur talent afin de mieux comprendre le monde qui nous entoure et pour présenter des données hyper-complexes. C’est tout sauf divertissant et provocant. Alors les journaux n’en parlent pas.

      Écoutez quelques présentations sur IDNR-tv sur différents projets miniers au Québec et je parie que vous allez vite réprimer quelques baillements d’ennuis. Le défi qui attend les scientifiques et les gens de l’industrie c’est de rendre l’information aussi sexy que ceux qui sont dans le domaines des arts. Tout en restant honnête.

      Je peux vous assurer qu’ils ont compris le message et qu’ils y travaillent.

  7. Mme Robillard,

    Loin de moi l’idée de déprécier l’expertise des géologues, mais les études environnementales sont faites par plus d’un spécialiste parce que ça touche plusieurs dimensions des écosystèmes. Le BAPE a pour mission de faire de telles études et on ne peut que souhaiter qu’ils vont prendre les moyens et le temps nécessaire pour les faire correctement. Tout le monde va y gagner si c’est le cas.

    • Isabelle Robillard dit :

      Vous n’avez pas tort de dire que des études environnementales sont multidisciplinaires. J’aime même vu des dimensions archéologiques dans certaines de ces études!

      Sauf que dans ce cas-ci, il me semble que cela concerne principalement l’hydrogéologie et/ou les sols. Les critères de toxicité liés aux hydrocarbures font appel à de la biologie mais ces critères sont déjà établis à ce que je sache. Remarquez, c’est bien possible que ces volets seront abordés…

      Vous avez raison, tout le monde gagne a mieux comprendre notre milieu de vie. Justement, l’arrivée de l’exploitation des gaz de shale pourrait nous donner l’occasion de mieux connaître nos nappes phréatiques, de faire un suivi (monitoring) de la qualité de l’eau. Cela servirait non seulement à nous défendre contre un type d’industrie mais contre TOUTES les activités polluantes qui ont cours dans la vallée du Saint-Laurent. Mais pour faire de telles études, cela prend des revenus. Et les revenus arrivent plus facilement quand on sait saisir les opportunités.

      C’est comme pour l’uranium, les gens de Sept iles ont peur que leur prise d’eau potable se contamine en uranium à cause des activités d’exploration. J’ai des petites nouvelles pour eux autres. Sont-ils bien certain que leur prise d’eau soit dans un endroit full proof au niveau de l’uranium? De l’uranium est DÉJÀ naturellement présent dans le sol et, contrairement à ce qu’a écrit nos journalistes analphabètes d’un point de vue scientifique, l’uranium est très mobile et peut très bien bouger à travers les fractures du roc sans l’aide de l’être humain.

      Donc, si les gens de 7-iles avaient eu quelques réelles inquiétudes au sujet de la qualité de leur eau et, surtout, si ils avaient eu quelques grammes de « bonsensnium » dans le cerveau, ils auraient dûs aller s’inquiéter de leur eau auprès des élus qui ont décidé de la mettre à cet endroit précis.

      De même, il y a peut-être beaucoup de cas de contamination rapportés dans les films de peur « Gasland » et « Burning Water » qui ont des causes NATURELLES.

      Il faudrait arrêter de concevoir la Terre comme une divinité bienveillante. Moi j’aime mieux me la représenter comme une belle-mère cachotière et quelques fois un brin haïssable.

  8. Reynald Du Berger dit :

    Je ne vois pas comment un biologiste (inventeur du mot ronflant « écosystème », qu’il tente de nous imposer à notre vocabulaire géo-environnemental) qui n’a aucune formation ou connaissance pertinente sur les sols, les roches et leurs structures (joints, failles) porosité, granulométrie, perméabilité, pas plus qu’en hydrologie et hydrogéologie peut prononcer un avis d’ordre environnemental valable sur un éventuel danger de pollution de la nappe phréatique. Et si on parlait de géosystème? « Le BAPE a pour mission de faire de telles études » non, il a comme mission et devoir d’aller les chercher, car elles sont déjà faites chez les auteurs des milliers de projets analogues ailleurs.

  9. J’avoue ne pas connaitre la géologie comme vous, mais il me semble que c’est une approche multidisciplinaire que ça prend dans de tels projets. Pourquoi précipiter les choses? Après tout le gaz est là pour encore longtemps. On en est pas à quelques années près.

