LE VAMPIRE DU SAINT-SACREMENT

Publié: 25 février 2017 dans Uncategorized

spanish-dracula-repelled-by-crucifix5Dans le Faust de Gounod, un de mes opéras préférés, une des scènes les plus révélatrices du triomphe du bien sur le mal, et qui est le dénouement de ce drame de Goethe, est celle où Valentin et ses soldats brandissent leurs épées devant Méphistophéles (le Démon) en les tenant par la lame,  « Mais puisque tu brises le fer… Regarde! … C’est une Croix qui de l’enfer nous garde!» …et Méphistophéles recule avec effroi, terrassé par ce symbole de la foi chrétienne. – Ce qui ne l’empêchera pas, quelques scènes plus tard, d’entrer comme dans un moulin, dans l’église où prie Marguerite afin de la menacer de damnation, mais Gounod n’en est pas à une contradiction prés dans son célèbre chef-d’oeuvre.

On a retiré une croix « ostentatoire » dans l’hôpital du Saint-Sacrement de Québec, suite à la plainte d’un patient. Quels motifs ce patient a-il-évoqués ? La croix est-elle un plébiscite des croisades, de l’Inquisition ? Peut-être un rappel douloureux d’une enfance chrétienne sévère et mal vécue, qui aurait traumatisé à vie ce patient ? Un encouragement à la pédophilie chez les membres du clergé catholique ? Les médias sont étrangement silencieux à ce sujet comme à celui des motifs qui ont conduit la Cour suprême à donner raison , et aussi un généreux « dédommagement » en dollars, à celui qui s’était plaint des prières et de la statue du Sacré-Coeur du maire Jean Tremblay. À moins d’être un vampire, je ne vois pas comment un être humain pourrait être ennuyé par une croix. Le patient a probablement évoqué le ridicule et bête principe du « symbole religieux ostentatoire » (ostensible est plus convenable) dans l’espace public, pour exiger le retrait de la croix.

Supposons qu’on vous offre demain la possibilité d’arborer sur votre blouse, chandail ou veste, un symbole qui traduit votre métier, profession ou occupation principale. Les travailleurs de la construction auraient un marteau, les infirmières une seringue, les médecins un stéthoscope, les avocats une balance… et les terroristes… une ceinture de bâtons de dynamite. Il y aura forcément un jour, des menuisiers plus fiers de leur métier  que les autres et qui accrocheront un gros rabot autour de leur cou… et c’est là que la « chicane va commencer »… Tous , sauf les terroristes, conviendront collectivement que le seul symbole de métier intolérable dans l’espace public, peu importe sa taille, est la ceinture d’explosifs, mais personne n’aura le courage de l’exprimer clairement et fermement. Le gouvernemaman, qui est chargé de déterminer à votre place, ce qui doit vous offenser et ce qui doit vous laisser impassible, pour « pas faire de chicane », vous pondra peu après une loi , un règlement ou une « charte » qui interdira désormais le port ostentatoire des symboles de tous les métiers ou professions  dans l’espace public. Pour arriver à interdire la ceinture d’explosifs, en réalité, le seul symbole offensant donc intolérable dans une société libre , occidentale et moderne, et au nom de la rectitude politique, on aura hypocritement et lâchement interdit tous les autres symboles, pourtant inoffensifs. Le gouvernemaman agit alors comme la maman qui, pour éviter la « chicane » interdit désormais à ses enfants, tous les desserts, des plus inoffensifs et bénéfiques pour la santé comme les fruits, jusqu’aux plus gras, sucrés et nocifs comme le pudding chômeur.

Un extraterrestre atterrit sur la rue Racine à Chicoutimi. Il aperçoit des commerces, un hôtel, des bars, des restaurants, puis au-dessus de ces constructions modestes, s’élève une immense cathédrale. On lui explique que c’est un lieu de culte. Il en conclut alors que les habitants de cette planète doivent vouer une foi inébranlable envers celui qui habite cette cathédrale.

