La marée noire

Publié: 3 juin 2010 dans Environnement
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Par Reynald Du Berger,

Voici une entrevue que j’ai accordée à Radio X récemment sur le sujet de la marée noire.

Je vous suggère également un billet de Nathalie Elgrably sur le même sujet.

commentaires
  1. Françoise D. dit :

    Cela fera plaisir à Reynald…

    Les îles du Pacifique ne seraient pas menacées par le réchauffement climatique

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2010/06/les-iles-du-pacifique-ne-seraient-pas.html

  2. Isabelle Robillard dit :

    Je suis d’avis que les impacts négatifs sont assez majeurs…Si la pêche est compromise dans un grand secteur, si les plages sont infréquentables etc…Mais quand est-il VRAIMENT? Et, comme vous dites, quels critères sont utilisés pour parler de catastrophe?

    Je suis d’accord avec vous, on ne se pose pas les bonnes questions. On tombe dans le sensationalisme et on en profite pour haïr un peu plus les pétrolières.

    C’est drôle…moi je suis quand même assez satisfaite du service. Des garages sont ouverts partouts au Québec et ce, jour et nuit. Ça ne m’est jamais arrivé de me faire dire: Désolé madame, il ne m’en reste plus, revenez demain! De plus, il ne font pas la grève, eux!! Verriez-vous ça une grève dans le secteur de l’extraction du pétrole, dans les raffineries ou dans les stations-service??

    Je pense que les gens ne réalisent pas les efforts mis pour explorer, exploiter et distribuer cette ressource naturelle. On prend ça pour acquis.

    Et on vocifère notre hargne quand ils commettent une gaffe. Comme si c’était de la mauvaise volonté de leur part quand une tentative pour colmater la fuite échoue. J’imagine bien que BP est la première déçue et qu’elle fait tout son possible pour arrêter ça! Sauf que…c’est pas évident. C’est pas mal plus facile de garder les bras croisés, observer la scène et chialer.

    Comme on dit, il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtises…

    Et puis, moi aussi je suis sérieusement agacée par la sacralisation des animaux et des végétaux. C’est à se demander si le discours égologiste radical n’a pas quelques odeurs de…misanthropie.

  3. Isabelle Robillard dit :

    Ouais, je me relis et je pense à la grève à la raffinerie de Pétro-Canada qui a duré un an!

    J’ai pas été forte là-dessus!

    Mais ce que je voulais dire c’est que ça n’affecte pas le consommateur! Il n’y a pas vraiment de contrainte pour s’approvisionner en essence. On en profite sans mot dire mais lorsqu’une pourvoyeuse de ce produit se fait prendre à commettre une erreur, là on va la maudire sans vergogne!

  4. Reynald Du Berger dit :

    Suite aux commentaires de quelques têtes chaudes environnementalistes sur Radio Ego, je dois faire une mise au point. Les impacts négatifs sur l’homme et l’environnement sont bien sûr importants. Il faut cependant garder la tête froide et relativiser ce déversement en le considérant d’abord pour ce qu’il est dans les faits: un déversement de pétrole en surface de la mer. Avant de le baptiser « catastrophe » ou « désastre », il faut aussi le relativiser par rapport à d’autres événements fâcheux de cause naturelle ou artificielle comme par exemple un écrasement d’avion, un séisme ou une éruption volcanique qui paralyse le trafic aérien. Il faut aussi soupeser le nombre de litres versés accidentellement dans l’environnement vs le nombre de litres extraits par année comme on soupèse le nombre d’écrasements d’avions vs le nombre de vols annuels ou le nombre de passagers tués vs transportés. Les effets de ce déversement sont réversibles en autant qu’on laisse suffisamment de temps à la nature pour reprendre son souffle. On refuse de lui laisser ce temps parce que notre petite vie humaine est courte comparée à celle de la Terre. On crie donc à la catastrophe parce que des km de plages seront souillés, des km2 de bayous pollués, avec une partie de leur faune et flore. On voudrait revenir rapidement à l’équilibre naturel, tout dépolluer tout de suite. C’est souhaitable mais pas toujours réalisable. Je suis moins chagriné par les baigneurs, cormorans, canards ou alligators qui risquent de se retrouver dans l’huile que par les pêcheurs dont le gagne-pain s’en trouve ainsi temporairement perturbé. Il faut qu’un événement naturel ou non, mène à la mort d’homme(s) pour que je l’appelle catastrophe. Le déversement du Golfe du Mexique ne se qualifie donc pas. Mais qu’on ne me reproche surtout pas de banaliser l’événement. Dans les années ’80 on a fermé la base militaire du Mont Apica dans la Réserve faunique des Laurentides. On y a trouvé des tonnes de sols contaminés aux hydrocarbures. On les a transportés en camion jusqu’à St Bruno au Lac St Jean pour les y décontaminer. Une fortune! Et juste pour quelques orignaux dont la vie n’en aurait pas été troublée de toute façon! Je n’ai pas protesté publiquement parce que c’étaient des élèves ingénieurs géologues à moi qui avaient conçu et construit l’usine de décontamination. Bel exemple de gaspillage de fonds publics et donc d’intervention non raisonnable. Je suis pour l’environnement et contre l’environnementalisme.

