L’ORIGINE DE L’HYMNE NATIONAL BRITANNIQUE

Publié: 30 août 2020 dans Uncategorized

Louis XIV

Pour Louis XIV, 1686 fut l’année de la fistule. Il souffre en effet d’une fistule anale depuis le 5 février. Il a peine à travailler et il reste assis sur un coussin.

Le 17 novembre, de retour de Fontainebleau, il décide de mettre un terme à ses souffrances et veut se faire opérer. Il convoque ses chirurgiens. L’intervention a lieu le lendemain 18 novembre à 8 heures du matin en présence de son premier médecin Daquin, du ministre François Michel Le Tellier, marquis de Louvoiscomte de Tonnerre et de madame de Maintenon.

L’opération se déroule sans anesthésie avec un instrument spécialement fabriqué pour l’occasion, un bistouri dit « recourbé à la royale » que le chirurgien introduit le long de la fistule à l’aide d’un écarteur.

Le Roy fait ce commentaire « faites autant d’incisions qu’il faudra, mais tâchez de ne pas devoir y revenir deux fois ! ».

L’opération a réussi et à 9 heures, le Roy qui fait preuve d’un courage remarquable est sur pieds. Dans l’après-midi il monte à cheval, le soir il préside son Conseil et là, il fera quelque-chose qu’il n’a jamais fait dans sa vie, il décide de prendre un bain ! – Depuis qu’on a créé le microscope et qu’on a vu tout ce qui grouillait dans l’eau, on s’en méfie…-

Alors Madame de Brinon, religieuse et amie de Madame de Maintenon, écrit un poème et on demande au musicien Jean-Baptiste Luly de le mettre en musique, Ce sera ce cantique merveilleux, mais qui ne plait pas trop à Louis XIV.

Grand Dieu, sauve le Roy !
Grand Dieu, venge le Roy !
Vive le Roy !
Qu’à jamais glorieux,
Louis victorieux,
Voie ses ennemis
Toujours soumis.
Grand Dieu, sauve le Roy !
Grand Dieu, venge le Roy !
Vive le Roy !

En 1714, George Frederick Handel, de passage à Versailles, est émerveillé en écoutant ce motet. En traversant la Manche, il s’empare du cantique, il arrive devant son patron, qui est George 1er d’Angleterre et il le joue devant le roi qui lui demande « comment ça s’appelle ? »…

« Ben… ça s’appelle “God save the King” dit Handel. Et ça deviendra « God Save the Queen », l’hymne national anglais.

Je n’ai pas l’habitude d’étaler mon carnet de santé sur mon blog, mais je peux imaginer le martyr et le courage de Louis XIV,  ayant moi-même souffert du même mal. Je sais ce qu’est  un vol entre Paris et Montréal assis sur un coussin en forme de beigne. Mais j’ai eu droit à l’anesthésie générale pour m’en débarrasser.

Si pour Elizabeth II d’Angleterre l’année 1992 fut l’annus horribilis, pour Louis XIV, 1686 fut l’anus horribilis. Peu d’Anglais savent que leur hymne national est issu du trou du cul d’un roi de France !…

 

 

 

commentaires
  1. Paul S. dit :

    Sir Du Beger,

    Clairement, vous avez des affinités avec la noblesse royale française.

    Un particule, les goûts raffinés, les bonnes manières précieuses, une éducation rayonnante, l’amour du bal masqué et la prédisposition à l’ampoule rectale.

    Lumineux, because l’ampoule, on appelait Louis XIV : le Roi Soleil.

    Votre luminosité, vous vaut-elle un surnom ?

    Reynald, le Professeur Éclairé ?
    Le masque, ne gêne-t-il pas trop le rayonnement de l’ampoule ?

    Respectueusement,
    Paul S.

  2. Jean-Pierre Gouin dit :

    Oui, c’est instructif, mais vous avez appris cela où?

  3. Paul S. dit :

    Un complément d’études pour ceux qui aimeraient mettre à niveau leurs connaissances en histoire : “L’Histoire de France vue par San-Antonio” de Frédéric Dard.

    On y apprend que le mousquetaire Bérugnan (de la lignée des Béruriers) serait le père biologique du futur Louis XIV.

    Il est beaucoup question de Q dans cet ouvrage rabelaisien, mais je ne me souviens pas d’ampoule royale au postérieur du Roi Soleil.

    Dommage que l’auteur n’est plus là pour écrire le chapitre sur l’islamisation de la fille ainée de l’église catholique.

    L’histoire officielle n’est pas une science basée sur les faits, mais sur les échafaudages bâtis par ceux qui les interprètent et sont crédibles en le faisant.

    Ensuite, on détruit les statues, quand on est du côté de nouveaux gagnants qui réécrivent l’Histoire à leur manière.

  4. James C. dit :

    C’est la version que le guitariste de  »Queen », Brian May, en a fait une version mémorable. Du moins pour moi.

    We Will Rock The Queen. L’histoire ne dit pas si sa majesté a apprécié la chose.

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