Si l’on veut être cohérent, il faudra donc rebaptiser des milliers de rues, de villages, démolir des centaines d’églises trop ostensibles, abattre ces croix gênantes qui dominent certains paysages, abattre aussi les croix de chemin, avec tous ces symboles de notre passé judéo-chrétien, de notre patrimoine. Il faudra aussi retirer de nos musées toutes les œuvres, tableaux et sculptures,  inspirées de la foi chrétienne, bannir du programme de nos concerts toutes les œuvres chorales comme les messes, les oratorios et les requiem.

Je refuse de me faire dicter par messieurs Trudeau, Couillard, Labeaume et Coderre, les symboles, religieux ou autres, vestimentaires, cultuels et culturels qui doivent me heurter dans l’espace public. Seuls la svastika et le foulard islamique me heurtent, et j’exposerai clairement et fermement à ceux qui les portent et qui veulent communiquer avec moi, les raisons pour lesquelles ils doivent les retirer s’ils veulent entrer chez-moi ou communiquer avec moi. Dans ma chambre d’hôpital, je refuserai de me faire toucher par une infirmière portant le foulard islamique, qui cache non seulement sa chevelure, mais aussi son cou et les côtés de son visage. Je lui dirai poliment et respectueusement, pourquoi elle me heurte. Avec ce foulard, elle me dit qu’elle est soumise à l’homme et que n’étant ni son mari ni un proche, elle doit me cacher sa chevelure, son cou et les côtés de son visage, symboles sexuels secondaires, afin de ne pas exciter ma concupiscence, comme celle incontrôlée, des hommes sauvages du pays qu’elle a quitté, pour un pays plus accueillant. C’est mon droit absolu de refuser ce double message, en conflit intolérable avec mes valeurs, qui sont celles de tous les peuples occidentaux modernes et civilisés. C’est aussi mon droit absolu et fondamental, de critiquer la doctrine qui oblige cette femme à un tel accoutrement non raisonnable.

Je m’endormirai ensuite paisiblement, dans ce même lit d’hôpital, avec une croix à la tête du lit, que le patient précédent aura sans doute oublié d’exiger qu’on retire.

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commentaires
  1. Benoit Martineau dit :

    Je suis entièrement d’accord avec vous.

  2. Fernand Trudel dit :

    Le maire Tremblay a été sommé d’arrêter de prier en public mais la statut du Sacré-Coeur et la croix dans la salle du conseil de Ville trônent toujours car la cour suprême a refusé de renverser cette décision favorable de la cour d’appel en faveur du maire Tremblay.

    J’ai quelques amis Facebook qui sont agnostiques ou athées. Je remarque que comme ils ne croient en rien, ça ne les dérange pas et ils n’ont pas le désir de décrocher un crucifix qui ne leur dit rien d’autre qu’une garniture sur un mur. Ce n’est sûrement pas des musulmans qui nous demandent de respecter leur religion de façon très ostentatoire sinon violente parfois. Ce ne sont pas les juifs hassidiques qui honorent le même Dieu. Alors c’est encore une québécoise pure laine qui dans une crise de laïcité extrême. Pourtant la laïcité est le respect de toutes les religions.

    Même le gouvernement arabo-saoudite de Couillard prévoit à l’article 12 de sont projet de loi 62 de reconnaître ces crucifix patrimoniaux. Dans ce cas il était accroché là depuis 1927 lors de l’ouverture de l’hôpital St-Sacrement sûrement béni par l’archevêque d’antan entouré des religieuses de la Charité qui l’ont construit. C’est une page d’histoire de notre passé judéo-chrétien que l’on vient d’effacer. Il ne reste qu’à changer le nom ostentatoire de l’hôpital sur le chemin Ste-Foy, un autre bannir.

    Ce n’est sûrement pas une façon de nous inciter à «Vivre ensemble» que nous talonnent nos dirigeants pour nous faire taire de l’échec du multiculturalisme à la Trudeau et accepter de plus en plus d’accommodements aux nouveaux arrivants. En effet, ils sont chez eux, chez nous. Ainsi, nous recréons des mini pays dans notre grand pays. Un gent0re d’auberge espagnole où les politiques font des courbettes pour satisfaire toutes les doléances de chacun, Une vraie Tour de Babel, un nid de tension constante.