  5. Isabelle Robillard dit :

    Je pense que je connaîs l’endroit dont vous parlez dans le Saguenay…pas trop loin de Chicoutimi n’est-ce pas?

    J’ai travaillé quelques années pour des firmes de consultants en environnement. On avait souvent des discussions à savoir si nos interventions étaient les plus judicieuses pour l’environnement. Pas facile quand on se met à analyser tout ceci en profondeur.

    Il arrive aussi qu’en voulant réparer des dégâts, on empire les affaires!

    En effet, les commentaires des têtes brûlées sur Radio-Ego montrent qu’il y a énormément de travail à faire pour éduquer la population à l’environnement (le vrai, pas celui prêché par les groupes de pression!)

    Avez-vous vu ce matin la levé de boucliers qui se prépare pour une éventuelle exploitation des gaz schiste dans la vallée du Saint-Laurent?

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/290356/forer-forer-mais-a-quel-prix

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/201006/05/01-4287119-le-gaz-de-schiste-seme-linquietude.php

    Moi aussi j’ai un rêve:

    Qu’il serait temps de s’ouvrir l’esprit, et de comprendre que le développement économique est bon pour la collectivité. Comprendre aussi qu’on doit s’allier à des firmes qui ont l’expertise et les reins assez solide pour financer le démarrage de cette activité.

    Que les québécois se rebellent contre la pléthore de groupes de pression qui enlisent le Québec dans un immobilisme délétère.

    Mais en lisant les commentaires du Devoir, Oh Boy! La job s’annonce colossale!

  6. Jean Claude Bélanger dit :

    J’ai lu les commentaires sur Radio Ego et je suis d’accord avec M. DuBerger; certains sont plutôt réductionnistes en rapport avec la problématique soulevée par le messager. Toutefois, il faut admettre que le sujet de l’environnement est plutôt glissant en ce moment et que le choix d’une tribune appropriée pour émettre ce des opinions scientifiques m’apparaît légitime, au risque de passer a tabac… Ceci étant dit, l’argumentaire de M. Duberger qui semble ramener le problème à la dimension de l’espace géographique affecté, du gaspillage de fonds public pour corriger le tout et finalement à l’importance des espèces en fonction de leur ‘pouvoir’ à l’échelle planétaire me semble risquée pour bien faire passer le message. Cela dit, M. Duberger campe son argumentation sur le poids des mots utilisé pour qualifier le présent événement. S’agit-il d’une catastrophe ou d’un événement anodin qui somme toute, n’aura laissé aucune trace dans 20 ans? La question doit être débattue. Toutefois, dans un contexte ou la population mondiale s’accroit de façon exponentielle, pouvons-nous accepter ces erreurs à répétition en figeant essentiellement notre façon d’y répondre sur le modèle traditionnel ‘essais et erreurs’… Puisque c’est celui qu’endosse BP. Dans un deuxième temps, j’ai lu l’article de Mme Elgrably, et son analyse m’apparaît juste. La controverse qu’elle annonce sur le poids qu’occupe le cartel pétrolier dans la politique américaine n’est pas récente. D’ailleurs, ce cartel avait été interpellé lors des enquêtes sur les assassinats de Johh et Bobby Kennedy. En terminant, ce débat m’apparaît fort intéressant, et loin d’être résolu…Alors, continuons en ce sens!