  10. […] reli­quiste Ray­nald Du Ber­ger a écrit un bru­lot aujourd’hui envers ceux qu’il appelle les tar­tistes, ne sachant pas dis­tin­guer le schiste […]

    • Reynald Du Berger dit :

      Michel, j’ai dit que c’était d’abord l’affaire des géologues… et non pas uniquement l’affaire des géologues. On étudie d’abord l’objet dont on parle (gaz de shale) , et comme c’est un objet géologique, on demande l’avis des géologues (exploration exploitation) Pour la suite on discute entre la gauche et la droite à savoir ce qu’on doit faire. – palabrer, s’en remettre aux tartistes qui ont forte tribune et solution à tout, palabrer encore, .. et on écrit en français comme en anglais shale et non schale. J’ai la triste impression qu’un peuple qui écoute des clowns grimpés sur des tribunes médiatiques du genre « tout le monde en parle » leur dictant ce qu’ils doivent penser et ensuite faire pour explorer ou exploiter ou ne pas explorer ni exploiter les richesses sur lesquelles ce peuple est assis, tout en bénéficiant des richesses exploitées par leur voisin, eh bien, ce peuple-là est condamné, et mérite les politiciens qui le mènent et qu’il a élus.

      c’est quoi un reliquiste? Si vous voulez dire par là un membre du Réseau Liberté-Québec, je n’en suis pas, ce qui ne veut pas dire que je suis pas sympathique à leur cause. p.s. et si c’est vrai, les fondateurs du RLQ doivent être fiers que dans le vocabulaire des orientations politiques, le mouvement qu’ils ont lancé courageusement ait abouti chez les gauchistes à un qualificatif reconnu officiellement, … péjoratif dans votre bouche?

      • J’avoue que «reliquiste» peut avoir l’air péjoratif, mais c’est simplement les deux premières lettres de chacun des mots Réseau liberté Québec avec « iste », comme péquiste, etc. Je croyais que vous en faisiez partie. Pour ce qui est de la reconnaissance « officielle » du terme, attendons quelque peu.

        Je suis moi-aussi un partisan d’un dialogue dont la population doit être ultimement juge. Beaucoup d’argent est en jeu et cet argent peut servir à améliorer notre sort collectif. Nous ne partageons pas le même point de vue mais je suis convaincu qu’on peut s’opposer dans le respect mutuel (y compris le respect des artistes😉

      • Isabelle Robillard dit :

        Je veux bien respecter les artistes mais…comment trouvez-vous l’attitude de ceux-ci dans le vidéo? Premièrement, me faire apostropher ainsi pour avoir leur attention ne me prédispose pas à beaucoup de sympathie. Ensuite, le rythme du vidéo, avec ses répétitions et le ton agressif m’a royalement tombé sur les nerfs.

        Aussi, j’ai trouvé particulièrement disgracieux de la part de Benoît Brière de se moquer de la terminologie du vocabulaire que j’ai appris au Bac. Ça fait pas mal « nivellement par le bas ».

        Finalement, je trouve que les artistes sont les premiers à manquer de respect envers la population en racontant n’importe quoi, sans vérifier les faits.

      • papajohn dit :

        un artiste ne doit trouver le respect des autres que l’accomplissement et l’avancement de SON art et non en jouant le moralisateur et le démagogue dans un domaine qui lui est totalement étrangé. de surcroit etre artiste au québec ,c’est vivre de l’argent d’autruit dans 85% des cas, alors tout ces « j’étais bon dans l’temps » devraient y penser avant de se coupé l’herbe sous le pied .car plus le temps passe ,plus il est évident que bientôt et malgré nous ,nous aurons a choisir comme en Grèce ,et a choisir entre une hopital et un TARTISTE, mon choix sera facile oum! oum! il est de valeur que les bonnes choses du passé ne se transmette pas car il y avait dans le temps un bon proverbe pour cela qui disait a chacun son métier et les vaches seront bien gardées, c’était vrai en 1930-80 et 2010 c’est encore vrai . tout ces lèche pognon qui se disent artiste multiculturel,ex. l’humoriste, qui joue au cinéma ,fait de la radio et fini a la tv n’est que bien ordinaire dans tout ce qu’il touche et pas vraiment bon nul part alors ils se doivent d’avoir de la visibilité coûte que coûte.

  11. Francoise D. dit :

    Tiens, « gaz de shale » est une traduction imposée par UN traducteur canadien dans les années 70.