    Certains dirigeants européens ont fait un constat d’échec du multiculturalisme que Justin combat en faisant des selfie dans toutes sortes de costumes comme un caméléon. ¨ca donne un mal de tête que seul un joint de cannabis peut calmer. Écoutons Nicholas Sarkosy répondre à la question sur le multiculturalisme et comment il l’explique.

    Ici au Québec nous avons un André Drouin d’Hérouxville qui après 10 ans de la crise sur les accommodements raisonnables. il voit les choses. Étrangement les deux témoignages font un constat d’échec.
    http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/12/24/andre-drouin-entrevue_n_13826838.html

    Nos dirigeants font fausse route, le peuple s’en est aperçu et peste après eux…

  3. Paul S. dit :

    Monsieur Du Berger,

    Le crucifix est le symbole fondateur de la chrétienté et par l’extension, de la Civilisation Occidentale.
    Les gauchistes, veulent détruire cette civilisation.
    Faire disparaître l’étendard de l’ennemi était toujours l’objectif prioritaire dans les confrontations politiques ou armées.

    Outre les gauchisards, il y a des “idiots utiles” (https://fr.wiktionary.org/wiki/idiot_utile), et des praticiens de la rectitude politique, dont se sert le Malin dans sa grande manipulation.
    À vous de juger à quelle catégorie appartient chacun de vos politiciens préférés.

    Je suis sûr que votre infirmière voilée est une bonne personne et qu’elle subirait votre rebuffade sans broncher.

    Sinon, elle reviendrait la nuit avec son cousin barbu, un mufti – circonciseur, qui pratiquerait son art pendant votre sommeil sous le crucifix.
    Au réveil vous seriez, soit un non-mécréant avec une option claire sur les 72 vierges ou mieux, vous seriez pleinement qualifié pour chanter dans le Faust de Gounod le rôle de Siébel, sur le registre castrato.

    Bonne croisade,
    Paul S.

    N. B. :
    Aujourd’hui fermée aux visiteurs, j’avais jadis visité à Prague la pièce, d’où l’infortuné Dr. Faust (ou un de ceux qui avaient inspirée la légende) aurait été enlevé par Méphisto en route pour le Grand Sauna Rouge.
    http://www.prague.cz/faust-house/
    Il y avait au plafond, près d’un mur, une très grande tache mouillée témoignant de la difficulté pour le mortier de prendre, malgré de nombreuses tentatives, dans un trou pratiqué par la Bête cornue quelques siècles auparavant.

    Je ne signe jamais à l’encre rouge, car je me méfie de ruses du Malin.

    • Reynald Du Berger dit :

      « Je suis sûr que votre infirmière voilée est une bonne personne »…. elle l’est probablement, puisqu’elle a choisi ce métier. Elle a cependant adhéré à une doctrine qui la force à se voiler et elle n’est peut-être pas consciente des valeurs de son pays d’accueil qu’elle heurte en se déguisant ainsi. Si je lui pose la question sur la raison de son foulard islamique elle ne m’avouera pas que c’est pour ne pas exciter ma concupiscence, mais dira plutôt « c’est un symbole de ma religion, cela veut dire que je suis musulmane ». Alors je lui demanderai si son mari est aussi musulman et elle me dira sûrement qu’il l’est. Je lui dirai ensuite « comme ce foulard ne représente rien d’autre que votre statut de musulmane et que votre conjoint est musulman aussi, il doit donc lui aussi porter ce foulard, n’est-ce pas? Elle va immédiatement ranger sa seringue et porter plainte contre moi à son infirmière-chef, laquelle transférera la plainte à la directrice, qui fera ensuite décrocher tous les crucifix de l’hôpital.