  7. Reynald Du Berger dit :

    J’ai vu hier soir au Téléjournal, qu’on bichonnait avec amour et tendresse, des « cormorans à l’huile du Golfe » avec un produit pour les en débarrasser de leur huile, tandis qu’on laisse en même temps des milliers de « vieux » macérer pendant une semaine dans leur jus dans nos CHSLD. Mon environnement à moi est d’abord fait d’êtres humains dont certains souffrent davantage que les animaux des bayous. Je suis désolé d’exprimer ainsi à ces têtes aussi vertes que chaudes, ma compassion qui leur semblera tordue et dénaturée, car elle place l’homme devant l’ours polaire et l’alligator, contrairement à la leur, politiquement verte et donc correcte. À quand la SPCH?

    • Isabelle Robillard dit :

      Je comprend très bien votre propos ici.

      Une petite anecdote m’a fait réfléchir il y a deux automnes de cela: Nous étions deux couples d’amis à discuter à l’intérieur du chalet du sommet du Mont-Royal quand nos enfants sont rentrés la mine basse.

      Ils s’étaient faits grondés par une passante car elle les avaient surpris en train de frapper un arbre avec un bout de bois. Elle leur avait expliqué que c’était très vilain de faire mal ainsi aux arbres…

      Je suis prête à gager ma chemise que si mes enfants se seraient battus avec les enfants de nos amis, elle aurait passé son chemin.

      On a vraiment un drôle de sens des valeurs par les temps qui courent…

  8. Ah bon, je vois ou vous voulez en venir…Comparer des CHLD avec des BP,ou encore des canards avec des fumeurs…Bon, je déblogue…Manque de sérieux.

  9. stephane.g dit :

    J’ai lu la chronique de Elgrably..encore une fois elle est dans le champs. Y’as 2 raisons qui font qu’on a un desatre écologique présentement en Louisiane

    1…BP pour économie a pas fait installer de valves acoustique (500.000$)

    2 …BP par économie a pas fait creuser de puits de secours

    Devrait on être surpris que ce lobbying de dérèglementation de BP soit survenu durant le mandat de Bush…avec Cheney de Halliburton

    En Norvège il y a plusieurs plate forme pétrolière et elles sont toutes avec un puits de secours….Ok les pétrolières ont du dépenser un peu plus mais so what…il n’y auras pas de dégât comme présentement

  10. Luc Chartrand dit :

    Bon c’est grave la marée noire dans le Golfe du Mexique.

    Mais il faut savoir raison garder :

    1) C’est environ 60 piscine olympiques de brut dans une mer des Antilles nettement plus grande. Oui, il va y avoir de la population, mais la faune et la flore va s’en sortir.

    2) On va améliorer la sécurité des plate-formes à l’avenir. C’est certain.

  11. Luc Chartrand dit :

    Hmm, je devrais me relire :

    « Oui, il va y avoir de la population, mais la faune et la flore va s’en sortir. »

    –>

    Oui, il va y avoir de la pollution, mais la faune et la flore vont s’en sortir.

  12. Reynald Du Berger dit :

    La pétrolière BP est préoccupée par le dommage à la flore et à la faune, mais davantage préoccupée par son image, laquelle est largement fabriquée par les médias.

  13. Isabelle Robillard dit :

    Tiens! Dans la trempe de la sacralisation des animaux…

    Voilà Greenpeace qui célèbre des funérailles pour la morue de l’Atlantique!

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/201006/06/01-4287313-requiem-pour-la-morue-de-latlantique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_environnement_263_accueil_POS1

    C’est fou comme on peut se servir de la religion… quand ça fait notre affaire!

    • Reynald Du Berger dit :

      et la morue de l’Atlantique disparait à cause d’une autre espèce, la fameuse brigittus bardotensis, appelée communément morue française, qui ne compte qu’un individu, mais d’un efficacité prédatrice étonnante.

      • Isabelle Robillard dit :

        Ah-Ah!! Elle est bonne!! Encore une fois, il a fallu que je relise 2-3 fois…

        Effectivement, le capitaine d’un bateau qui nous avait fait visiter Bird Island (une île près de North Sydney, en Nouvelle Écosse) disait EXACTEMENT la même chose!

        Certains étaient affalés sur les rochers et le capitaine nous disait de ne pas s’y méprendre: qu’ils avaient l’air gras pour nous, les touristes, mais qu’en réalité ils souffraient de malnutrition parce que trop nombreux.

        Lui aussi pestait contre l’hystérie déclenchée par le sang rouge sur la banquise et les grands yeux noirs larmoyants…

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