    Dans Termium Plus, banque de terminologie du Bureau de la traduction
    >(http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra&i=&index=ent&__index=ent&srchtxt=shale),
    >on retrouve plusieurs équivalents ainsi que la note suivante, entre
    >autres notes plus ou moins contradictoires:
    >«En pétrographie, le terme « argile litée » remplace le terme anglais
    > »shale »». On propose aussi «schiste argileux», mais également
    >«shale», selon la recommandation du traducteur d’un ouvrage
    >d’introduction à la pétrologie publié en 1976, qui se lit comme
    >suit: «[La traduction du] terme [anglais] « shale » [par] « schiste »
    >[…] entraîne une confusion avec les roches métamorphiques. Il est
    >souhaitable de généraliser l’emploi de shale [en français].».
    >
    >À l’opposé, le Grand dictionnaire mentionne ce qui suit:
    >«On distingue les schistes métamorphiques, non gazéifères, des
    >schistes sédimentaires, à grains fins, poreux et gazéifères. Comme
    >[le] gaz naturel se trouve essentiellement contenu dans les schistes
    >sédimentaires, le terme français gaz de schiste, généralement
    >attesté dans le domaine, convient parfaitement, dans un souci
    >d’éviter un emprunt terminologique inutile à une autre langue et
    >sans risque de confusion sémantique possible, comme équivalent du
    >terme anglais shale gas.»
    >
    >Quoi qu’il en soit, si on juge nécessaire de préciser, je suis
    >également d’avis que «schiste argileux» (ou «argile litée», entre
    >autres) serait de loin préférable à «shale», puisqu’il s’agit d’un
    >emprunt inutile. À la limite, il risque d’introduire une certaine
    >confusion sur le plan de la graphie, compte tenu de la prononciation
    >(gaz de «châle»)…

    • Reynald Du Berger dit :

      C’est l’usage dans la communauté scientifique concernée qui doit seule dicter le bon mot pour décrire un objet. Ce n’est surtout pas un quelconque dictionnaire, aussi terminologique soit-il (Termium n’est pas un dico technologique, et il existe d’autres dicos multilingues géologiques) encore moins le Service de la langue française de Radio Canada ni l’office québécois de la langue française. Donc tous les géologues canadiens français s’entendent sur le mot shale. Schiste argileux est une vielle expression française tombée en désuétude. Peut-on reconnaitre aussi au géologue la compétence pour définir le vocabulaire de sa profession? Un shale métamorphisé devient alors une ardoise (slate en anglais) que ceux qui aiment la confusion peuvent aussi appeler schiste ardoisier… C’est avec ça qu’on fait les vieux toits en Europe. Voilà pour vocabulaire pétrographique 101 de ce matin.

  12. Sebas dit :

    Ouais Isabelle Robillard:
    Les artistes dans ce vidéo m’énerve moi aussi !
    Chou les démagogues/arrogants de n’importe quelle idéologie !

  13. […] Gaz de shale: non au moratoire! Les Québécois sont des latins et ils aiment bien la palabre tandis que nos voisins préfèrent agir, explorer, exploiter et s’enrichir. Toute cette polémique sur les gaz de shale déclenchée par les « tartistes », alimentée par les journalistes et « enflammée » par les politiques commence à sérieusement m’empoisonner la vie en tant que géologue mais aussi comme citoyen contribuable… (tags: environnement schiste 2010-12-02 2010-11-29_au_12-05 lcb) […]

  14. Isabelle Robillard dit :

    Petite observation économique:

    Le 6 oct 2010 à 17h21 (dans le billet de M. DuBerger : Québec risque zéro), je parlais d’incidences possibles qu’aurait le moratoire sur les petites compagnies d’exploration québécoise dans le domaine gazier et pétrolier….

    Je me cite (hum!):

    « Junex (JNX), par exemple…À $1.66, l’action…on achète? À moins d’y aller pour Talisman (TLM), la compagnie albertaine à laquelle s’est associé Junex pour avoir son expertise de fracturation hydraulique dans les shales. À 18$ l’action, c’est plus cher… Mais c’est du solide! Talisman a des projets partout dans le monde, c’est une vraie multinâtiônale (prononcé à la Khadir).

    Aussi, ce qui est bien avec Talisman, c’est que, advenant un moratoire sur le gas de shale, ça ne risque pas de lui faire un pli sur la différence tandis que Junex, la petite compagnie québécoise qui n’a que des propriétés au Québec…Ça rique d’être une autre histoire. Et elle risque fort d’être triste celle-là. »……………..

    Deux mois et quelques assemblées houleuses plus tard, regardons (pour le fun) sur le TSX comment se comportent ses 2 compagnies.

    Junex: 1.15$ l’action (méchante drop!)

    Talisman: 20$ l’action (Augmentation de plus de 10%. Pas si pire quand même…)

    Question: D’APRÈS VOUS, À QUI FAIT LE PLUS MAL LA CAMPAGNE NÉGATIVE SUR LES GAZ DE SHALE?

    Les petites compagnies québécoises ou les grosses majeures albertaines????

    Allez voir la cote boursière de Petrolia (PEA), un autre petite compagnie québécoise. Pas très réjouissant non plus.