      • Paul S. dit :

        Monsieur Reynald suppute : “.. Si je lui pose la question sur la raison de son foulard islamique elle ne m’avouera pas que c’est pour ne pas exciter ma concupiscence, mais dira plutôt « c’est un symbole de ma religion, cela veut dire que je suis musulmane » ..”

        La concupiscence, c’est un chemin à deux voies.
        Qui sait ? Peut-être, plus d’une musulmane africaine eut des palpitations à la vue d’un ingénieur-géologue fringant avec son rameau de sourcier tendu, droit devant lui, à la recherche d’un site propice au creusage d’un puits. C’est lui qui aurait dû porter un foulard, ou plutôt un passe-montagne.

        Bien que je sais que le professeur Du Berger a beaucoup voyagé et qu’il connait bien le monde musulman, je me permets de l’inviter à faire ce que j’ai fait hier. Regarder ce petit film algérien, plutôt sympathique :
        Sur “YouTube” : https://www.youtube.com/watch?v=M16o6kdCIFY
        ou en “Streaming” : http://www.snagfilms.com/films/title/masquerades_mascarades

        La première constatation : ces villageois avec leurs petites vanités et des faire-semblant ne sont pas très différents de gens ordinaires (dans le sens appréciatif) d’ici.

        La deuxième constatation : peu ou pas de femmes, pourtant habitant un tout petit village, sont affublées d’un foulard islamique.
        (NOTE : Je craignais que les choses aient changé là bas depuis un demi-siècle, mais il n’en est rien. C’est un Islam permissif – Mounir se soûle, sans être lapidé et sa femme lui tient la tête, sans être bastonnée).

        Mais alors, comment se fait-il, qu’arrivées ici, ces dames régressent et portent à 95 % ce fichu, là bas inutile ?

        Je pense que c’est un cas de pression de pires (“peer pressure”) qui veulent signifier à la société d’accueil qu’ils ont une puissance fédérante qu’il faut apaiser par des accommodements de toutes sortes et en intensité croissante.

        Si l’on parvenait à laisser ces pires chez eux, peut-être, les femmes musulmanes et leurs maris, libérés de la pression, vivraient ici comme chez eux, en parfaite concordance avec le Code de Vie du maire d’Hérouxville.

        Même avec les pires toujours dans le décor, je suis à peu près certain que l’infirmière musulmane ne demanderait pas l’enlèvement du crucifix.
        L’initiative viendrait de l’infirmière chef et de la directrice, toutes les deux ayant été éduquées de la maternelle à l’université par des gauchistes demi-civilisés.
        Cela laisse des séquelles.

  4. James C. dit :

    L’épisode du crucifix de l’hôpital Saint-Sacrement de Québec démontre un flagrant manque de jugement de certaines élites dites bien-pensantes.

    Que quelqu’un soit offensé par la présence de cet objet démontre le cafouillis dans les pensées et mœurs de certains bon Québécois. De fait, c’est une personne dite de souche qui s’est plainte. Mais, de quoi elle se mêle cette personne de souche ( maudit que j’aime pas cette expression)?
    Les bonnes sœurs ont fait fonctionner cet hôpital durant une longue période avec fougue, bienveillance et charité humaine. Il ne faudrait tout de même pas confondre conviction et confusion. Le crucifix, même si mon opinion personnelle est contre dans les lieux de gouvernance et de lois ( l’Assemblée nationale, les cours de justice), reste le symbole de notre histoire avec le clergé au Québec. Qu’on le veuille ou non, l’art religieux a fait beaucoup progresser l’art dans le monde. Que ce soit en architecture, en musique, en sculpture et en peinture, l’art religieux est quand même important dans l’histoire du monde, toutes religions confondues.

    Va-t-on se rendre jusqu’à bannir toutes les rues, villes et villages du Québec qui commencent par un saint ou une sainte pour faire plaisir à ces élites bien-pensantes? Souvent on prenait le prénom d’un personnage historique de la place et on y ajoutait le préfixe  »saint » ou  »sainte » pour nommer la place.

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