LES ABRUTIS GASTRONOMIQUES

Publié: 6 janvier 2020 dans Uncategorized

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Certains deviennent vegans afin de protester contre l’abattage « sauvage »  d’animaux innocents, d’autres afin de « sauver le climat » car les flatulences de nos bestiaux,  riches en méthane, selon « la » science et « les » scientifiques,  réchaufferaient la Planète ! Un récent reportage de Radio-Canada montrait deux enfants neo-vegans ayant converti leurs parents au veganisme. Rien d’étonnant,  la jeune scientifique Greta a convaincu des milliers de Montréalais de se convertir au climatisme et « qui m’aime me suive dans la marche pour sauver le climat !» avec le résultat étonnant qu’on a pu constater dans les rues de Montréal.

Ces conversions de jeunes à la nouvelle religion verte et au régime alimentaire qui l’accompagne, sont clairement le résultat d’un endoctrinement. On leur a répété à l’école comme dans les médias, que l’abattage d’animaux pour fins de consommation était cruel et aussi  que consommer de la viande contribuait au réchauffement de la Planète.

L’homme est physiologiquement omnivore. Il a une dentition faite pour écraser, déchirer, broyer, bref pour manger de tout. Il a aussi évolué. Il est passé du stade de primitif chasseur cueilleur à celui d’agriculteur. Les fruits et légumes qu’il consomme, c’est lui et non Dame Nature qui les a créés et il en est de même pour les animaux qu’il a domestiqués pour sa consommation. Plus besoin de chasser. Cela s’appelle l’évolution et aussi… la civilisation.

Et avec la civilisation, est apparu l’art de la gastronomie, aussi noble que ceux de la musique, de la peinture, de l’architecture ou du cinéma. Non seulement la nourriture permet à l’homme de se maintenir en vie, mais elle peut aussi lui procurer des plaisirs,  des délices comparables à ceux que lui donnent une symphonie de Mahler ou un tableau de Renoir. Que diriez-vous d’un mélomane qui ne tolèrerait aucune corde dans un orchestre symphonique ? À bas les violons, altos, violoncelles et contrebasses !

Mais il y a aussi la nutrition et la diététique qui en découle, cette science qui établit certaines règles afin que l’homme ait une alimentation saine et équilibrée. Cette diététique cependant n’est pas incompatible avec la gastronomie. La mesure (les sobres disent « la modération ») , et l’équilibre sont nécessaires en tout.

Je constate cependant que chez certains jeunes, la religion verte l’emporte maintenant largement sur la diététique et la gastronomie. On leur a inculqué fermement dans le cerveau l’image de l’homme prédateur et non créateur. Pour eux, une poule est cette masse informe vendue dans une barquette de styrofoam recouverte de cellophane. Jamais ils n’imagineraient l’oiseau avec une tête, un cou et des pattes que ma mère devait éviscérer (on y trouvait parfois o merveille, un œuf!) et dont elle devait ensuite brûler le duvet à la bougie avant de l’enfourner. Combien de jeunes ont vu la femme du fermier égorger un cochon puis recueillir le sang dans une grande cuve ( avec o horreur ! des soudures au plomb) , afin de préparer ce délicieux boudin noir presque disparu de nos tables . J’ai eu un jour la surprise de ma vie quand j’ai soulevé le couvercle de l’immense marmite dans laquelle ma mère faisait bouillir une tête de cochon… la fameuse tête fromagée, elle aussi tombée en désuétude. À bien des aspects sur nos tables, « c’était bien mieux avant » comme dirait Éric Zemmour.

Si l’école a pour mission d’instruire et de cultiver, il est nécessaire que la diététique, mais aussi l’art de bien manger, qu’on appelle la gastronomie,  y soit enseignées. Il existe des écoles en France où on apprend aux jeunes à découvrir et apprécier le salé, le sucré, le doux et l’amer. J’ai déjà écrit qu’on n’ apprend pas à aimer un opéra de Mozart avec la même facilité qu’une « toune » de Céline Dion ou de Metallica. Il en est de même pour la gastronomie.