  15. Luc dit :

    Le beurre d’arachide c’est bon, consistant et nourrissant, ça maintient l’esprit au clair avant les examens et les jambes  »raides » pour les 5 à 7…..parlez-en à tout bon étudiant issu de la classe moyenne qui a fait de l’université….et en plus, c’est une invention  »purelaineusement » québécoise……

    Chacun a droit d’être pour ou contre les fameux gaz de schiste mais si on parle de nos voisins du sud, ceux de l’État de New-York en tout cas, ben ils ont demandé un moratoire de 2 ans soutenu par l’EPA ( agence de protection de l’environnement ) afin de répondre à quelques questionnements de la population via certains problèmes soulevés lors de l’exploitation……Personnellement, je trouve que les  »nartistes » ont fait un bon vidéo. Je suis pour les gaz de schiste au Québec mais le plus proprement et équitablement possible……sinon…..

  16. Sylvie St-Laurent dit :

    Les libertariens prônent la liberté individuelle et le principe de non-agression de l’individu et de sa propriété tandis que les droitistes prônent le profit à n’importe quel prix. Martin Masse du Québécois libre, qui est pour un moratoire, et les droitistes qui sont contre sont donc en accord avec leur idéologie concernant les gaz de schiste. Reste à savoir si Éric Duhaime, qui se dit libertarien, sera cohérent avec son idéologie. Mais peu importe.

    Si les droitistes considèrent qu’il n’y a peu ou pas de dangers de pollution de la nappe phréatique avec les gaz de schiste, j’aimerais bien qu’ils nous expliquent pourquoi les entreprises concernées et les compagnies d’assurance résidentielle ne peuvent garantir un dédommagement en cas de catastrophe écologique. C’est bien beau vouloir forer et exploiter à tout prix mais assurez-nous (par écrit) qu’il n’y aura pas de dommages. Sinon, on est en droit de se poser des questions.

    Et puis, je ne vois pas pourquoi les droitistes s’excitent autant avec les profits que ça pourrait générer pour le Québec. Avec le peu de redevances que les gaz de schiste vont nous apporter, aussi bien dire que Charest dilapide nos ressources.

    • papajohn dit :

      pourquoi Mme St Laurent n’allez vous pas voir votre concessionnaire de voiture et demandez de vous signé. une garentie comme quoi vous ne subirez jamais a cause de son produit de préjudice physique ,morale ou intellectuel, Jamais il ne le fera. et c’est la même chose avec votre vendeur de piscine etc.. le mythe du danger zéro est une invention de l’esprit et a la recherché, un commence a peine a voir la société de peureux, de moumoune et de soumis qui seront pour toujours les BS du Canada sur lequel on passe notre temp a défecquer(moi non-inclus)

  17. Reynald Du Berger dit :

    Petit quiz: « Oui au gaz de schiste mais pas à n’importe quel prix! » et « Oui au moratoire sur le gaz de shale, mais pas à n’importe quel prix! » laquelle de ces phrases provient de droite et laquelle provient de gauche?

    On analyse toujours une situation à travers la lorgnette de son orientation politique, de ses valeurs, de ses idéologies et voire même ses convictions religieuses, si on en a. Est-il possible que les deux points de vue continuent d’être débattus tout en permettant l’exploration? Faut-il paralyser un secteur important de notre économie (les ressources minérales, gazières et pétrolières) sous prétexte d’appliquer le stupide « principe » de précaution? Là-dessus, voir mon billet sur « Un Québec à risque zéro ». J’ai déjà travaillé à un vaste projet de construction de 3 centrales nucléaires. Le « client » m’a chargé de recueillir toute l’information sur l’activité séismique sur le terrain en vue d’obtenir le permis d’exploitation des trois centrales au plus S… ! Chaque jour de retard coûtait des dizaines de millions de dollars au client, en termes de gigawatts d’électricité non produite. C’est la même chose pour le gaz. Chaque jour de retard en exploration et donc exploitation, vous coûte des décrocheurs scolaires de plus, des heures d’attente supplémentaire dans vous urgences. Alors ne nous servez plus l’argument, « le gaz de schiste (sic) sera encore là dans un an »…c’est aussi logique que dire « les barres de combustible nucléaire seront toujours là dans un an ». Préférez-vous continuer d’exploiter la péréquation plutôt que vos ressources naturelles? – et puis, répétez après moi: « Un schiste est une roche métamorphique, ça possède une schistosité non équivoque, et ça n’a jamais contenu et ne contiendra jamais de gaz ». Parler de gaz de schiste est comme parler de granite volcanique ou de basalte intrusif.

  18. Fernand dit :

    On crée le schisme avec le gaz de shale ou schiste. Mon Dieu que les québécois sont crédules et immatures…

  19. mario boivin dit :

    Avant d’exploiter les gaz de schiste faudrait commencer par revoir les redevances et la loi sur les mines et les richesses naturel vendre notre minerai de fer a 5 cents la tonnes c est fini ce temps la

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