Au cours de mes pérégrinations autour du monde, il n’y a que deux plats qui m’ont répugné. Le premier est le plat national du Pérou, un cochon d’Inde grillé, qu’on vous sert entier avec la tête, la queue et les pattes; dans l’assiette, cela ressemble à un rat crevé. Le deuxième était le fameux fafaru des Îles Marquises (Polynésie française). Ce sont des filets de thon frais qu’on met à fermenter  ( personnellement, je dirais plutôt décomposer ou pourrir) pendant deux à trois jours dans une saumure contenant des têtes de crevettes d’eau douce qu’on appelle là-bas des chevrettes. Je vous laisse deviner le parfum qui se dégage du plat.

Ce qui est décevant dans l’attitude de ces jeunes, c’est que leurs choix alimentaires aient été infléchis sinon dictés  par de la propagande verte malsaine et trompeuse.

Juste avant les Fêtes, j’ai fait comme la Bolduc,   » des bonnes tourtières et un bon ragoût d’l’ancien temps » avec 4 pattes de cochon et du porc haché, en tentant de reproduire les recettes de ma mère. Dommage que ces jeunes ne veuillent même pas y goûter, pour l’amour de la Planète et des animaux !

Quand j’ai dit à des jeunes, qu’un de mes plats préférés était la tête de veau sauce gribiche, j’ai entendu des beurk !!! C’était aussi le plat préféré de Jacques Chirac. Mais aucun boucher ne peut vous parer ici une tête de veau, il faut aller à Paris pour cela. Question de culture…

Je vous quitte avec une choucroute halal… halal’sacienne !

Bon appétit !

choucroute

commentaires
  1. Midy dit :

    La tête de veau c’est ce qui me manque le plus au Québec, mais la question fondamentale, sauce gribiche ou sauce ravigote?

  2. Reynald Du Berger dit :

    Je note à la « une étoile » que quelqu’un m’a accordée (à défaut d’anti-étoiles) , que j’ai l’appréciation à défaut de commentaire, de MM rtremblay, On jase là ou Guillaume… merci messieurs… je vous laisse brouter votre salade verte en toute quiétude… c’est votre choix.

  3. Douhet dit :

    Bonjour Mr Duberger et bonne année
    Je suis profondément opposé à la « religion » climatique mais sur le plan alimentaire, bien sur les verts s’emparent du sujet pour pousser leurs pions, mais il y a là une évolution bien plus structurelle qui n’a pas attendu les verts.
    N’ayant plus vingt ans , j’ai été élevé à la campagne où on abattait les animaux à la ferme, par ailleurs fils de boucher je comprend bien la tête de veau dont vous parlez!
    Mais on est passé d’un mode d vie de crève la faim à la sur abondance alimentaire
    On est passé de la maitresse de maison qui consacrait sa matinée à cuisiner à un repas de midi pour tous en 15 mm
    On est passé des travaux manuels arasant à des travaux de bureau!
    On est passé de la joyeuse grosse bouf à la surveillance de son cœur de son souffle en permanence avec la dernière montre connectée
    Les verts prennent ici plutôt le train en marche!
    Perso je pense que le bon Rumsteck se fera directement!

    On va passer du chasseur cueilleur , à l’éleveur, à l’industriel de production directe bio bien entendu.

    …. tout en laissant les chasseurs et éleveurs tranquilles si possible ….

    Sinon sur la main mise sur l’occident de la furia destructrice des climatiques , l’inquiétude est au maximum et le combat bien loin d’être gagné!

  4. Il ne faut avoir d’excès en rien…et d’appétit en tout ! Votre article est courageux, par les temps actuels…

  5. Paul S. dit :

    Antoine Lavoisier : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.”

    Ceci est vrai aussi pour l’énergie que les aliments procurent au corps humain.

    Le prof est un homme raffiné qui aime les arts et la gastronomie.

    D’autres quidams se préoccupent aussi de calories et ils constatent : pour en consommer autant en mangeant de la laitue que du bacon, il faudrait produire plus de gaz à effet de serre pendant les phases agricole et subséquentes !
    Ref. : https://www.scientificamerican.com/article/lettuce-produces-more-greenhouse-gas-emissions-than-bacon-does/

    Le prof constate : “L’homme est physiologiquement omnivore. Il a une dentition faite pour écraser, déchirer, broyer, bref pour manger de tout.”

    Il pourrait ajouter que l’évolution est cohérente et que cet équipement de “comminution” est nécessairement adossé à un tract digestif fait en conséquence, le tout coordonné par le code génétique qui dirige et coordonne la production de toutes les protéines au niveau cellulaires.

    Nous sommes programmés pour dériver de nos aliments toutes les substances requises pour une existence saine autant au niveau physiologique que cognitif.
    La viande en contient plusieurs, certains connus, d’autres pas encore.

    Par exemple, la Coenzyme Q10, dont mon médecin ignore l’existence (car il est, comme d’autres, trop à la remorque de compagnies pharmaceutiques), est stockée dans la mitochondrie cellulaire et a un rôle crucial dans la survie. Nous en produisons moins en vieillissant et la viande en est la meilleure source.

  6. agirard dit :

    Est-ce que les jeunes aiment mieux la méthode des prédateurs pour se nourrir (lion vs daim, serpent vs rongeur, hyenes vs gnous…). Lequel a la meilleure technique pour abattre un animal pour se nourrir…

  7. Sylvain Latulippe dit :

    Je ne crois pas que Greta puisse avoir le pouvoir de rendre les gens stupides. Ce n’est pas la faute des ces jeunes garçons qui ont plus de sentiments que de connaissances à cet âge. Mais que les parents se soient jetés tête première dans ce changement sans avoir fait les recherches nécessaires pour bien informer leurs rejetons en dit long sur leur capacités d’analyse. Si les enfants ont de la peine, il faut tout faire pour les consoler et surtout ne pas chercher à ce qu’ils acquièrent plus de connaissance, car dans le fond, on a bien vu que ce sont eux qui mènent dans cette maison.

    • Paul S. dit :

      M. Latulippe se prononce : “Je ne crois pas que Greta puisse avoir le pouvoir de rendre les gens stupides.”

      Non, mais elle a le don de faire ressortir la stupidité que nombreux parviennent à dissimuler dans leur vie de tous les jours.

      Greta + Extorsion climato-catastrophiste + Intouchabilité (que lui confère la rectitude politique) ==> Endossement par un stupide latent.

      Outre les quidams mal instruits, participant dans les manifestations et les grèves scolaires, il y a aussi les politiciens, dont le pape François, Mr. Obama, Mr. Trudeau, Mme Plante et nombreux autres qui l’ont rencontrée et endossée.

      La Greta rend bien la politesse à cette classe politique qui ne rampe pas assez vite à son goût : elle évoque un peloton d’exécution.
      (Tiens, a-t-on parlé de cela à Radio Canada ?)
      « Greta Thunberg’s Speech Wants Her Opponents Lined « Against The Wall » » : https://www.youtube.com/watch?v=H5cPxcWHa2c

      M. Latulippe évoque aussi le statut d’enfant-roi de jeunes d’aujourd’hui, qui savent que tout leur est dû et qu’ils n’ont qu’à demander pour recevoir.

      En cela Greta excelle :
      « After spending two weeks travelling across the Atlantic from Virginia, US to Lisbon to attend the COP25 climate summit in Madrid, Ms Thunberg said: ‘People are underestimating the force of angry kids.’
      ‘We are angry, we are frustrated and it’s because of good reasons. If they want us to stop being angry, maybe they should stop making us angry.’ »

      Y a-t-il une corrélation avec le bannissement de la fessée éducative ?

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